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Du coaching pour gérer son temps et ses priorités au travail

Dans une société où tout va si vite, on a tendance à exiger une rapidité d’exécution parfois hors-normes et plus particulièrement dans le milieu professionnel. Une pression souvent hiérarchique, mais que l’on s’impose aussi parfois à soi-même. Pour ne pas se laisser déborder et s’éviter le burn-out, apprendre à gérer son temps et ses priorités est primordial. Muriel Valentin, Sophrologue et Coach du réseau Medoucine, nous propose de nous guider.

Mieux gérer son temps pour en gagner

Apprendre à gérer son temps au travail, c’est apprendre à gérer son temps de façon globale. Le but est de trouver l’équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle et le coaching permet de travailler là-dessus en se fixant des priorités qui sont en accord avec son écologie, ses besoins personnels et ses objectifs.

Pour éviter le surinvestissement, il est essentiel d’apprendre à se libérer des auto-injonctions que l’on se pose au quotidien. Cela suppose aussi de mettre en place une organisation et d’y consacrer un peu de temps au départ (qui sera vite mis à profit) avec un cheminement qui consiste à se libérer l’esprit afin d’être complètement présent à la tâche que l’on est en train d’accomplir.

Cette organisation passe d’abord par une planification qui consiste à lister les actions à effectuer. Souvent, on a tendance à faire ça le matin afin d’organiser sa journée. Muriel Valentin conseille au contraire de se livrer à cette tâche plutôt le soir, plus particulièrement aux personnes ayant du mal s’endormir ou qui se réveillent la nuit à cause de pensées parasites liées à leur charge de travail. En faisant sa « to do list » le soir, on libère ainsi son esprit, on aura la tête plus disponible pour consacrer sa soirée à ses proches et s’endormir sera alors plus facile. Après une bonne nuit de sommeil, on pourra toujours affiner cette liste le matin avec plus de clarté.

Hiérarchiser ses tâches

Pour apprendre à définir ses priorités et à hiérarchiser ses tâches, il existe un système organisationnel appelé la matrice d’Eisenhower, à condition de savoir l’utiliser. Il s’agit de séparer les tâches dans deux classifications « Important » et « Pas important » et de créer dans chacune de ses deux cases des sous-catégories « Urgent » et « Pas urgent ». Ainsi, on aura des tâches « importantes et urgentes », « importantes, mais pas urgentes », « pas importantes et urgentes » et « ni importantes ni urgentes ».

La difficulté réside dans le fait de distinguer ce qui est réellement important et ce qui est réellement urgent. En effet, le classement très subjectif des tâches repose en grande partie sur notre jugement, nos propres filtres, nos croyances.

Ce qui est urgent pourra facilement être distingué du reste en fonction de la présence ou non d’une date butoir connue. L’idée est avant tout de relativiser la notion d’urgence avec une question simple et essentielle destinée à faire redescendre la pression : « Est-ce que ma vie en dépend ? », ou plus spécifiquement appliquée au travail : « est-ce que la réussite de ma mission en dépend ? »…

En étant objectivement plus neutre face à l’urgence et en lâchant la notion d’immédiateté dans son rapport au temps, on pourra ainsi mieux lâcher prise. On pourra réapprendre à prendre son temps en acceptant, et en faisant accepter à notre entourage, que certaines choses ne peuvent pas être traitées immédiatement.

Ce qui est important est plus difficile à reconnaître. On entend par « important » ce qui est vraiment important pour soi, en relation avec sa fonction et aussi son identité profonde, et surtout on se demandera si cette action nous rapproche de notre objectif. On pourra se demander si ce qui est classé dans le « non important » vaut vraiment le coup d’être fait, ce sera aussi l’occasion d’apprendre à déléguer voire même de supprimer définitivement certaines tâches : « souhaitez-vous déléguer quelque chose de non important et non urgent ? ».

Le coaching, une aide précieuse

Pour procéder à ce tri, il est préférable de bien se connaître afin de respecter ses besoins, ses valeurs, mais aussi de les faire respecter. C’est aussi à cela que sert le coaching : à la connaissance, l’estime et l’affirmation de soi.

Apprendre à gérer son temps, c’est donc aussi apprendre à savoir dire non, à poser des limites, à communiquer ses besoins, à savoir s’isoler pour mieux se concentrer ou pour faire un break.

Des limites qui ne sont pas toujours faciles à établir, car elles entrent parfois en conflit avec notre envie d’être performant, de faire plaisir aux autres, d’être dans l’urgence pour finir ses tâches ou de se les compliquer pour sentir plus méritant. Ce sont toutes ces injonctions que l’on se pose à soi-même qui créent nos propres freins à une meilleure gestion du temps. Le coaching permettra ainsi de rétablir l’équilibre entre ce que l’on nous demande et ce qu’il est vraiment utile et important de faire.

On pourra également apprendre à cultiver la pleine présence afin d’être à 100% à ce que l’on est en train de faire pour être plus concentré et efficace. Cette pleine présence appliquée aux tâches professionnelles va nous permettre aussi de profiter pleinement de nos pauses. Les exercices de sophrologie seront parfaits pour apprendre à se recentrer, à libérer son mental et pour nous aider à être plus présents à nous-mêmes et dans nos actions.

Grâce au coaching et à la sophrologie, de nombreux outils pourront ainsi être utilisés pour être plus performants en moins de temps et pour mieux définir ses priorités !

Par Muriel Valentin, thérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine. 
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