L’endométriose est une maladie dont beaucoup de personnes entendent parler, parfois sans vraiment comprendre ce qui se joue derrière les douleurs souvent intenses et la fatigue qui l’accompagnent. Longtemps méconnue, elle peut toucher la vie quotidienne à différents niveaux et mettre des années à être diagnostiquée. Mieux comprendre cette maladie, ses manifestations et la manière dont elle évolue permet d’aborder ce sujet avec plus de clarté et d’écoute. Cela rappelle aussi que les douleurs ne sont jamais à minimiser et qu’un accompagnement adapté peut vraiment changer la manière de vivre avec l’endométriose.
79 % de nos utilisateurs ayant consulté pour endométriose ont constaté une amélioration de leur santé.
L’endométriose est une maladie hormono dépendante caractérisée par la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. Elle toucherait entre 7 % et 10 % des femmes en âge de procréer.
Au-delà de cette définition médicale, l’endométriose est une maladie complexe et encore largement méconnue. Le développement de tissu semblable à l’endomètre dans des zones anormales peut entraîner une inflammation chronique, qui explique en partie l’intensité et la persistance des douleurs. Ce mécanisme peut toucher différents organes, comme les ovaires, les trompes, le péritoine, parfois même le système digestif ou urinaire.
Cette maladie évolue de manière variable : certaines personnes ressentent des douleurs dès l’adolescence, tandis que d’autres ne découvrent leur endométriose que plus tard, souvent après des années d’errance diagnostique. Cette variabilité contribue à la difficulté de la reconnaître et souligne l’importance d’une écoute attentive des symptômes.
Les manifestations sont variées, mais deux dimensions reviennent fréquemment : des douleurs importantes, souvent invalidantes, et des difficultés à concevoir un enfant pour certaines personnes. Toutefois, il est essentiel de souligner que la gravité de la maladie ne se mesure pas à l’intensité de la douleur : certaines formes avancées peuvent être peu douloureuses, tandis que d’autres, moins visibles, entraînent une souffrance importante.
Les symptômes de l’endométriose peuvent varier d’une personne à l’autre. Certains signes sont typiques, tandis que d’autres passent plus inaperçus. Les symptômes peuvent être parfois difficiles à interpréter, car ils varient fortement d’une personne à l’autre et peuvent être confondus avec d’autres troubles. Il est donc important d’observer l’ensemble des ressentis et non un signe isolé. Voici parmi les manifestations les plus fréquentes :
Ces douleurs peuvent être ponctuelles ou persistantes et impacter le quotidien, les relations et les activités professionnelles.
Les causes exactes ne sont pas entièrement connues, mais plusieurs facteurs sont évoqués. Même si la recherche progresse, les causes de l’endométriose ne sont pas encore totalement établies. On sait toutefois qu’un ensemble de facteurs peut contribuer à son apparition.
Les causes exactes ne sont pas entièrement connues, mais plusieurs éléments sont évoqués dans la littérature scientifique. Il ne s’agit pas d’une maladie liée à un seul facteur : plusieurs mécanismes pourraient intervenir simultanément. Parmi les causes possibles les plus souvent mentionnées :
La maladie peut également évoluer en fonction de situations hormonales : amélioration possible pendant une grossesse ou diminution des symptômes après la ménopause.
Sans prise en charge adéquate, l’endométriose peut évoluer et générer des répercussions plus importantes. Les douleurs peuvent devenir plus fréquentes, l’impact émotionnel plus lourd et le quotidien plus difficile à gérer. Parmi les principales conséquences observées :
Un diagnostic et une prise en charge précoce permettent souvent d’éviter une aggravation des symptômes.
En cas de suspicion d’endométriose, il est essentiel de consulter un professionnel de santé. Le médecin ou le gynécologue est le seul habilité à établir un diagnostic et à proposer un traitement adapté.
Agir face à l’endométriose demande généralement une démarche progressive, mêlant suivi médical, écoute des symptômes et adaptations du quotidien. L’objectif est de mieux comprendre la maladie et d’en limiter les effets au jour le jour. Les étapes possibles :
Les pratiques complémentaires ne guérissent pas l’endométriose, mais peuvent accompagner les femmes concernées en complément du suivi médical. Ces approches ne visent pas à traiter la maladie, mais elles peuvent contribuer à améliorer la qualité de vie lorsque la douleur, la fatigue ou la charge émotionnelle deviennent éprouvantes. Elles peuvent notamment aider à :
Ces approches peuvent aider à mieux vivre la maladie au quotidien, mais ne remplacent jamais une prise en charge médicale.
Le rôle du praticien ne consiste pas à traiter la maladie, mais à accompagner la personne dans son mieux-être. Il peut :
Cet accompagnement se fait toujours en complément des soins prescrits par un professionnel de santé.
Certains signes doivent alerter et encourager une consultation médicale, afin d’obtenir un diagnostic précis et d’écarter d’autres causes possibles. Il est recommandé de consulter lorsque :
Un professionnel pourra orienter vers un diagnostic précis et une prise en charge adaptée.
Oui, elle peut apparaître dès les premières règles.
Non : des formes sévères peuvent être peu douloureuses, et inversement.
Les symptômes diminuent souvent, mais cela n’est pas systématique.
Non, même si elle peut rendre la conception plus difficile dans certains cas.
L’endométriose est une maladie hormono dépendante pouvant provoquer des douleurs importantes et, dans certains cas, des difficultés à concevoir. Elle peut avoir un retentissement physique, émotionnel et social important.
Un diagnostic médical est indispensable pour mettre en place une prise en charge adaptée. Les pratiques complémentaires peuvent soutenir la gestion des douleurs et le mieux-être, toujours en complément des soins prescrits par un professionnel de santé.
AMELI - Endométriose : définition et facteurs favorisants
Darai E, Rouzier R, Dubernard G. Fertilité et endométriose. Extrait des Mises à jour en gynécologie médicale. Collège national des gynécologues et des obstétriciens français. Paris. 2006:185-200.
Gallard, F., Comby, F., & Desmoulière, A. (2014). L’endométriose ou les endométrioses?. Actualités Pharmaceutiques, 53(538), 16-19.
Simoens, S., Dunselman, G., Dirksen, C., Hummelshoj, L., Bokor, A., Brandes, I., ... & Falcone, T. (2012). The burden of endometriosis: costs and quality of life of women with endometriosis and treated in referral centres. Human Reproduction, 27(5), 1292-1299.
Pouly, J. L., Canis, M., Velemir, L., Brugnon, F., Rabischong, B., Botchorichvili, R., ... & Janny, L. (2007). La stérilité par endométriose. Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, 36(2), 151-161.
Rubi-Klein, K., Kucera-Sliutz, E., Nissel, H., Bijak, M., Stockenhuber, D., Fink, M., & Wolkenstein, E. (2010). Is acupuncture in addition to conventional medicine effective as pain treatment for endometriosis?: A randomised controlled cross-over trial. European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology, 153(1), 90-93.
Zhu, X., Hamilton, K. D., & McNicol, E. D. (2009). Acupuncture for pain in endometriosis. Cochrane Database Syst Rev, 9.
Audebert, A. (2006). Le coaching de l'endométriose. Gynécologie obstétrique & fertilité, 34(4), 329-336.