Ce n’est pas l’emplacement gratuit de ma place de stationnement grâce à un disque bleu positionné à l’avant de ma voiture. Ca pourrait être l’état dans lequel je me trouve à l’approche des fêtes de fin d’année. En effet, je me sens en joie de commencer à me préparer, à confectionner des bons petits plats, et à recevoir mes enfants, à partager en famille.
Quelque chose de fort se passe en moi lorsque je passe du temps avec les miens. J’ai cette sensation que le lien social est primordial pour ma santé. Mon état émotionnel, psychique et physique se détendent lorsque je suis dans le don.
En écrivant ce texte sur ce sujet, je me laisse rêver et me remémore mon dernier voyage en Grèce, accompagnée de mes enfants, où je me suis surprise à échanger avec les locaux avec intérêt, ou je respectais mon rythme biologique, pas besoin de réveil pour me lever tôt, où je mangeais de la cuisine savoureuse variée et méditerranéenne, où j’étais régulièrement dans le mouvement…
Mais une semaine de vacances en Grèce ou recevoir et passer du temps en famille, ne me permet pas d’affirmer que cela me fera vivre mieux et plus longtemps. C’est de cela dont je voudrais vous parler.
Le terme de zones bleues voit le jour en 2000
Quand l’universitaire italien Gianni Pes et le démographe belge Michel Poulain découvrent la province de Nuoro en Sardaigne. Avec surprise, ils recensent dans le village un nombre important de nonagénaires et de centenaires.
Et sur une carte, les chercheurs entourent ces lieux d’un cercle bleu qui donnera son appellation aux zones bleues.
Au moins 3 autres endroits dans le monde sont considérés comme des zones bleues : l’île grecque d’Ikaria, l’île japonaise d’Okinawa et la péninsule de Nicoya, au Costa Rica. Là-bas, on vit mieux et plus longtemps que la moyenne du reste du monde.
Ces zones comptent un grand nombre de centenaires. « Le village sarde de Villagrande a compté près de 60 centenaires pour 3 000 habitants au cours des 30 dernières années, alors que pour le même village dans ma région, en Vendée, il y aurait tout au plus un centenaire ».
La longévité s’explique à 10 % par les gènes et à 90 % par le mode de vie. Mais ces populations ne recherchent pas la longévité.

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Alors que font-ils de différent ? Pourquoi y a-t-il une telle longévité ? Quel est le secret ?
La longévité des habitants des zones bleues s’expliquerait en partie par leur alimentation, et plus largement leur mode de vie très sain.
La nourriture
L’alimentation consommée par les habitants de ces zones est en grande partie locale, du fait de leur isolement. Elle est aussi très saine. Régime alimentaire essentiellement à base d’aliments complets et de plantes, ils agrémentent leurs plats de romarin, une plante qu’on trouve chez nous qui est connue pour lutter contre le vieillissement.
Si l’on peut retenir que tous mangent plus léger en fin de journée et qu’ils consomment principalement des produits locaux et peu raffinés, ce sont également certainement quelques aliments spécifiques qui font le bonheur de chaque zone.
Pour nous inspirer, regardons de plus près chaque zone
A Okinawa, l’alimentation se base de fruits et légumes, les produits de la mer et les plantes médicinales comme des otani-watari, des algues ou encore certains fruits comme le noni dont la concentration en vitamine C est trois plus élévée qu’une orange. Les habitants d’Okinawa consomment régulièrement du tofu local, à tous les repas, y compris au petit-déjeuner, qui se révèle plus sain et mieux assimilé par l’organisme.
Au Costa Rica, les tortillas de maïs, fabriquées de manière particulière, seraient l’une des clés de la longévité de ses habitants grâce à leur forte concentration en vitamine B3, Celles-ci sont associées à des légumes et à des haricots, très riches en fibre. Ce combo permettrait aux habitants de la zone de vivre plus longtemps, mais surtout en meilleure santé.
À Ikaria, c’est le régime méditerranéen qu’il faut remercier ! Considéré comme l’un des régimes alimentaires les plus sains du monde, il comporte principalement des légumes colorés, des fruits, du poisson, de l’huile d’olive et des produits complets.
En Sardaigne, la forte consommation de produits complets et laitiers (principalement à base de brebis ou chèvre) serait également l’une des raisons d’une bonne santé intestinale et d’une meilleure forme globale.

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Le lien social
Il existe également un très fort lien social entre ces populations, qui passent beaucoup de temps en famille, dans un cadre traditionnel. Les liens inter-générationnels sont forts.
Le respect des anciens, une vie sociale et/ou familiale très importante et une communauté forte semblent être des points communs à toutes ces zones.
Etre en contact avec des enfants et des personnes plus jeunes permet de garder un esprit vif.
Il est important pour moi de fréquenter des personnes heureuses de vivre, qui me donnent de l’énergie.
Je crois vraiment que l’optimisme et le bonheur sont contagieux. Les relations sociales toxiques ont une influence négative sur notre immunité, notre stress. Exactement comme l’absence d’activité physique, le tabac ou une mauvaise alimentation. Certains disent que nous devenons la somme des 5 personnes avec qui nous passons le plus de temps. Observez donc qui nous entoure….
Dans les zones bleues, lors des fêtes de famille, le plus vieux est là. L’optimisme et le fait que les ainés aient tous un objectif de vie, sont d’autres traits marquants de ces régions. Les différentes générations se côtoient au quotidien.
L’espérance de vie augmenterait pour les personnes âgées voyant leurs petits-enfants quotidiennement. Le fait de pouvoir transmettre ses expériences et de se sentir utile à sa descendance génère un bien-être mental bénéfique à la santé.

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Le mouvement
Les tâches que les habitants des « zones bleues » exercent durant la journée sont l’occasion de faire un peu de sport, d’autant plus qu’ils se déplacent pour la plupart à pied. L’environnement les invite à bouger régulièrement (presque toutes les 20 minutes environ).
Les villages, situés autour de 500 mètres d’altitude, contraint les habitants à se déplacer, à exercer une activité physique quotidienne qui permet de freiner la fonte musculaire et d’entretenir la souplesse du corps.
Nous savons déjà que plus nous utilisons notre corps, plus il se développe et mieux il fonctionne. Moins nous l’utilisons, plus il se met en sommeil et s’atrophie. C’est d’ailleurs vrai des muscles comme des neurones.
L’idée est donc de mettre son corps en mouvement le plus souvent possible afin de stimuler notre immunité.
Ce qui a été constaté dans chacune des régions, c’est que les habitants, même centenaires, continuent de se bouger chaque jour. Ils chassent, pêchent, cultivent – ou marchent quotidiennement pour effectuer leurs trajets.
Le mode de vie, éloigné du stress, de la ville par exemple, peut également avoir un impact bénéfique. Je l’ai constaté lorsque nous avons choisi de vivre à la mer.

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Mais quels leviers faut-il encore que j’actionne ?
Toutes les activités qui stimulent ma détente (comme le yoga, le tai chi, le qi gong, la méditation, la sophrologie, l’art thérapie, le tricot, la lecture, les relations stimulantes ou toutes activités créatrices et aussi le contact avec la nature et un bon sommeil réduisent le stress, activent et réparent. Des épisodes de méditation en pleine conscience, de cohérence cardiaque (6 inspirations-expirations par minute, pendant 5 minutes), mais aussi le rire ont des effets positifs sur mon état général.
Des activités simples comme écouter de la musique ou lire un livre entraînent une hausse de la dopamine, de la sérotonine et de l’immunité.
Je vous encourage à trouver votre IKIGAI, savoir ce qu’il y a de meilleur pour vous, pour vivre heureux et en bonne santé et faire de votre vie votre priorité. Vous reconnecter à vos envies, vous délester du superflu, vous défaire des préjugés et retrouver votre sens profond.
par Sophie Byzery, praticienne en sophrologie et sexothérapie du réseau Medoucine.
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