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Hypersensibilité : l'apaiser, la comprendre et mieux la vivre


Hypersensibilité : l'apaiser

Par Aurélie Baquet, Coach et Sophrologue certifiée et validée du réseau Medoucine.

L'hypersensibilité. Décalages, souvent en mode dit amplifiés, empathie si exacerbée que les émotions des autres deviennent les nôtres sans trop savoir pourquoi. Fulgurances intellectuelles, analyse perpétuelle, questionnement incessant...

L'hypersensibilité peut se définir entre autre comme étant un trait de caractère ou de fonctionnement chez certaines personnes à part entière. Souvent méconnue, on peut la découvrir au gré de ses expériences de vie ou relations qui nous enseignent à travers l'autre ce que nous renvoyons. Hypervigilance, contrôle en continu, speed voire stress constant. Le rythme se veut différent, allant du up and down fréquent. Et j'en passe car je ne veux et ne peux être exhaustive tant il y a d'autres traits spécifiques et multiples à la fois.

Un trait de plus en plus commun ? à€ voir selon les futures générations qui, de par le monde hyperstimulant dans lequel elles naissent et vivent pourraient en être dotées de manière innée ? à€ suivre... Mais avant tout, l'hypersensibilité est intéressante à connaître et à reconnaître pour la comprendre en 1/ puis mieux la vivre en 2/.

Comment comprendre son hypersensibilité

Souvent chez cette catégorie de personnes l'important est le sens juste donné aux choses et aux événements. En ça, se donner les moyens de connaître ce qu'il en est semble important pour pouvoir agir et non plus subir. Comme beaucoup de choses tant qu'elles sont non conscientisées nous ne pouvons agir dessus.

Alors comment faire ? Certains iront rendre visite à leur psy avec qui ils seront en confiance (la confiance étant une valeur forte chez bon nombre d'hypersensibles !) et, au fil des séances, ils pourront dérouler leur propre spécificité en tant qu'hypersensible. Tests de QI, QE ou autres ne sont pas obligatoires et souvent réfutés par eux mêmes. Cela peut dans certains cas aider mais c'est surtout la connaissance de soi qui aide à accepter, comprendre et lâcher prise. En effet, la méconnaissance crée une tension et nous laisse dans l'expectative d'une explication sans réponse ou dans nos peurs souvent conséquences de notre hypersensibilité.

Elain N Aron pionnière que la question a bien écrit à propos de ce trait de caractère qui était le sien le livre portant le titre parlant de lui même :"Les gens qui ont peur d'avoir peur"Cela peut faire sourire mais c'est très douloureux au quotidien.

En quoi la sophrologie peut être une aide absolue ?

Parce qu'on revient au corps, au souffle, à la régulation de l'énergie de la personne. Elle apprend par elle-même, souvent en défiant lors des premières séances l'utilité de telles ou telles pratiques. Puis, si elle accepte la méthode, elle saisit que cela peut l'aider dans son quotidien en toute autonomie et simplicité.

En effet, la sophrologie jouant que les plans à la fois physique, physiologique et émotionnel permet de réguler l'ensemble. Souvent fatigable car fatigué par ce speed continu qui ne cesse que rarement, la personne retrouve énergie, calme et sérénité mais aussi force et conscience en ses ressentis corporels. On ancre, on recentre, on harmonise mental et corps. Les deux vont de paire ! Il n y'en a pas un plus fort que l'autre mais visons l'équilibre et l'alliance.

La respiration contrôlée redonne du souffle à tout le système souvent en hyperstress donc en stress continu touchant nerfs et organes vitaux. Les exercices dynamiques amènent le relâchement et la réelle décontraction du corps souvent tendu sans que l'on s'en rende compte. Et le travail de visualisation vient apaiser ou renforcer des potentialités au service de la personne et non plus de manière anarchique et souvent éparpillée.

On gagne en sérénité et en calme : on récupère, le sommeil est amélioré et le rythme régulé. Ils apprennent en ralentir ou stopper ce qui tourne sans cesse souvent dans la tête. On apprend le"zéro cerveau"c'est-à-dire arrêter de penser en revenant grâce à sa pratique au concret et à l'instant et maintenant.

Chose extrêmement difficile parfois pour quelqu'un qui a un temps d'avance mais qui subit un stress anticipatoire souvent inutile mais là malgré eux. On laisse le cerveau à son rôle premier : aucun bruit mental, juste le bon fonctionnement de notre corps.

Puis on apprend à jauger, discerner, faire la part des choses pour arrêter de se laisser envahir par tout ça, tout ce qui vient heurter ! Et on se recentre sur une tâche versus 12 en même temps. On gagne ainsi en bien être et en efficacité, faisant de son fardeau initial (parfois vécu comme ça) une ressource extraordinaire. On s'appuie dessus à bon escient. On parvient à mieux vivre avec sa jolie sensibilité devenue juste pour soi.

Par Aurélie Baquet, Coach et Sophrologue certifiée et validée du réseau Medoucine.

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