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Acouphènes: comment les soulager grâce à la sophrologie

Par Cécile Leroy, sophrologue certifiée et validée du réseau Medoucine.


« Je n’en peux plus de ces sifflements dans ma tête ! », « C’est comme un bourdonnement en permanence dans mes oreilles »… Vivre avec des acouphènes chroniques est une vraie souffrance pour plus de quatre millions de français. Si vous êtes concerné(e) par ce symptôme souvent bénin mais particulièrement dérangeant, cet article est fait pour vous: voici trois exercices de sophrologie qui vous aideront à mettre à distance les acouphènes. Simples à réaliser, ils sont aussi discrets et faciles à intégrer dans votre quotidien.


Découvrez quelques conseils pour percevoir tous les bénéfices de ces exercices. Réalisez-les dans l’ordre, en prenant le temps de les intégrer. Faites le premier exercice pendant 21 jours, puis le deuxième pendant 21 jours, etc.Prenez quelques minutes chaque jour, par exemple le matin dans la salle de bain, avant le déjeuner, avant de vous endormir : choisissez un moment de la journée qui vous convient et faites-en une sorte de routine personnelle. En sophrologie la régularité et la répétition sont les clés d’une amélioration durable. Vous verrez, vous y arriverez de mieux en mieux.


Relâchez les tensions accumulées


Prenez une grande inspiration, et en retenant l’air quelques instants contractez tous les muscles de votre corps (tout particulièrement ceux du visage, des épaules et des mains). Expirez profondément et relâchez toutes les tensions. Prenez le temps d’accueillir les sensations qui émergent suite à cette stimulation. Puis recommencez deux autres fois.Pendant cet exercice essayez de ne conserver que le tonus qui vous permet de maintenir votre posture. Toutes les autres tensions sont inutiles!


Entraînez-vous à la respiration abdominale


Dans la position de votre choix, placez une main à plat au-dessus du nombril. Inspirez doucement et profondément par le nez en gonflant le ventre, comme un ballon qui se remplit d’air. Votre main suit simplement le mouvement. Votre thorax ne doit pas bouger, ou alors très peu (vous pouvez poser l’autre main sur votre plexus pour vérifier). Expirez ensuite lentement par le nez, en vidant vos poumons. Continuez sur plusieurs respirations. Pendant cet exercice concentrez-vous sur le trajet de l’air qui rentre par les narines à l’inspiration, et qui ressort peut-être un peu plus tiède à l’expiration. Si vous le souhaitez vous pouvez y ajouter une image de détente (lieu, odeur, mot…). Prenez le temps d’accueillir les sensations qui émergent suite à cet exercice. L’intérêt ici est de dé-focaliser progressivement de l’acouphène en se concentrant sur des sensations corporelles agréables.


Mettre en place son geste d'auto-ancrage


Je vous conseille de choisir un geste discret, par exemple un frottement du pouce et de l’index. Il est important de s’entraîner dans un moment où l’acouphène se fait pas ou peu présent. Adoptez une respiration abdominale et laissez venir une image de détente. Prenez le temps de ressentir les sensations de détente qui émergent peut-être, et à l’aide de votre respiration sentez-les se diffuser dans tout votre corps. Puis, toujours connecté(e) à ces sensations de détente, réalisez votre geste-signal (pendant au moins 40 secondes). Recommencez plusieurs fois pour associer le geste et les sensations. Une fois l’exercice intégré, l’objectif sera de réaliser ce geste dans les moments de crise, pour provoquer un réflexe de détente.

Lorsque vous maîtriserez les trois exercices vous pourrez les enchaîner pour en renforcer encore l’efficacité. N’hésitez pas à partager cet article pour aider d’autres personnes !

Par Cécile Leroy, sophrologue certifiée et validée du réseau Medoucine.