Depuis la crise Covid, les journées d’absentéisme de longue durée ont considérablement augmenté. Elles s’évalueraient à plus de 34% !
On compte aujourd’hui 87% de Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), avec des gènes ou des douleurs parfois invalidantes. Ces TMS représentent 30% des arrêts maladie et touchent particulièrement la région du dos (20%).
Ils sont suivis par les Risques Psycho-Sociaux (RPS), en lien avec le stress, les violences externes ou internes, la fatigue, les troubles du sommeil. Les conséquences impactent directement la santé cardiaque, psychique et musculo-squelettique. On considère que 45% des salariés sont sujets à la fatigue physique et psychologique.
Quant au télétravail, bien installé depuis la crise sanitaire, il entretient les mauvaises postures, nourrit la sédentarité et l’isolement social. On chiffre à 95% le nombre de Français en manque d’activité physique avec une position assise trop longue.
Les TMS et les RPS incarnent au total 22 millions de journées perdues pour l’entreprise.
Alors quels sont les leviers pour optimiser le bien-être du salarié et de l’entreprise ?
Bouger et respirer
La sédentarité est impliquée dans 7.2% de décès, toute cause confondue. Le télétravail, la position assise prolongée, les mauvaises postures, le manque de temps pour pratiquer une activité physique, impactent la santé musculo-squelettique, cardio-vasculaire, circulatoire, et le bien-être mental.
L’humain n’est pas fait pour rester immobile
Il a besoin de bouger, de mobiliser ses articulations et muscles, de diversifier ses points d’attention. Bouger régulièrement est un temps à prendre qui, au total, sera gagnant ! Toutes les 20 minutes, levez vous, changez de focus, étirez vous, mobilisez les articulations sur 2 à 3 minutes. Là encore vous constaterez les nombreux bénéfices sur le corps et l’esprit !
L’humain a également besoin de s’oxygéner !
Apprendre à respirer va permettre d’ouvrir la poitrine, souvent figée par les postures de replis impliquées par le travail sur l’ordinateur. Cela va également mobiliser le diaphragme, relancer la circulation dans tout le corps. Non seulement le bénéfice va favoriser les échanges gazeux et les grandes fonctions de l’organisme, mais aussi avantager les nouvelles idées, la concentration.

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Autonomiser et nourrir le « care »
La sédentarité, les gestes répétitifs, les irritants bio-mécaniques, les mauvaises postures, mais aussi les émotions, influencent le bien-être.
Agir uniquement sur le postural dans une démarche de sensibilisation préventive et de sécurité ne donne pas de bénéfice, car cela ne parle qu’au mental et ne permet pas de prise de conscience, ni de se responsabiliser. De la même manière, les propositions 100% digitales ne mobilisent pas sur la durée.
Clé n°1
« Si tu donnes un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Si tu lui apprends à pêcher, tu le nourris pour la vie » Confucius
Rendre le salarié acteur de sa santé, c’est donner du sens et des outils concrets, en conscience. C’est la voie gagnante.
Pourquoi ? Parce qu’il va pouvoir répondre rapidement et en autonomie à sa problématique. Cela peut être face à un moment de stress, au besoin de se concentrer avant une réunion importante, soulager des tensions articulaires.
Clé n°2
Placer de la sollicitude, de l’intérêt au bien-être des collaborateurs, soigner le « CARE », est la deuxième clé.
En effet, considérer l’autre, c’est lui accorder de l’importance. Le sentiment d’appartenance et d’utilité au sein d’un groupe va favoriser l’envie d’aller vers son meilleur, pour servir les engagements d’une entreprise. Se sentir bien, en inclusion, va naturellement optimiser les systèmes de régulation du corps pour le plus grand bien de l’individu et de ses objectifs. Concrètement, c’est améliorer l’humeur, le sommeil, la digestion, le niveau d’énergie.

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Comment ?
Selon l’Agence Européenne de Santé et Sécurité au Travail, 1€ investi dans la Qualité de Vie au Travail a un retour sur investissement de 13€ !
Alors concrètement, quels sont les leviers pour accompagner la santé des collaborateurs et des entreprises ?
Optimiser les 3B : bien manger, bien éliminer, bien dormir
Ce socle est garant du bien-être physique et mental, bien connu des athlètes de haut niveau dans leur recherche de performance. L’alimentation est le carburant nécessaire pour garder un niveau de forme optimale. L’élimination des toxines impacte considérablement sur la clarté mentale. Par ailleurs, tout ce qui n’est pas filtré par le foie et le système lymphatique, vient finalement se loger dans les muscles et les articulations. Cela se manifeste par la douleur. Enfin, un sommeil de qualité est élémentaire pour permettre au corps de se recharger.
Agir sur la respiration
Le souffle est un moyen rapide et efficace pour influer sur le système nerveux autonome. En conséquence, la biochimie est modifiée au profit d’un boost d’énergie et de l’immunité. L’inflammation diminue. Cela vient même soutenir la perte de poids. De la même façon, la bio-mécanique respiratoire va permettre un massage de tous les organes des foyers moyen et inférieur. La digestion et les émonctoires sont favorisés. Enfin, bien respirer impacte sur la psychophysiologie. C’est à partir de cela que la gestion du stress et des émotions est plus fluide. Sans compter les bénéfices sur la concentration et le focus. Réapprendre à respirer c’est bonifier les systèmes de l’organisme pour mieux vivre.
Prendre en charge le corps pour libérer la tête !
Toute action sur le physique va impacter le mental, et vis et versa. Nul doute que les tensions physiques, les raideurs, les douleurs viennent altérer la bonne humeur, l’attention, la mobilité. En bref, cela entrave l’accès vers son meilleur. Pour être bien dans ses baskets, rien de tel que prendre soin du musculo-squelettique à l’aide d’exercices simples et ciblés. À commencer par la posture. Saviez-vous que la position est en lien avec la synthèse de certaines hormones ? Pouvoir libérer les parties du corps meurtries par les gestes répétitifs influencera sur l’état émotionnel.
Action contre la réaction
Ici, c’est investiguer son propre fonctionnement par un regard intérieur. C’est aussi s’autoriser à garder le contrôle sur le mental, et non l’inverse. En sorte, savoir actionner son potentiel devant l’adversité plutôt que réagir avec fougue et démesure. C’est ainsi que s’installe la bonne entente dans les équipes, de manière pérenne. Se rendre au travail est alors assimilé à un RV de la bonne humeur ! Il y a pléthore d’outils pour parvenir à communiquer en toute intelligence et reconnaitre lorsqu’une pause s’impose ! La méditation, la relaxation, certaines postures vous y amènent en quelques minutes.

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Respirons ensemble et observez ce que cela change en vous
Je vous propose maintenant un exercice simple, pour vider le mental et se reconnecter à soi-même. Il peut être pratiqué lorsque vous vous sentez envahi(e) par les tâches, lorsque vous ne savez plus où donner de la tête. Travailler alors sur le souffle est un outil puissant qui vient unir les sensations du corps aux perceptions du mental. À la fin de l’exercice, vous devriez être prêt(e) pour repartir de plus belle !
En position assise, les yeux fermés, inspirez par le nez, de façon lente et profonde, puis expirez toujours par le nez. Chaque cycle respiratoire va compter pour 1. Ainsi, vous allez effectuer 7 cycles respiratoires, 1, 2, 3……. Jusqu’à 7, puis vous allez redescendre de 7 à 1. L’objectif est de ne pas se laisser distraire par des idées parasites, tout au long de l’exercice. Si une pensée arrive, recommencez l’exercice à partir de 1.
Bravo, vous êtes focus sur le rythme de 7, alors passez à 14, puis 21, etc
Alors ? Ne ressentez-vous pas l’effet d’un reset ? Dès lors, vous pouvez reprendre vos activités en étant plus concentré(e) et performant(e) que jamais !
par Sabine Brihaye, praticienne en Énergétique Traditionnelle Chinoise et animatrice d’ateliers QVT, du réseau Médoucine.
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