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Alimentation et endométriose : mon régime anti-inflammatoire

Par Aurore Roose, naturopathe et sophrologue certifiée et validée du réseau Medoucine.


Un des moyens de défense de l’organisme quand il subit une agression est de déclencher une inflammation aiguë dont le premier symptôme caractéristique est la douleur. L’inflammation est dans ce cas la conséquence d’une attaque envers l’organisme. Dans le cas d’une inflammation chronique, l’inflammation constitue une maladie en soi, pouvant se déclarer dans n’importe quel organe du corps et qui est à l’origine de pathologies comme l’endométriose.

Qu'est-ce que l'endométriose ?

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui se caractérise par de fortes douleurs et par des saignements en dehors de l’utérus pendant la période des règles. Ces saignements vont être à l’origine de l’inflammation. Plus le tissu endométrial se répand dans d’autres organes, plus l’inflammation se propage. La complexité de cette maladie est qu’elle est multifactorielle. Mais s’il est impossible d’en connaître les causes précises, les facteurs qui l’entretiennent sont eux connus. Ils sont présents partout, et constituent parfois le quotidien des personnes touchées, alimentant l’inflammation. De par sa situation, le système digestif, et plus particulièrement les intestins, sont fréquemment touchés par cette inflammation. Or, certains aliments peuvent contribuer à l’inflammation, ils sont dits « pro-inflammatoires », alors que d’autres peuvent au contraire la calmer.

Les aliments à éviter et ceux à adopter pour mieux gérer la maladie


A éviter


Les aliments riches en graisses saturées comme le beurre, la crème, le fromage, la viande rouge, la charcuterie et les sucreries car ils contiennent des composants pro-inflammatoires.
Les aliments contenant des additifs (E…) dont une grande part est classée comme cancérigène.
Les aliments ultra transformés contiennent des sucres raffinés, du sel en excès, des graisses saturées, des additifs, des conservateurs, des colorants, des exhausteurs de goût et des ingrédients de mauvaise qualité, ils n’apportent aucun nutriment alors qu’ils sont souvent à forte densité calorique, ce sont des calories « vides ». Dans cette catégorie on retrouve tous les aliments industriels (la pâte à tartiner, les céréales du petit déjeuner, les viennoiseries, les gâteaux, les bonbons, les plats tout prêts comme les quiches, les pizzas, le fast-food, etc…).
Le gluten car il contribue à l’hyper perméabilité intestinale, qui laisser passer des toxines dans le sang.


A adopter


Il va falloir apporter à votre corps des aliments riches en propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Les aliments d’origine végétale devraient constituer la majeure partie de l’alimentation.


Pour faire le plein d’omégas 3 :

  • Les oléagineux (amandes, noix, noisettes), 30g par jour.
  • Les graines de chanvre, les graines de chia, 15g par jour.
  • Les poissons gras comme les sardines, le hareng ou le maquereau, 2 fois par semaine.
  • Les huiles végétales comme l’huile de chanvre ou de cameline, une cuillère à soupe par jour.


Pour faire le plein de vitamines :

  • Entre 1 à 3 fruits par jour.
  • Au moins 400g de légumes quotidiennement. Privilégiez les produits biologiques pour éviter d’apporter des toxines à son corps (résidus de pesticides et autres substances chimiques).
  • Si vous ne pouvez pas vous passer de produits laitiers, ceux faibles en gras et en lactose peuvent être conservés, comme les yaourts. Ils sont à choisir d’origine biologique uniquement et de chèvre ou de brebis.

Bien que l’alimentation anti-inflammatoire ne puisse à elle seule résorber une inflammation chronique, elle n’en est pas moins une alliée pour réguler la maladie et surtout pour éviter une aggravation des symptômes.

Par Aurore Roose, naturopathe certifiée et validée du réseau Medoucine.