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Prendre soin de soi à partir de son corps : les atouts du duo Sophrologie/Yoga

14 juillet 2025
Jeune femme assise sur un tapis en pleine nature, pratiquant la méditation près d’un lac, entourée de fleurs et d’arbres.

Sophrologie et Yoga sont des pratiques qu’il convient d’aborder comme de vraies pédagogies. En apprenant l’un et l’autre, on apprend à mieux connaître son corps, à mieux comprendre les mécanismes du mental, à se laisser toucher par la vie en nous. Une pratique régulière devient alors le socle essentiel au déploiement d’une existence tranquille et dynamique. Et notre vie devient le support d’une pratique qui s’inscrit progressivement dans notre quotidien comme une discipline riche et réjouissante.

La conquête du corps est la conquête de l’esprit

Dans un précédent article, j’ai mentionné l’importance de développer une capacité d’attention active en réponse à nos mauvaises habitudes. Il est vrai que notre attitude la plus courante, dans notre vie moderne, est d’être peu présents, ni à notre corps, ni à nos pensées. Bien sûr, nous savons que nous avons un corps et nous sommes bien conscients de penser sans arrêt… D’autant plus, d’ailleurs, lorsque notre corps, à force de ne pas être entendu, se met à parler plus fort et nous fait mal ou quand nos pensées, à force d’être laissées livrées à elles-mêmes nous débordent et nous emmènent sur des chemins angoissants !

Pratiquer la Sophrologie nous rend davantage conscients de tous les mécanismes qui opèrent en nous et nous contraignent ou au contraire nous libèrent. Se les approprier, c’est s’offrir une vie plus équilibrée et plus sereine.

Mais parfois, la seule conscience que l’on a soit dans la pratique ne suffit pas à régler tous les maux. Il arrive qu’on ait l’impression de titrer la ficelle d’un côté, puis d’un autre, et de peiner à trouver le juste équilibre. Ces démarches demandent indiscutablement du temps.

Mais le jeu en vaut la chandelle ! Car il s’agit également d’un apprentissage vivantiel. Nous récoltons les fruits de notre expérience en étant plus conscients, plus acteurs, plus solides.

En s’appropriant les exercices de concentration et de contemplation propres à la Sophrologie, notre corps devient un corps vécu et notre esprit se renforce. L’équilibre devient une fonction naturelle de notre manière d’être au quotidien.

Femme assise au bord d’une piscine, les yeux fermés et les mains jointes devant le visage, en pleine séance de méditation.

Pexels

Ne pas rester seul face aux pépins de la vie

La pratique de la Sophrologie n’est toutefois pas toujours facile. Elle peut mettre en lumière des blocages, des nœuds émotionnels, de vieux réflexes face auxquels nous pouvons nous sentir impuissants. Il m’arrive alors d’orienter mes clients vers d’autres praticiens, des thérapies manuelles (massage, fasciathérapie, kinésiologie…) ou même du Yoga !

Lorsque j’ai découvert le Yoga, je pratiquais déjà la Sophrologie depuis un certain temps. J’ai la chance d’avoir tout près de chez moi un institut de Yoga Iyengar (et une enseignante merveilleuse !). J’ai tout de suite été bluffée par la capacité d’apprentissage de mon corps. La qualité de présence que j’avais développée grâce à la pratique de la Sophrologie me permettait de goûter pleinement aux bienfaits des postures, de l’alignement, et de l’apaisement du mental.

Réduire la yoga à une pratique purement physique, c’est réduire le yoga tout court. « La science du yoga nous aide à entretenir le corps comme un temple afin qu’il devienne aussi pur que l’âme », dit B.K.S. Iyengar.

Alfonso Caycedo, fondateur de la Sophrologie, a été profondément impressionné par son séjour en Inde, auprès des Yogi. Cette rencontre a notamment permis la création et le développement du 1er degré de sa Méthode, entièrement tourné vers le corps. Plus encore, elle lui a ouvert les yeux sur une qualité de la conscience humaine dont il n’avait jusque-là pas soupçonné l’existence. Il témoigne :

« J’avais créé la sophrologie initialement pour modifier la conscience dans un objectif thérapeutique, en psychiatrie, puis je me suis rendu compte que j’étais en train de découvrir des terres insoupçonnées et, de ce fait, toutes mes suppositions ont changé*. « 

Plus concrètement, la conscience que l’on a de son corps par la Sophrologie est un atout majeur quand on s’aventure dans les chemins de la connaissance de soi par le Yoga, et le Yoga fait fructifier la pratique de la Sophrologie. Le lien corps-esprit en sort renforcé, des notions comme l’ancrage, l’alignement, l’intégration prennent tout leur sens !

Femme concentrée en pleine posture de yoga sur une terrasse urbaine, les yeux fermés, en quête d’équilibre.

Pexels

Au final, qu’est-ce qu’on y gagne ?

« Pensez à l’état d’esprit qui était le vôtre quand vous avez commencé votre lecture. Vous aviez l’esprit disponible. L’esprit vide et alerte, vous avez abordé cet article. Réussir à maintenir cet état dans la vie quotidienne, c’est ce qu’on appelle l’intégration. Être pleinement intégré veut dire s’intégrer totalement depuis le corps jusqu’au soi, et aussi vivre en intégration avec ses voisins et son environnement**.  » B.K.S. Iyengar

L’impact qu’a le stress sur nos existences nous fragilise, nous insécurise, nous isole et nous rend parfois agressifs.ves malgré nous. Sophrologie et Yoga sont des outils de choix pour apprendre à être là. Développer une qualité de rapport perceptif à son corps, à ses pensées, à ses émotions, à ses actes, au sens de sa vie, c’est s’offrir tranquillement la possibilité de manifester une attitude bienveillante avec soi-même, d’entretenir une complicité avec soi-même, de trouver un allié en soi-même. Cette qualité de présence entraine dans son sillage, des qualités d’écoute, de bienveillance et une volonté bien marquée d’apprendre de la relation.

Et c’est là pour moi, ce qui doit motiver notre pratique, que ce soit celle de la Sophrologie, du Yoga ou les deux ensemble : nous faire nous sentir mieux avec nous-même pour nous permettre de développer une existence cohérente, épanouissante, joyeuse, qui nous donne envie d’être avec les autres et de faire œuvre commune avec ceux qui nous entourent et ceux que nous aimons.

N’oublions jamais que nous avons entre les mains tout le matériel nécessaire pour apprendre et être bien.

 

Sources :

*L’aventure de la Sophrologie – Par Alfonso Caycedo (propos recueillis par Yves Davrou) – La bibliothèque du CEPL, 1979

**L’arbre du Yoga – Par B.K.S. Iyengar – Buchet Chastel

 

par Carole Salaun, praticienne en sophrologie du réseau Médoucine.

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