Dans cet article
- Le syndrome prémenstruel : ce qui se passe dans le corps et l’esprit
- Une autre lecture du corps féminin
- Le shiatsu : une voie d’harmonisation énergétique
- Shiatsu et SPM : libérer ce qui stagne
- Shiatsu : un accompagnement sur le long terme pour équilibrer en profondeur le cycle menstruel
- Revenir au corps et revenir à soi
- Les autres bienfaits du shiatsu sur la santé de la femme
- Questions fréquentes – FAQ sur le shiatsu et SPM
Entre 20 et 40 % des femmes vivent un syndrome prémenstruel (SPM) selon l’INSERM, et ce souvent dès la puberté et parfois jusqu’à la préménopause. Dans une société qui valorise la performance et la constance, ces variations cycliques aux symptômes plus ou moins intenses sont encore trop souvent vécues comme une contrainte, voire une faiblesse. Ils se cachent et se supportent en silence. Pourtant, ces manifestations sont loin d’être anodines. Elles sont l’expression d’un corps vivant, cyclique, sensible à son environnement intérieur et extérieur.
Et si le SPM n’était pas un problème à résoudre, mais un message à écouter ? C’est dans cette perspective que s’inscrivent les approches énergétiques et corporelles, comme le shiatsu, qui proposent d’accompagner cet état avec douceur plutôt que de lutter contre lui. Explorons ensemble dans cet article l’intérêt de cette technique naturelle, profonde et globale.
Le syndrome prémenstruel : ce qui se passe dans le corps et l’esprit
Beaucoup d’entre nous en font l’expérience plus ou moins intensément : le syndrome prémenstruel regroupe un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et psychiques apparaissant durant la phase lutéale du cycle menstruel, généralement entre 7 et 10 jours avant les règles.
Le corps change alors de rythme : le ventre devient plus sensible, l’énergie semble chuter, les émotions remontent à la surface, parfois sans filtre. Irritabilité, anxiété, fatigue intense, besoin de solitude, douleurs diffuses ou sommeil perturbé s’invitent au quotidien.
Des douleurs abdominales ou lombaires peuvent apparaître, ainsi qu’une sensation de gonflement, des tensions dans la poitrine, des maux de tête.
Son origine est multifactorielle. Les fluctuations hormonales, notamment la baisse progressive de la progestérone, jouent un rôle central, mais elles ne suffisent pas à expliquer l’ensemble des symptômes. Le stress chronique, la charge mentale, le manque de repos, l’alimentation, l’histoire émotionnelle et la relation au corps influencent fortement l’intensité du SPM.
Chaque femme vit cette période de manière unique. Pour certaines, les inconforts restent discrets. Pour d’autres, ils deviennent envahissants, au point d’impacter la vie professionnelle, les relations ou l’estime de soi. À l’heure actuelle, le traitement principal consiste à cibler les symptômes indépendamment les uns des autres. Face aux troubles féminins, il devient essentiel de se tourner vers un accompagnement respectueux du rythme féminin et de la globalité de la personne.
Une autre lecture du corps féminin
Grâce aux approches énergétiques, nous accédons à une lecture différente du corps. Celles-ci considèrent que les symptômes ne sont pas des erreurs, mais des signaux révélant une perte de fluidité ou d’harmonie. Dans cette vision, l’organisme de la femme est profondément lié aux cycles — hormonaux, émotionnels, énergétiques — et cherche naturellement l’équilibre.
Le SPM peut alors être compris comme une période où les tensions accumulées durant le cycle demandent à être reconnues et libérées. Lorsque le rythme de vie ne laisse pas suffisamment d’espace au repos, à l’expression émotionnelle ou à l’écoute de soi, ces tensions se manifestent de manière plus intense.
Le shiatsu : une voie d’harmonisation énergétique
Mais alors comment agit le shiatsu ? Cette pratique manuelle, d’origine japonaise et issue de la médecine traditionnelle chinoise, repose sur des pressions exercées principalement avec les pouces, les paumes ou les coudes, le long des méridiens énergétiques. Son objectif est de favoriser la libre circulation du Ki, l’énergie vitale, dans l’ensemble du corps.
Contrairement à une approche strictement symptomatique, le shiatsu considère la personne dans sa globalité. Chaque séance s’adapte à l’état du moment : fatigue, stress, tensions émotionnelles, variations hormonales. Le toucher devient alors un langage, un moyen de dialoguer avec le corps.
Par son action sur le système nerveux autonome, le shiatsu induit un état de détente profonde. L’organisme sort progressivement du mode « tension » pour retrouver un espace de régulation et de réparation. Cette détente est essentielle pour accompagner les troubles du cycle menstruel.
Shiatsu et SPM : libérer ce qui stagne
Si cette technique a un intérêt, c’est parce que dans sa lecture énergétique, le syndrome prémenstruel est souvent associé à une stagnation de l’énergie, notamment celle du Foie, organe lié à la circulation, à la gestion des émotions et à la capacité d’adaptation. Lorsque l’énergie ne circule plus librement, les tensions physiques et émotionnelles s’accumulent.
Le stress, les émotions retenues, la pression mentale ou le manque de mouvement accentuent cette stagnation. Le corps exprime alors son inconfort par des douleurs, de l’irritabilité ou une sensation de saturation.
Le shiatsu, face au SPM, agit alors comme un espace de libération. En travaillant sur les méridiens concernés (Foie, Rate, Rein réf 4-5) et les zones de tension, il aide l’énergie à retrouver son mouvement naturel. Les effets se ressentent à plusieurs niveaux :
- une diminution des douleurs pelviennes, abdominales et lombaires ;
- un apaisement du système nerveux, favorisant une meilleure stabilité émotionnelle ;
- un soutien de l’équilibre hormonal par une action indirecte sur les organes énergétiques ;
- une amélioration de la qualité du sommeil ;
- une sensation de légèreté et de fluidité intérieure.
Shiatsu : un accompagnement sur le long terme pour équilibrer en profondeur le cycle menstruel
Cette technique s’inscrit dans une démarche de prévention et d’accompagnement dans la durée. Plutôt que d’intervenir uniquement lorsque les symptômes sont présents, il peut être pratiqué de manière régulière, en lien avec les différentes phases du cycle.
Recevoir des séances avant la période prémenstruelle permet d’anticiper les déséquilibres et de soutenir le corps dans sa capacité naturelle d’autorégulation. Au fil des mois, de nombreuses femmes observent une diminution progressive de l’intensité du SPM grâce au shiatsu, et aussi une meilleure connaissance de leur rythme intérieur.
Cette approche demande du temps, de la patience et de l’écoute. Elle invite à sortir d’une logique de solution immédiate pour entrer dans un processus plus profond de rééquilibrage.
Revenir au corps et revenir à soi
Entre 25 et 50 ans, la femme traverse de nombreuses transformations. Vie professionnelle intense, maternité, charge émotionnelle, transitions hormonales : autant de facteurs qui influencent l’équilibre du cycle. Dans ce contexte, le shiatsu offre un espace de pause, un temps pour ralentir et se reconnecter à ses sensations.
Cette reconnexion permet souvent de porter un regard différent sur le SPM. Plutôt que de le subir, certaines femmes apprennent à ajuster leur rythme, à respecter leur besoin de repos et à accueillir leurs émotions sans jugement.
Les autres bienfaits du shiatsu sur la santé de la femme
Souvenez-vous aussi qu’au-delà du SPM, le shiatsu accompagne les grandes étapes de la vie féminine : cycles irréguliers, endométriose, désir de grossesse, grossesse, post-partum, préménopause et ménopause. Il soutient l’organisme dans ses transitions, en douceur et sans intrusion.
Chaque séance devient un espace de dialogue entre le corps et la conscience, un moment pour réhabiter son énergie et retrouver une sensation d’unité.
Questions fréquentes – FAQ sur le shiatsu et SPM
Le shiatsu est-il efficace pour d’autres troubles féminins ?
Oui, le shiatsu accompagne les grandes étapes de la vie féminine, telles que les cycles irréguliers, l’endométriose, le désir de grossesse, la grossesse, le post-partum, la préménopause et la ménopause. Il soutient l’organisme dans ses transitions, en douceur et sans intrusion.
Combien de séances de shiatsu sont nécessaires pour observer des résultats ?
Le nombre de séances nécessaires peut varier en fonction de chaque individu. Cependant, un accompagnement régulier, en lien avec les différentes phases du cycle menstruel, permet souvent d’observer une diminution progressive de l’intensité du SPM au fil des mois.
Le shiatsu est-il adapté à toutes les femmes ?
Le shiatsu est une pratique douce et non invasive, adaptée à la plupart des femmes. Cependant, il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer une nouvelle pratique thérapeutique, surtout en cas de conditions médicales spécifiques
Au rythme du Ki, au cœur de l’art de vivre au féminin
Vous l’avez compris, le shiatsu, en accompagnement du SPM, propose une autre manière d’aborder les déséquilibres féminins. Non pas comme un trouble à faire disparaître, mais comme une invitation à l’écoute de soi et à la réharmonisation. En soutenant la circulation du Ki et en apaisant les tensions physiques et émotionnelles, il ouvre un espace où le corps peut retrouver son propre équilibre.
Choisir le shiatsu, c’est faire le choix d’une approche respectueuse, sensible et consciente du corps féminin. Une voie plus libre, plus alignée avec le rythme naturel du cycle, et profondément reliée à l’intelligence du vivant.
Par Cécile LAUMAIN, Shiatsu, vérifiée par Médoucine
Références :
–C’est quoi le syndrome prémenstruel, INSERM
-Julia Potter, Jean Bouyer, James Trussell, Caroline Moreau, « Premenstrual Syndrome Prevalence and Fluctuation over Time: Results from a French Population-Based Survey », Journal of Women’s Health, vol. 18, no 1, janvier 2009, p. 31-39
– F. Zaafrane, R. Faleh, W. Melki, M. Sakouhi et L. Gaha, « Le syndrome prémenstruel : revue générale », Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, vol. 36, no 7, novembre 2007, p. 642-652



