Les douleurs du passé, particulièrement celles de l’enfance, ont tendance à ressurgir dans notre présent. Nous traversons tous des moments traumatiques à différents stades de notre vie : événements choquants, perte, souffrance, abandon, rejet, violence, etc. Ces expériences se cristallisent, restant figées dans le temps.
L’impact des traumatismes sur notre quotidien
Qu’ils soient conscients ou enfouis dans notre inconscient, ces traumatismes engendrent une charge émotionnelle douloureuse liée au souvenir qui peut influencer notre vie, en créant des schémas émotionnels répétitifs. Nous nous retrouvons souvent piégés dans une boucle, répétant les mêmes erreurs et modifiant nos pensées, nos comportements, nos choix, nos sentiments et nos croyances. Le traumatisme, un événement soudain qui perturbe la personne et la laisse figée, souvent associé à un manque de sécurité, s’exprime souvent à travers un stress post-traumatique, mais aussi par des troubles de l’humeur comme la colère, la dépression, des troubles de l’alimentation, de l’anxiété, des symptômes dissociatifs, voire des troubles psychotiques aigus, des maladies liées au stress et des perturbations du sommeil. Ces événements se gravent dans la mémoire. Une personne aux comportements destructeurs peut les générer par des actions incohérentes avec ses valeurs, se retrouvant dans un cycle néfaste faute d’avoir traité, désactivé ou neutralisé l’événement à la source. Parfois, des blocages nous empêchent d’avancer dans la vie. Nos tentatives pour y remédier se révèlent souvent inefficaces et peuvent même aggraver la situation, que ce soit en les ignorant, en les combattant ou en développant des comportements compulsifs ou addictifs.
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Le principe des mouvements oculaires
Cette technique repose sur des stimulations bilatérales alternées des yeux, réalisées avec les doigts, par des stimuli acoustiques ou tactiles, associés à la séquence traumatique. S’appuyant sur la neurophysiologie, les mouvements oculaires et l’hypnose conversationnelle pour accompagner la personne tout au long du processus. Ainsi que de modifier la croyance limitante induite et liée au vécu traumatique. Afin d’accéder au blocage de l’information et ainsi relancer le processus de soulagement naturel du cerveau. Cela vise à atténuer l’impact émotionnel des souvenirs traumatiques passés, qu’ils soient visuels, auditifs ou kinesthésiques. Lorsqu’une personne revit un traumatisme, son regard se fixe souvent dans une direction spécifique, cristallisant ainsi l’événement. Les mouvements oculaires l’incitent à diriger son regard dans toutes les directions, réintroduisant ainsi du mouvement dans ses perceptions et stimulant la zone émotionnelle. Cela contribue à diluer et à désamorcer l’empreinte du traumatisme.
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