Avez-vous déjà pensé à ce que votre corps ressentirait si vous arrêtiez l’alcool pendant ne serait-ce qu’un mois ? Le Dry January est bien plus qu’un simple défi : il permet de retrouver de la vitalité, de mieux gérer son poids et de renforcer sa confiance en soi. Au-delà des aspects physiques, se passer d’alcool, même temporairement, aide à se reconnecter à ses besoins réels, sans sensation de restriction, et à dépasser le regard des autres. Dans cet article, nous explorons les effets sur la santé, l’énergie et l’alimentation, ainsi que des conseils pratiques pour profiter pleinement de cette expérience.
Qu’est-ce que le Dry January et pourquoi faire une pause avec l’alcool ?
Chaque année, au mois de janvier, de nombreuses personnes choisissent de relever un défi particulier : le Dry January. Né au Royaume-Uni, ce mouvement invite à s’abstenir d’alcool pendant quelques semaines, notamment après les excès des fêtes de fin d’année. En France, il gagne en popularité, porté par le désir de retrouver vitalité, énergie et légèreté.
Ce temps de pause met en lumière un fait souvent sous-estimé : l’alcool est très présent dans notre quotidien social. En janvier, une coupe de champagne avec la galette des rois, un verre de vin lors d’un dîner ou un apéritif improvisé sont des automatismes fréquents. Se dire « stop » pendant quelques semaines offre un espace précieux pour observer ses habitudes. Beaucoup constatent une meilleure clarté mentale et davantage d’énergie, sans sensation de privation.
Les effets de l’alcool sur la santé et la vitalité
Le rôle du foie et la détoxification après les fêtes
Après les fêtes, souvent riches et généreuses, le corps entre dans une phase de transition naturelle. Les plats lourds et riches laissent progressivement place à des aliments plus simples et digestes, notamment des légumes de saison, parfois légèrement amers comme le radis noir, les endives ou le cresson. Cette période correspond à une véritable trêve physiologique, propice au soutien des mécanismes naturels d’élimination, en particulier via la bile.
Le foie joue un rôle central dans cet équilibre. Lorsqu’il doit métaboliser l’alcool, il mobilise une grande partie de son énergie, au détriment d’autres fonctions essentielles. Faire une pause alcool de quelques semaines lui redonne de l’espace. Associée à une alimentation simple, de saison et peu transformée, cette pause permet au corps d’éliminer, de réguler et de retrouver un meilleur équilibre, naturellement.
Alcool, sommeil et fatigue chronique
Même consommé en quantité modérée, l’alcool impacte l’énergie. Il peut faciliter l’endormissement, mais il altère la qualité du sommeil, en réduisant notamment les phases profondes et réparatrices. Les conséquences sont fréquentes : réveils difficiles, fatigue persistante, brouillard mental.
L’alcool favorise également la déshydratation, ce qui accentue maux de tête et difficultés de concentration. Après une nuit de sommeil de mauvaise qualité, les signaux hormonaux de régulation de l’appétit sont perturbés : la sensation de faim peut apparaître plus souvent, sans véritable sentiment de satiété.
Alcool, sucre et gestion du poids chez les femmes après 40 ans
L’alcool apporte des calories dites « vides » et du sucre, sans procurer de satiété. Il perturbe la glycémie et favorise le grignotage ainsi que les excès alimentaires. Ses effets sur la glycémie sont complexes : il peut en modifier les variations, contribuer à un déséquilibre hormonal et entretenir un terrain inflammatoire.
Les fringales deviennent alors plus fréquentes, souvent orientées vers des aliments sucrés, salés ou ultra-transformés. Les femmes après 40 ans sont particulièrement sensibles à ces mécanismes. En période de périménopause ou de ménopause, les variations hormonales accentuent la fatigue, l’irritabilité et les difficultés de régulation du poids. Une pause alcool aide à réduire les apports sucrés cachés, à limiter les compulsions et à retrouver une relation plus apaisée à la nourriture, sans restriction.
Dry January : un défi aussi psychologique et social
Arrêter l’alcool n’est pas uniquement un enjeu physique : c’est aussi un défi psychologique et social. Dans de nombreuses situations conviviales, l’alcool symbolise le partage et l’intégration. Refuser un verre peut susciter des remarques comme « juste pour trinquer » ou des regards interrogateurs, parfois teintés de jugement. Cette pression est souvent plus marquée chez les femmes, en particulier lorsqu’elles ne remplacent pas l’alcool par un soda ou un jus.
Le Dry January devient alors une opportunité d’apprendre à s’écouter, à se faire confiance et à poser ses limites. Dire non, sans se justifier excessivement, peut renforcer l’estime de soi et le sentiment de liberté intérieure.
Comment réussir son Dry January sans frustration ni restriction ?
Réussir le Dry January ne consiste pas à se battre contre soi-même, mais à s’adapter à ses besoins. Quelques pistes concrètes peuvent aider :
- Remplacer l’alcool par des boissons agréables : eau pétillante, infusions, ou boissons fermentées peu sucrées comme le kéfir ou le kombucha, qui soutiennent le microbiote. Le kombucha peut également contribuer à une meilleure régulation de la glycémie.
- Veiller à composer des repas équilibrés, avec de vrais temps de repas et, si besoin, des collations, afin d’éviter les fringales et de compenser l’énergie auparavant associée à l’alcool.
- Apprendre à dire non sans culpabilité, en restant alignée avec son choix.
- Se rappeler que l’objectif n’est pas le contrôle, mais l’observation de ses automatismes et de sa relation à l’alcool.
Ces pratiques permettent de traverser cette période avec plus de sérénité, sans frustration.
Le Dry January ne règle pas tout : l’importance de l’écoute après janvier
Une idée reçue consiste à penser qu’un mois sans alcool suffirait à tout régler. En réalité, le Dry January est avant tout un temps d’observation et d’expérimentation. L’essentiel se joue souvent après janvier : certaines personnes choisissent de réintroduire l’alcool en conscience, lorsqu’elles en ont réellement envie et non par automatisme. D’autres réalisent qu’elles se sentent mieux sans.
Dans tous les cas, cette expérience ouvre la voie à une relation plus libre et plus respectueuse de ses besoins.
Ce que disent les autorités de santé
Selon Santé publique France, même une consommation modérée d’alcool a des effets sur la santé. Les recommandations officielles soulignent l’intérêt de faire des pauses régulières afin de limiter les risques et d’être plus attentif aux signaux de son corps.
Prendre part au Dry January, c’est retrouver de la vitalité, alléger son organisme après les fêtes et questionner ses habitudes, sans jugement ni restriction. Cette pause favorise un sommeil plus réparateur, une énergie plus stable et une meilleure conscience de ses envies. Au-delà du mois de janvier, l’essentiel reste de se faire confiance et de choisir librement sa relation à l’alcool.
Par Aurélie Muzette, hypnothérapeute humaniste et coach en nutrition santé, praticienne vérifiée par Médoucine.
Je suis hypnothérapeute humaniste et coach en nutrition santé depuis 2022. J’accompagne principalement les femmes de plus de 40 ans en péri ménopause ou ménopause à se reconnecter à leur corps et à leur relation à l’alimentation.
Mon approche est douce et globale : elle prend en compte l’histoire et les spécificités de chacune, et permet d’avancer pas à pas, en toute sécurité et avec bienveillance.
Ayant moi-même traversé des périodes difficiles liées à l’alimentation émotionnelle, je mets l’accent sur l’écoute, le non-jugement et la conscience de son corps.
À travers mes accompagnements, j’invite chacune à se sentir plus légère, apaisée et en confiance. Je consulte à distance et à Paris (15ᵉ et 11ᵉ).

