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Les bienfaits des câlins

Journée internationale du câlin, tendance « free hugs », le câlin aurait-il tendance à être oublié de notre quotidien ? Pourtant, un simple câlin aura de nombreux bienfaits sur le mental, et c'est Romy Sousa, Sophrologue du réseau Medoucine qui nous en explique les bénéfices.

Le câlin, un besoin primaire

Lorsque l'on parle de câlins, il s'agit ici du simple fait de s'enlacer, de prendre l'autre dans ses bras sans aucun lien avec la sexualité. Kathleen Keating, psychologue et auteur de plusieurs ouvrages notamment sur les bienfaits des câlins disait « les câlins, mieux que l'esperanto, parlent une langue universelle ». Une remarque particulièrement intéressante dans une société qui a tendance à l'individualisme et où les gens vivent seuls contrairement au passé où l'on vivait parfois à plusieurs générations sous le même toit. De nos jours, certaines personnes n'ont pas ou peu de contacts physiques avec les autres et manque de contact humain. Qui plus est, le contact à l'autre est de plus en plus virtuel et l'on sera parfois plus démonstratif par message derrière son smartphone que de manière réelle.
Selon la pyramide de Maslow qui représente les besoins primaires de l'humain, le besoin de sécurité et d'appartenance sont placés dans la base de la pyramide. Deux besoins que l'on pourra notamment combler avec la présence de câlins et de contact physique dans son quotidien, des démonstrations affectives qui permettent de renforcer le sentiment de sécurité.

Ce manque de contact physique et de câlins s'exprime d'ailleurs de façon très claire avec l'apparition par exemple de la câlinothérapie. Il s'agit d'ateliers mixtes permettant d’enlacer les autres participants dans la bienveillance afin de ressentir les bienfaits des câlins, mais aussi de la compassion, de l'amour.

On trouve aussi des bars à câlins où l'on pourra payer pour se faire câliner pendant un certain temps par des calineurs professionnels. Le phénomène Amma est aussi très parlant. Il s'agit d'une Indienne, fondatrice de « Embrassing the world » qui pratique le darshan, une forme de câlin hindouiste qui permet de s'imprégner des émotions de l'autre et de lui transmettre un amour maternel et rassurant. Plus de 34 millions de personnes sont déjà allées voir Amma pour être prises dans ses bras.
Tout ceci est la preuve qu'il y a un réel manque et une réelle souffrance chez certaines personnes. L'être humain a besoin de se sentir aimé, d'avoir un sentiment d'appartenance à un groupe, d'avoir des contacts physiques et des démonstrations d'affection.

Le câlin, un acte bon pour la santé

Plus qu'une démonstration d'affection à son conjoint, ses enfants, sa famille ou ses amis, faire un câlin va permettre de sécréter de l'endorphine (qui est l'hormone du plaisir, du bonheur et du bien-être) ainsi que de l’ocytocine (qui est l'hormone de l'attachement). Des hormones sécrétées naturellement durant le contact peau à peau entre la maman et son bébé lors de la naissance par exemple. De nombreuses études démontrent d'ailleurs que les nourrissons et enfants privés d'affection souffrent de dangereuses répercussions tant au niveau cérébral, psychologique que de la croissance.

Le câlin va également permettre de sécréter de la sérotonine et de la dopamine, des antistress naturels qui ont effet sédatif et qui vont ainsi produire une sensation d'apaisement.

La sécrétion de toutes ces hormones permet notamment de :

  • Réduire la pression artérielle
  • Diminuer des douleurs comme les maux de tête
  • Faire baisser le niveau d'anxiété, de stress et de symptômes dépressifs
  • Renforcer l'estime de soi
  • Diminuer le sentiment de solitude et de peur
  • Avoir un meilleur sommeil
  • Stimuler les sens et procurer de la joie et du bonheur
  • Renforcer les liens sociaux avec les amis et les familles
  • Améliorer le désir sexuel dans le couple (certaines études démontrent même que les couples qui se câlinent fréquemment dureraient plus longtemps)

En somme, le câlin n'a que des avantages, il apporte protection, sécurité, bonheur et confiance en soi aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. Il permet de se nourrir de l'énergie de l'autre. C'est un acte des plus agréables à pratiquer sans modération !

Et ceux qui n'aiment pas les câlins ?

Il existe un grand nombre de personnes qui n'aiment pas les câlins et plus généralement qui auront du mal avec les contacts physiques. Souvent, elles reproduisent ce qu'elles ont connu pendant l'enfance. Si elles ont manqué de câlin, elles feront pareil avec leurs enfants, dans le couple, avec leurs amis, etc. Bien souvent, il s'agit d'une crainte par anticipation du rejet de l'autre, d'une extrême pudeur, ou encore de personnes qui n'aiment pas leur corps et n'aiment donc pas qu'on les touche.
Quelle que soit la raison, il est important de s'autoriser à s'aimer soi-même, et cela s'apprend. On pourra aller parler à son enfant intérieur en hypnose pour le rassurer, apprendre à se donner de l'amour et travailler sur l'amour de soi. En sophrologie, on pourra apprendre à se réapproprier et à aimer son corps en travaillant notamment sur les sens.

Par Romy Sousa, thérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine.