Dans cet article
Les jours rallongent depuis fin décembre, mais vient enfin la période où l’on peut vraiment le constater. La lumière s’attarde le soir, les matinées s’éclaircissent plus tôt. De quoi se redonner de l’élan. Et pourtant… Ce n’est pas aussi simple pour tout le monde.
Parfois, il arrive que l’on ne se sente pas au rendez-vous de cette énergie nouvelle, de ce renouveau, ce besoin de changer d’air. L’hiver, lui, semble parfois s’installer plus longtemps à l’intérieur de nous, bien malgré nos envies.
On observe la « Vie qui reprend » dans un rythme plus joyeux sans pour autant parvenir à s’immerger dans ce mouvement. Pourquoi ce décalage ? D’où vient cette forme de fatigue ou de mélancolie qui persiste alors que la lumière revient ? Dans cet article, explorons ensemble les mécanismes de dépression saisonnière au printemps, et aussi les voies possibles pour rejoindre en douceur cette Saison du Renouveau.
« Même le plus dur hiver a peur du Printemps »
Que veut dire dépression saisonnière ?
Elle est appelée également « Trouble Affectif Saisonnier » ou TAS.
Ce trouble peut apparaître à certains moments de la vie. Et il est important de pouvoir le distinguer d’autres types de dépression avec l’aide d’un professionnel de santé.
La dépression saisonnière a été identifiée par le Dr Norman E Rosenthal, un psychiatre et scientifique sud-africain dans les années 80.
La dépression saisonnière liée à l’automne et/ou l’hiver est plus largement connue que la dépression saisonnière au Printemps ou en été.
Cette dernière s’appelle plus spécifiquement un TAS inversé et pourrait concernerait 10 % de la population.
Boostez votre moral au printemps avec la sophrologie
La dépression saisonnière, souvent ressentie au printemps, peut être soulagée par des techniques de relaxation. Prenez rendez-vous avec un Sophrologue à Lille, un Sophrologue à Nantes ou un Sophrologue à Nice pour apprendre à gérer vos émotions et retrouver votre énergie. La sophrologie vous offre des outils concrets pour un bien-être durable.
N’attendez plus pour prendre soin de vous : trouvez des Sophrologues près de chez vous pour vous accompagner vers une meilleure qualité de vie et un printemps serein.
Quelle différence entre dépression et dépression saisonnière ?
La dépression est très souvent liée à un sentiment persistant de tristesse, d’abattement, avec perte d’intérêt pour les activités quotidiennes (même celles que l’on fait avec plaisir), perte de libido, un manque d’énergie générale, une grande apathie. Cet état peut s’installer sur le long terme. La personne n’a alors plus goût à rien.
Cet état peut être lié à des événements de vie traumatisants, mais également à des effets secondaires médicamenteux, et d’autres raisons.
Les scientifiques poursuivent leur recherche dans ce domaine. Récemment, des chercheurs ont mis en évidence un lien génétique possible dans la dépression, ce qui suggère que le cerveau ne serait pas le seul organe impliqué et que la problématique est plus complexe et plus large. Dans cet article, vous découvrirez plus en détail leurs découvertes.
Comme son nom l’indique, la dépression saisonnière est directement reliée au changement de saisons ; elle n’apparaît donc que quelques fois par an.
Elle ne revient pas systématiquement chaque année, mais elle peut surgir à tout moment de la vie.
Dépression saisonnière de printemps et ses symptômes
Voici les quelques signes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille :
- troubles du sommeil
- perte d’appétit
- maux de tête
- se sentir mal à cause de la chaleur
- émotions confuses
- perte d’énergie
D’autres troubles psychiques et physiques peuvent se déclarer ; bien évidemment, chaque personne réagit à sa manière.
D’où peut venir cette mélancolie aux beaux jours ?
Plusieurs pistes peuvent l’expliquer. En voici quelques-unes.
Une saison sous le signe de la Peur
Le Printemps arrive à grands pas, avec cette Nature qui semble encore bien en avance sur son temps. Elle aussi a l’air d’avoir perdu son rythme naturel.
Le Printemps, selon la mythologie grecque, renvoie au temps où Coré (nom de jeune fille que reprend Perséphone quand cette dernière remonte des Enfers) remonte sur Terre pour faire fuir l’Hiver.
C’est le temps où apparaissent les bourgeons, les fleurs, les jeunes pousses vertes, ce temps qui fait parfois craindre que l’hiver ne réapparaisse douloureusement avec quelques gelées terribles pour les récoltes à venir.
Chez les humains aussi, quelque chose se remet en mouvement : l’envie de retrouver de l’élan, de savourer la chaleur et le soleil, de croquer des fruits et légumes colorés, de passer du temps dehors, seul, entre amis ou en famille…
Oui… Mais…
Et si cet élan s’arrêtait soudain ? Si cette joie n’était que passagère ? Et si cette période n’était, finalement, qu’une illusion entretenant cet état de dépression saisonnière de printemps ?
Après un long hiver personnel, que l’on quitte tout juste, nous sommes encore frileux, fragiles, avec la peur d’y replonger. Nous redoutons le noir de l’hiver, de le voir à nouveau paraître ; nous craignons le monde extérieur qui s’agite encore plus fort avec l’arrivée du printemps.
Le Printemps comme un début de journée
Le printemps peut être considéré comme un début de journée ou un début d’une tâche à exécuter, comme un nouveau projet, avec toute la difficulté liée à l’initiation. J’ai entendu des clients me dire en rendez-vous : « J’arrive pas à démarrer le matin », « Ça me demande une énergie incroyable que de débuter une nouvelle chose ».
Plusieurs paramètres entrent alors en ligne de compte. Les difficultés du commencement sont multifactorielles (comme le prétend aussi la Naturopathie) :
- un mauvais repas la veille ;
- un mauvais sommeil ;
- des émotions désagréables à digérer ou qui demandent trop d’énergie à contenir (un système digestif au ralenti) ;
- un manque de mouvement au quotidien ;
- des douleurs diffuses (articulaires ou musculaires) qui demandent un temps de « dévérouillage » plus ou moins important ;
- un mental qui se réveille avant le corps et qui place en première place le fameux Juge négatif intérieur ;
- le besoin de terminer une tâche quand on la commence (si on voit que l’on n’a pas le temps imparti pour la finir, on préfère ne pas commencer plutôt que de ne pas réussir).
Le biais de Comparaison
À chacun son propre rythme.
Dans la société actuelle, la lenteur n’est pas une valeur qui porte, les échecs non plus. Il faut savoir faire sans même avoir le temps d’apprendre.
Tout va vite, tout doit aller vite, tout doit être rapide, tout doit être réussi à la perfection, tout doit être au carré, tout doit être parfait, etc.
Les réseaux sociaux mettent en avant, très souvent, uniquement les réussites, la rapidité, la perfection. La lenteur, le chemin, les expériences, l’entraide y sont beaucoup moins visibles. À force de scroller, faire défiler ces images et ces récits « positifs », on peut facilement se surprendre à penser : « Mais comment font-ils ? Moi, j’en serais bien incapable ».
Peu à peu, le biais de comparaison s’installe, qui peut entretenir cette dépression saisonnière de printemps. Il brouille notre regard sur nous-mêmes et nous empêche de reconnaître nos propres ressources : nos compétences, nos qualités, nos savoir-faire et nos savoir-être.
Dépression saisonnière au printemps : des repères pour la surmonter
Voici quelques retours d’expérience, à accueillir librement, sans les prendre comme des injonctions :
- accepter de ne pas avoir un rythme rapide, ou d’avoir un rythme différent sans se soucier du regard des autres ;
- accepter d’avoir besoin de temps pour entreprendre les choses pleinement, même si les autres vont vite ;
- accepter de ne pas finir de suite quand on commence, et avancer par étapes, petit pas par petit pas ;
- accepter que tout puisse être agréablement imparfait ;
- accepter de ne pas tout contrôler, parce que tout est cyclique, tout est en mouvement permanent. Se dire que l’on peut organiser, mais ne pas anticiper ce qui va finalement se dérouler.
La dépression saisonnière au printemps nous invite à un travail intérieur d’acceptation, qui demande du temps, de l’expérimentation, des constats intérieurs.
Lorsque l’on traverse une période plus difficile au changement de saison, il peut être précieux de se faire accompagner. Cela peut passer par des conseils alimentaires, l’identification de sources d’énergie au quotidien, la recherche d’un meilleur sommeil. Explorer les élixirs floraux et les huiles essentielles peut également soutenir la dimension émotionnelle.
Parfois, un travail de psychothérapie autour d’une date anniversaire liée à un événement délicat ou traumatisant, qui se réactive chaque printemps, peut aussi être libérateur.
Surtout : ne pas rester seul et sortir de l’isolement.
Oser pas après pas, s’accorder du temps parce qu’on le mérite.
S’accorder de la douceur, « se tendresser » comme j’aime à dire.
Retenez que chaque saison nous traverse différemment. La dépression saisonnière de printemps peut parfois surprendre, alors même que la nature semble renaître autour de nous. Mais personne n’attend de nous d’adhérer à l’enthousiasme général. S’autoriser à avancer progressivement est déjà une façon de rejoindre le mouvement de la vie. Car, comme la nature, nous avons parfois simplement besoin d’un peu plus de temps pour refleurir !
Par Audrey Rigaux Naturopathe, vérifiée par Médoucine.


