Quelles différences entre l’EMDR et la sophrologie ?

La psychothérapie propose différentes méthodes thérapeutiques qui permettent d’accompagner une personne et de lui proposer un mieux-être. Parmi celles-ci, nous pouvons citer l’hypnose ericksonienne, la cohérence cardiaque, la méditation, la PNL ou l’EFT, sans oublier la sophrologie ou l’EMDR bien sûr.

Sophrologie ou EMDR

Que l’on vive à Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Grenoble, Nancy, il est très facile de prendre rendez-vous chez un praticien spécialisé en EMDR autant que de rendre visite à un sophrologue. Ces deux pratiques sont d’ailleurs référencées et disponibles sur Médoucine. 

Toutefois, même s’il s’agit de médecines douces, l’EMDR et la sophrologie présentent une approche différente et leur méthode ne répond pas aux mêmes problématiques. 

Comment distinguer ces deux techniques ?

Créé par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo dans les années 1960, la sophrologie est une méthode qui offre d’assurer l’harmonie de la conscience. Elle s’appuie sur des techniques de relaxation héritées de l’hypnose, de techniques de relaxation dynamique ou encore de méthodes issues de philosophies orientales. La sophrologie utilise la relaxation et la pensée positive. Très efficace contre le stress, elle apprend à écouter son corps et à maîtriser sa respiration. Le travail de visualisation positive qu’elle induit, peut aussi aider la personne à relativiser et prendre de la distance vis-à-vis d’un événement ou d’une situation angoissante. 

Élaborée en 1987 par Francine Shapiro, psychologue américaine, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une méthode thérapeutique. Grâce à une gymnastique des yeux, cette pratique permettrait d’interagir avec les neurones et d’atténuer les conséquences des souvenirs traumatisants dans la vie quotidienne. Pour cela, le praticien invite la personne à se positionner dans une zone de tolérance émotionnelle. Cette technique accompagne idéalement le stress post-traumatique. L'EMDR a notamment été mise en lumière par le psychiatre David Servan-Schreiber à travers ses deux ouvrages : "Guérir" et "Anti-cancer".

Créée en 1989 par Connirae et Steve Andreas aux Etats-Unis, l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires ; en anglais EMI (Eye Movement Integration), est proche de l’EMDR, et permet de soulager les traces laissées par les événements traumatiques sur le plan neurologique. Cette méthode libère rapidement le sujet de manière définitive. Elle s'applique aux traumatismes profonds, tels qu’agressions physiques, abus sexuels, violence conjugales. Elle s’applique aussi aux victimes de guerres, catastrophes naturelles et agit également sur la gestion des émotions, notamment dans les situations pénibles et difficiles à  gérer dans la vie quotidienne.
Cette pratique a été développée et améliorée par la psychologue québécoise Danie Beaulieu. Laquelle a d’ailleurs publié un ouvrage de référence sur le sujet. 

La méthode DECEMO, quant à elle, s’appuie sur les mouvements oculaires pour intégrer les émotions. Proche également de l’EMDR, la méthode DECEMO est également une technique cousine de l'IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires). La méthode DECEMO permet au cerveau d’intégrer la charge émotionnelle d’une expérience difficile. Cette intégration neurologique s’accompagne également d’un travail sensoriel spécifique et d’outils qui accompagnent les systèmes protectifs. Le travail réalisé en DECEMO se révèle souvent riche et complet, y compris dans les situations générant des émotions complexes.

Quels sont leurs points communs ?

La Sophrologie et l’EMDR sont deux techniques psycho-corporelles, toutes deux favorisent le mieux-être physique et mental de la personne. Comme le sophrologue, le praticien en EMDR essaie d’installer une croyance positive à la place d’un souvenir négatif en rapport avec une émotion. Il va chercher à corriger les idées auto-destructrices du sujet en les remplaçant par des pensées positives. On note également ce truchement de la pensée dans la sophrologie. Les deux pratiques tendent à améliorer la gestion des émotions et permettent à l’individu de s’adapter aux situations de la vie quotidienne.

Davantage que dans l’exercice de ces deux pratiques, les points communs entre la sophrologie et l’EMDR s’observent dans l’accompagnement du type de problématiques. En effet, comme en sophrologie, l’EMDR permet d’agir sur les différents troubles psychologiques qu’une personne peut rencontrer dans la vie quotidienne. Des problématiques qui peuvent résulter d’événements difficiles et générer des émotions ou des comportements inadaptés dans la vie.

Par exemple, il peut s'agir d'accompagner une enfance perturbée, des difficultés professionnelles, une séparation… Comme la sophrologie, l’EMDR peut offrir d’arriver à surmonter les accidents de la vie tels qu’une maladie grave, un décès ou une période de chômage.

En revanche, l’EMDR est une pratique qui peut aller plus loin que la sophrologie dans l'accompagnement des traumatismes puisqu’elle est également recommandée à la suite de traumatismes survenus après des catastrophes naturelles, des situations de guerre ou des attentats.

A noter également, comme la sophrologie ou l’EMDR, de nouvelles pratiques thérapeutiques permettant d’accompagner le stress post traumatique qui ont recours à l'hypnose ont vu le jour.  Ainsi, la nouvelle hypnose, née sous l'impulsion du psychiatre américain Milton Erickson en fait partie.

Quel accompagnement faut-il choisir ?

La sophrologie et l’EMDR constituent toutes les deux des thérapies qui permettent à la personne un retour à une vie normale, en quelques séances, en misant sur des émotions positives.

La sophrologie est toutefois assez différente de l’EMDR, parce qu’elle fait appel à des méthodes de relaxation tandis que l’EMDR opère davantage sur l’inconscient. 

L’EMDR est une pratique conseillée pour calmer ou soulager :

  • Le stress post-traumatique,
  • Les angoisses et crises de panique,
  • Les troubles du comportement alimentaire...

La sophrologie est une pratique que l'on peut parfois rapprocher de l'hypnose en vertu de son effet extrêmement relaxant pour le corps et le mental. Elle est conseillée pour se libérer et accompagner : 

  • Les blocages émotionnels
  • Les peurs
  • Les comportements compulsifs
  • Le manque de confiance en soi

Ces pratiques sont-elles reconnues ?

L’EMDR est reconnue par l’INSERM depuis 2004, par la Haute Autorité de Santé depuis 2007 et par l’OMS depuis 2012 pour son efficacité. En revanche, seuls les thérapeutes agréés : psychiatres, psychothérapeutes et psychologues, ont le droit de la pratiquer. Toutefois, les praticiens en développement personnel ont accès à d’autres techniques proches de l'EMDR (IMO, RITMO…), également basées sur le même mécanisme d'intégration par les mouvements oculaires.

La profession de sophrologue est reconnue au titre de la profession de développement personnel et de bien-être à la personne, en revanche, la pratique de la sophrologie n’est pas encore reconnue. Cette nuance impose aux praticiens d’observer “la posture thérapeutique du sophrologue”, soit une ligne de conduite rigoureuse. Dans les faits, la sophrologie est néanmoins utilisée dans le secteur de la santé en complément de diverses approches thérapeutiques, notamment en cas de maladies chroniques. La pratique a également été mentionnée dans le plan Cancer 2014-2019 comme un “soin de support”, susceptible de réduire l’anxiété des patients.

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