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Tabac : pourquoi est-ce si dur d’arrêter ?

« Arrêter de fumer est une simple question de volonté ». C’est le genre de réplique que les non-fumeurs font la plupart du temps aux individus en proie à l’addiction au tabac. Il faut cependant préciser qu’arrêter de fumer ne dépend pas uniquement de cette volonté d’arrêter. Certes, la volonté est la clé, mais celle-ci ne suffit pas pour autant à stopper le tabagisme. Seuls 2 à 5 % des fumeurs arrivent à arrêter la cigarette d’un coup, sans aucun soutien. La raison en est simple, le tabac entraîne deux types de dépendance : la dépendance physique et la dépendance psychique.

La dépendance physique

La dépendance au tabac est avant tout physique. La nicotine est le principal attrait qui retient les addicts à fumer, même s’ils ont envie d’arrêter. Quand une personne se met à fumer, en quelques secondes, la nicotine passe par le sang pour atteindre le cerveau. Cet alcaloïde se fixe ensuite sur les neurones pour libérer de la dopamine. Cette substance est un neurotransmetteur qui active la sensation de plaisir. C’est dans ce sens que s’installe le cercle vicieux du tabac, qui est la manifestation de la dépendance physique au tabagisme.

Une fois que le taux de nicotine a baissé, le corps en redemande, et l’envie de fumer se fait à nouveau sentir. Cette envie de refumer s’accompagne souvent de symptômes de sevrage lorsque la dernière cigarette remonte à plusieurs heures. Il faut aussi noter l’effet stimulant de la nicotine qui diminue peu à peu quand le corps est en manque de cette substance.

Dépendance psychique et comportementale

Cette seconde forme de dépendance, quant à elle, se rattache véritablement aux habitudes et à ses freins dus à « ses croyances » de la personne désireuse d’arrêter la cigarette. Il existe, pour les fumeurs, d’innombrables occasions pour allumer une cigarette et en fumer : au petit déjeuner, après les repas, à la pause pour passer un coup de téléphone… Ce geste est devenu comme un réflexe chez les fumeurs.

Il faut aussi prendre en compte le stress de la vie quotidienne, un facteur d’anxiété et d’incertitude. Il est vrai aussi que l’effet de la nicotine, peut donner à la cigarette le mérite d’être un facilitateur de bien-être facile. Certaines personnes croient que fumer leur apporte une sensation de calme, alors qu’en réalité c’est le fait de faire une pause pour fumer qui est associé au plaisir de fumer, tout comme ce geste sociale… ancré… une fête ne pourrait être « complète » qu’avec un verre, une cigarette pour que la fête soit « comme on pense qu’elle doit être».

La volonté serait d’une aide pour se défaire de ces dépendances au tabac, mais reste insuffisante. Des suivis et soutiens sont ainsi nécessaires pour arriver à arrêter complètement la cigarette. La technique de sevrage tabagique par hypnose est une des meilleures techniques pour le réaliser.

Oui, l’hypnose ça fonctionne.

Si je vous dis que nous n’avons pas les mêmes motivations et surtout que nous ne fonctionnons pas de la même manière, vous serez peu surpris, n'est-ce pas ?

Là est probablement le point le plus important à retenir. En effet, cela fait plusieurs années que j’exerce maintenant, et je suis en mesure de dire que certains fumeurs vont arrêter de fumer après une séance ils deviendront pas la même occasion « mes meilleurs commerciaux » :)

Je suis formelle, cela fonctionne. Il est important que vous vous donniez le temps qu’il faut ! Je suis surprise de voir le coût qu’a la cigarette dans le quotidien depuis plusieurs années et je suis toujours étonnée lorsqu'une personne souhaite que cela s’arrête de suite, en une séance, pour raison financière... Le pire étant que bien souvent ça marche, alors que quelques fois un peu plus de temps est nécessaire.

Dans le cas de plusieurs séances, votre hypnothérapeute pourra faire du sur-mesure, dans ce cas il faut bien être conscient que le plus important est que vous gagniez, n’est-ce pas ?

Et si vapoter était une solution ?

Vapoter peut-être une des solutions se dit-on ?  Si cela s’avérait exact,  les dernières études parlent de tout et son contraire, l’effet pervers de la vapoteuse est tout simplement de la fumée partout et de plus… on ne résout rien, on décale le problème.

Sachez en tout cas que quoi que vous décidiez, ce parcours peut être une occasion de découvrir toutes vos belles qualités et de vous connaître encore mieux que jamais. Il est recommandé de choisir un thérapeute qui a une formation spécifique sur l’arrêt du tabac et qu’il/elle soit inscrit au Syndicat National des Hypnothérapeutes.

Merci à Sylvie Tissier, thérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine.