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Solitude : 1 français sur 10 serait en situation d’isolement total

26 mars 2024

Le bouleversement de nos habitudes nous plonge souvent dans la solitude. Les rythmes, les activités, les obligations créent les liens physiques et sociales ; liens si primordiaux au développement de l’être humain. Lorsque le changement ou l’arrêt (plus ou moins brutal) de nos habitudes se manifeste, nous nous sentons égarés, perdus ; nos repères disparaissent.

L’inconnu est là, il nous inquiète, nous fait peur (tout ce que nous ne connaissons pas effraie). Nous basculons dans un sentiment de vide, qui rapidement nous isole, nous immerge dans la solitude. La solitude nous envahit plusieurs fois au cours de notre vie, que l’on soit enfants, adolescents, jeunes adultes, adultes ou personnes âgées.

L’isolement est un état qui peut rapidement nous plonger dans des états émotionnels tourmentés, un mal-être ; il y a souvent qu’un pas vers une dépression… Selon une étude récemment menée, 1 personne sur 10 est en situation d’isolement total.

Une étude pour comprendre la solitude

D’après une étude menée par la Fondation de France, 1 français sur 10 souffrirait d’isolement total. Elle note aussi que les jeunes se sentent plus seuls que les adultes de plus de 50 ans. Pourtant, notre nature profonde cherche à communiquer, partager ; nous sommes des êtres vivants qui avons besoin du groupe pour nous faire vivre, avancer, grandir.

La solitude, une saison plus qu’une autre ?

C’est durant la période des grandes vacances d’été que la solitude est la plus fortement ressentie :

  • 1 jeune sur 2 de moins de 25 ans (50% !!)
  • 1 adulte sur 4

La solitude, que provoque-t-elle en nous ?

  • Un sentiment de se sentir seul, incompris :
    • Dans la « foule », en famille, avec des amis, on se sent incompris, nostalgique
  • Un état émotionnel qui renvoie à un vécu subjectif propre à chacun d’entre nous
    • Le bien-être est bousculé, les émotions nous envahissent (Colère, Peur, Tristesse, Dégoût)
  • Un « abandon » de notre place occupée dans l’espace social & aux relations entretenues avec les autres

Pexels

Notre place au sein du groupe ? Comment évolue-t-elle ?

La crèche, l’école, le lycée, la fac nous apprennent à vivre en communauté avec des règles & des codes, on vit ensemble, en groupe. Nous sommes de « petits êtres » en quête de civilisation. Commence le jugement sur notre capacité à se faire des amis, à s’intégrer en respectant les codes et les us.

À la fin du cursus scolaire, on se retrouve souvent bien seul. On prend place professionnellement, on redécouvre, on réapprend à vivre dans une nouvelle « communauté ». Il n’y a plus de cours de récré ou pause méridienne assez longue pour n’avoir que ça à faire : « sociabiliser ».

La vie de famille change, évolue radicalement. On quitte la maison seul(e) ou en couple. Nous attendons souvent beaucoup des « autres » en quête de remplacement de notre père, de notre mère, de notre fratrie… Et c’est la grande désillusion, une sensation de vide, un vécu de perte nous envahit.

Seul(e), isolé(e) nous sommes confrontés(e) à la solitude. Tant d’années d’apprentissage et voilà que nos liens physiques et sociales se disloquent…

Et si l’isolement était bénéfique ?

Avoir du temps pour commencer un travail en profondeur sur soi :

  • Du temps pour réfléchir
  • Du temps pour faire des choses pour soi et rien que pour soi
  • Comprendre qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné
  • Accueillir les moments « choisis et voulus » (solitaire / groupe / convivialité)

« Si vous vous ennuyez quand vous êtes « seul(e) » demandez-vous si vous êtes en bonne compagnie ? »

Vous vous surprendrez que même une annulation de rdv, un départ en vacances qui tombent à l’eau n’est plus vécu comme un drame, mais une opportunité de se retrouver et de se poser.

Émerger de la solitude

« Pour certains, la solitude est insupportable car ils doivent faire face à leur propre compagnie. » Gilberto Araûjo de Alcântara

  • La motivation : « retrouver son mieux-être »
  • L’apprentissage & l’assiduité de nouvelles pratiques, hobbies, pensées
  • La persévérance
  • L’habitude laisse ainsi émerger la joie de vivre, le partage au sein des groupes

Le sentiment de solitude disparaît. La vie reprend ses droits, de nouvelles habitudes.

Pexels

Conclusion

Il est essentiel de reconnaître que la solitude ne doit pas être stigmatisée et que chacun peut être touché à un moment ou à un autre de sa vie. La solitude est « dévastatrice » au premier abord… Elle nous bouscule, nous terrifie !

Après avoir éprouvé jusqu’à un niveau abyssal la solitude, l’ennui, voire la dépression, l’esprit, le corps, souffriront, mais ressortiront grandis et auront le besoin vital, si ce n’est de choisir, de profiter et d’accueillir la compagnie, la convivialité au sein du groupe.

C’est « arrêts » brutaux, violents nous permettent avec le temps, en pleine conscience, de faire surgir notre force, notre volonté, de notre MOI profond.

 

par Charlotte Mahieuw, praticienne reiki, hypnose et coaching du réseau Médoucine.

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