/ Psycho

Comment s'écouter et apprendre à dire NON ?

Combien de fois avons-nous d’envie de dire non ? Et combien de fois, avons-nous réussi à le faire ? Tentons de répondre en toute franchise : la majorité d’entre nous n’osons pas dire non.  

Et ce n’est pourtant pas l’envie qui nous en a manqué. Mais une fois de plus, nous nous sommes soumis au diktat du « oui » !

Dans la vie courante, que ce soit au travail, au sein de sa famille, ou avec ses amis, dire non n’est pas évident et peut s’avérer même très délicat.

Voici quelques « situations types », qui j’en suis sûre, parlerons à tous :

  • Votre tante, vous a invité à prendre le thé, et vous dites oui, pour ne pas lui faire de peine, mais vous auriez préféré faire un ciné.
  • Votre mari, a organisé un diner avec deux de ses collègues et leurs femmes, et la perspective d’entendre parler boulot toute la soirée vous déprime déjà.
  • Il est déjà 16h et votre boss, vous demande en urgence une présentation pour le lendemain.

Et il existe des tas d’autres situations que vous acceptez, même si votre première réaction est de dire non.

La première question à laquelle on se doit de répondre est la suivante : pourquoi est-ce si difficile de dire non ?

La réponse à cette question est complexe. Mais pour faire simple, disons que cela vient en grande partie de notre éducation, de notre culture et surtout de cette fâcheuse tendance qu’a l’Homme de porter tant d’attention au regard des autres ! On n’ose pas dire non de peur d’être mal jugé.

Cela renvoie l’image de quelqu’un d’égoïste, d’antipathique, de malveillant. Comment les autres vont-ils réagir, si je ne leur dit pas oui ? Peut-être vont-ils moins m’aimer ? Cela peut créer des conflits dont je ne veux pas, et a terme un risque d’abandon. Réflexe de protection ? C’est le cas pour beaucoup : on se conforme à ce que la société attend de nous… Et c’est tout à fait compréhensible !

Ce qui l’est moins en revanche, c’est que cela nous tiraille ! Je me conforte en acceptant tout pour faire plaisir à autrui, pourtant parfois, cela n’est pas en accord avec ce que je voudrais. Et je place mon désir au second plan.

Une autre façon d’aborder le problème, est de se demander à quoi je dis non, quand je dit oui….

Parfois en disant oui, je mets de côté ma santé, mes passions, mes projets initiaux, brefs tout ce qui compte vraiment pour moi !

Clarifions un point : il ne s’agit pas de dire non à tout, tout le temps, de ne vivre que pour soi ! Pour citer le dicton populaire, on a deux mains : une pour donner et une pour recevoir…

Il s’agit plus de dire non, au moment où tout notre être nous pousse à le faire mais que nous n’osons pas.

Dès lors, une seule question compte: Pourquoi est ce que j’accepte ? Est-ce parce que je le veux ou est-ce parce que je n’ose pas refuser ?

Comprendre le pourquoi, me permet de mettre en place le comment et c’est pour cela que chacun d’entre nous, doit sincèrement essayer d’identifier, ce qui le met mal à l’aise, le gène, voir le terrorise, dans le fait de dire non.

Cette étape est essentielle et les principes de la Sophrologie, permettent d’aider à élucider certain de nos modes de fonctionnement, de nos comportements.

La deuxième question qui vient ensuite à l’esprit, est comment faire pour dire non sans blesser l’autre?

Voici quelques solutions:

  • Ne répondez pas tout de suite, prenez le temps de la réflexion même un temps court pour le dire: je vais y réfléchir, je vois si je peux et je te réponds plus tard en fonction de mes disponibilités.
  • Remerciez et exprimez votre gratitude, le tout avec le sourire.
  • Apprenez à ne pas vous justifier: dire non, c’est aussi assumer, décider de faire autre chose qui vous fera plus de bien à « l’instant T ».
  • Priorisez, tout n’est pas aussi grave que vous le pensez, l’autre aura vite oublié mais quand est-il de vous ?
  • Restez dans le respect, l’écoute sans sur-réagir, sans culpabiliser. Après tout, vous êtes à même de comprendre que même si vous dites non, on vous aimera quand même…

La Sophrologie vous fournit les clés vers plus de liberté : assumez vos choix, re-connectez vous à ce qui compte vraiment, sans crainte de jugement !
Il y a tellement de façons de dire non, sans blesser, sans créer de drame, avec bienveillance et empathie ! Alors comment dire non ?

Par Marie-Hélène Taieb, sophrologue certifée et validée du réseau Medoucine