L’allergie au pollen concerne 30 à 35 % des adultes et environ 20 % des enfants à partir de 9 ans. Quels sont les moyens de les soulager ?
De quoi parle-t-on ?
« Une allergie est une réaction excessive du système immunitaire à une substance normalement inoffensive, appelée allergène » (source Ameli santé). En santé naturelle et pratiques complémentaires, nous cherchons toujours à comprendre ce qui a pu conduire à l’apparition des troubles. Nous considérons que le terrain de l’individu est primordial.
Ici, il s’agit d’une surstimulation de l’immunité de l’individu. L’être humain a été depuis toujours en contact, générations après générations avec certaines catégories d’allergènes potentiels.
Pourquoi autant d’allergies aux cyprès ? Aux platanes ? Aux acariens ? Aux poils d’animaux ? Effectivement, certaines plantes sont plus allergisantes que d’autres : le cyprès en Provence et le bouleau dans le Nord.
Mais pourquoi autant de cas exponentiels ? Et de plus en plus jeunes ? Pourquoi certaines personnes vont développer des troubles allergiques et pourquoi d’autres personnes vont pouvoir mieux les réguler ? L’origine génétique et le choix de planter, dans les espaces verts, des espèces potentiellement allergisantes sont fondées mais nous paraissent restrictives. Par ailleurs, les personnes ayant des maladies auto-immunes peuvent également développer ce type de problématique.

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Une explication possible
L’hypersensibilité environnementale et les intolérances alimentaires sont la partie la plus visible d’une dysharmonie plus profonde.
D’après la vision de la médecine naturelle basée sur le respect de l’homéostasie, cela montre que notre corps sature face à des agressions multiples. Il y a un phénomène d’accumulation par exposition régulière et cumulative.
Nous mangeons, à notre insu, du plastique, des pesticides, des métaux lourds. De nombreux polluants présents dans l’air, peuvent interagir avec le pollen et exacerber les allergies.
En Énergétique Traditionnelle Chinoise, les allergies respiratoires impliquent plusieurs méridiens et mécanismes :
- Le nez est en lien avec le poumon et le gros intestin (colon).
- Le colon est la viscère couplée au poumon.
Nous savons aujourd’hui à quel point la flore intestinale est importante pour une bonne immunité. Les points numéro 20 du colon, situés sur les ailes du nez, nous indiquent quel est l’état de la digestion au niveau du colon: ces points sont réputés pour déboucher le nez !
Les yeux qui piquent et qui sont secs : c’est le méridien du Foie. S’il y a des éternuements fréquents, c’est le foie également. Il y a un point spécial pour faire cesser les écoulements incessants du nez. S’il y a beaucoup de glaires (mouchage), il existe également des points qui vont « assécher » et « dissoudre » le mucus.
La rate est l’organe de l’assimilation, transformation et transport des nutriments. Trop de glaires peuvent indiquer que votre alimentation est incorrecte. Le mucus est un excès d’eau qui finit par prendre une forme. Cela concerne souvent le méridien de la rate. Il y a un lien direct entre qualité de l’alimentation et immunité. Les méridiens des poumons (une partie de l’immunité), prennent naissance dans l’estomac. L’apparition soudaine, l’inflammation, la crise signent souvent un déséquilibre des méridiens du Foie (dans sa fonction de drainage).
Si les allergies se déclenchent ou empirent au printemps, il faudra regarder du côté des méridiens du Foie et de sa viscère couplée la vésicule biliaire. Tous deux sont en lien avec cette saison.
N’oublions pas les émotions. En Énergétique Chinoise, tout ce qui entre dans le corps (air, alimentation, eau, rayonnement…) et tout ce qui est produit par le cerveau circulent dans les mêmes canaux appelés méridiens. Chaque méridien parcourt une partie du corps, est rattaché à des tissus, à des organes et viscères.

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Pistes et solutions
Certains points peuvent être stimulés efficacement soit par pression digitale ou pose d’aimants. Ils permettent de soulager les crises ou tempèrent entre deux prises de traitements conventionnels.
Un régime alimentaire peut également être conseillé. En particulier éviter une alimentation pro-inflammatoire : éviter les excès de sucre, gluten, graisses saturées. Préférez les omégas 3, les fibres, une bonne source de protéines végétales et animales.
On peut également travailler plus en profondeur en recherchant précisément tous les facteurs qui concourent à empirer la sensibilité environnementale ou alimentaire. J’ai déjà vu de nombreux problèmes ayant leur source dans l’accumulation des métaux lourds dans les tissus corporels.

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En pratique
- L’huile essentielle d’estragon est réputée pour soulager un début d’allergie en olfaction (usage empirique).
- Le macérât de cassis peut également avoir des effets bénéfiques (en début de troubles allergiques).
- Le plantain majeur a une action apaisante sur les voies respiratoires, en cas d’encombrement et d’inflammation des voies respiratoires. Soulage le « rhume des foins ».
- L’infusion de fumeterre peut être utile au tout début du printemps pour aider le foie à faire son travail de drainage. Faire deux infusions matin et soir par exemple, pendant quelques jours. Les fleurs de la fumeterre vont davantage cibler les yeux. La fumeterre peut être avantageusement combinée au plantain en cas de rhume des foins avec production de mucus ou écoulement nasal et chassie.
Il existe des contre-indications et des interactions médicamenteuses avec les plantes et les huiles essentielles, veuillez demander conseil à un.e professionnel.le, avant tout usage.
Enfin, rappelez-vous qu’une situation qui dure peut devenir chronique et indique des problématiques sous-jacentes, empêchant le retour à l’homéostasie.
par Alice Tamaccio, praticienne en Énergétiqe Traditionnelle Chinoise du réseau Médoucine.
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