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Comment l’auriculothérapie apporte-t-elle des réponses thérapeutiques intéressantes ?

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Et si nous profitions de ce contexte particulier post-coronavirus pour nous soigner autrement ?

Intéressons-nous à la prise en charge de la douleur.

Le contexte actuel est particulier pour plusieurs raisons. La pandémie de coronavirus a été l’occasion de parler des effets indésirables des médicaments (comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens par exemple). Elle a mis en évidence notre situation de dépendance vis à vis des médicaments.  Aujourd’hui, des sociétés savantes publient la nécessité de contrôler l’utilisation de certains médicaments, utilisés notamment en réanimation (curare, morphiniques, antibiotiques…). Ce contrôle a pour objectif d’éviter une pénurie.

A ceci s’ajoute des inquiétudes face aux risques de toxicité, d’accoutumance et de mésusage croissant de certains antalgiques opioïdes, comme le tramadol, la morphine ou la codéine par exemple, en référence à la crise des opioïdes aux Etats-Unis ou aux enquêtes du réseau d’addictovigilance en France. L’Agence National de sécurité du Médicament (ANSM) a publié un état des lieux de la consommation en France début 2019. Elle a aussi publié une mesure, en janvier 2020, pour limiter le mésusage en France en diminuant la période de prescription.

Parler de la douleur revient souvent à décrire un circuit électrique : au départ, il y a un stimuli (réel ou non), à l’origine d’une information douloureuse qui va se propager en empruntant des nerfs, la moelle épinière puis le cerveau. Au niveau cérébral, cette information est décryptée. Les centres cérébraux responsables du traitement et de la perception de la douleur sont multiples. Une fois traitée, l’information emprunte un chemin inverse (du centre vers la périphérie). C’est au cours de ce circuit que la douleur va être modulée.

Le cerveau a la capacité d’inhiber ou d’activer certains signaux, en produisant des neurotransmetteurs ou des endomorphines et ainsi de contrôler la douleur. Ces molécules naturellement secrétées par l’organisme en cas de douleur ont un effet antalgique.

C’est parce que le cerveau a un rôle dans la perception et le traitement de la douleur que l’auriculothérapie peut agir. L’auriculothérapie ne supprime pas la cause de la douleur, mais son ressenti. En court-circuitant le message douloureux, l’auriculothérapie aide le système nerveux central à décider si un stimulus est douloureux ou pas. En effet, il existe entre la moelle épinière et le cerveau une « voie d’aiguillage » au niveau du tronc cérébral, c’est à ce niveau qu’est « branché » le pavillon de l’oreille. En stimulant certaines zones de l’oreille, on crée une action réflexe (un arc réflexe) qui diminue l’information douloureuse. Cette action déclenche la libération d’endorphines, substances sécrétées par le cerveau et qui ont la même structure chimique que la morphine.

L’auriculothérapie stimule nos capacités d’auto-soins et intensifie la capacité qu’a notre corps à lutter contre la douleur, l’auriculothérapie vient, ainsi, en renfort des traitements classiques contre-indiqués en cette période. C’est pour cela que ce contexte constitue une occasion de se soigner autrement en exploitant la capacité de notre corps à se soulager.

Lire aussi « L’auriculothérapie comment ça marche »  site Medoucine.

Pour en savoir plus « sur ce que l’on sait sur la douleur »

Carine Chaix-Couturier A propos de l'auteur

Thérapeute en Auriculothérapie J'exerce à Paris et à Montigny Le Bretonneux

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