Le cycle menstruel, bien que faisant partie intégrante de la vie d’une femme, reste encore obscur pour beaucoup d’entre elles. En effet, mis à part la période des règles, les autres phases du cycle restent assez flous. Quelles sont les hormones qui régissent le cycle menstruel ? Quelles sont les différentes phases du cycle menstruel ?
Ensemble, revoyons le cycle menstruel pour enfin le comprendre. Commençons par revoir les bases.
Attention : Ici, nous allons parler du cycle menstruel au naturel, comprendre sans l’intervention de contraception hormonale.
Le cycle menstruel, qu’est-ce que c’est ?
C’est l’ensemble des phénomènes qui prépare l’organisme de la femme à accueillir une possible grossesse. Le cycle menstruel s’étend sur une période allant du 1er jour des règles, jusqu’au 1er jour des suivantes. Le cycle s’interrompt en cas de fécondation, et il est présent de la puberté (1res règles d’une femme) jusqu’à la ménopause.
Le cycle menstruel est géré par les hormones, et il est marqué par plusieurs phases distinctes.

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Quelles sont les hormones du cycle menstruel ?
Pour aller dans le détail tout en restant simple, l’hypothalamus, qui joue le rôle de régulateur, ordonne à l’hypophyse de sécréter d’autres hormones : LH et FSH, et aux ovaires : œstrogène et progestérone. Le dialogue permanent entre le cerveau et les ovaires permet le rétrocontrôle.
Quelle est la durée du cycle menstruel ?
Pour rappel, la durée du cycle menstruel varie d’une femme à une autre. Si la moyenne est de 28 jours avec une ovulation aux alentours du 14ème jour, ce n’est pas une vérité absolue.

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Quelles sont les différentes phases du cycle menstruel ?
On a tous ce souvenir du cycle menstruel résumé en un schéma d’une courbe avec un pic au milieu. C’est une façon assez simple pour expliquer le travail des hormones. Évidemment, les jours indiqués pour les phases représentent une moyenne et non pas une donnée absolue puisque la durée d’un cycle diffère d’une femme à une autre.
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La phase folliculaire (jour 1 à jour ≈ 14)
C’est le début du cycle, cela commence avec le 1er jour des menstruations. On constate une chute de la production d’hormones. L’utérus évacue l’endomètre (muqueuse utérine) quand il n’y a pas eu fécondation. Les saignements des règles varient évidemment d’une femme à une autre, mais on peut estimer une durée moyenne allant de 3 à 8 jours.
Après quoi, le corps se prépare à ovuler : l’hypophyse libère la FSH qui entraîne la croissance des follicules. Pour rappel, la plupart du temps, un follicule : un ovule. Lorsque ce dernier entre en maturation, l’œstrogène est secrété en masse jusqu’à atteindre un pic autour de l’ovulation. En même temps, l’œstrogène permet à l’endomètre de s’épaissir afin de le préparer à recevoir un œuf si fécondation.
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L’ovulation (≈ jour 14)
Le taux d’œstrogène qui continue d’augmenter progressivement va déclencher la libération de la LH qui va permettre au follicule de se rompre et de libérer l’ovule : c’est l’ovulation. C’est le fameux pic que l’on retrouve sur le schéma du cycle menstruel. Il correspond au pic de LH. L’ovocyte descend la trompe de Fallope jusqu’à l’utérus. Cela peut prendre entre 3 et 4 jours en moyenne. L’ovocyte est fécondable pendant 24h s’il y a présence de spermatozoïdes. S’il n’est pas fécondé, il se dégénère.
Généralement, c’est la période où la femme se sent la plus séduisante : des traits plus fins, des seins plus gonflés, et la libido est souvent au « top ».
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La phase lutéale (≈ jour 14 à ≈28)
Les hormones FSH et LH diminuent, le follicule se transforme en corps jaune qui entraîne la sécrétion de progestérone jusqu’à la fin du cycle. Cette dernière permet l’épaississement de la muqueuse utérine. On peut d’ailleurs noter un pic de progestérone souvent « une semaine » environ après l’ovulation puis une rechute. L’œstrogène continue d’être sécrétée de façon plutôt régulière.
S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune se dégrade, entrainant avec lui la baisse de la progestérone et de l’œstrogène, signalant au corps qu’il est temps d’évacuer l’endomètre. C’est le retour des règles et avec elles, le commencement d’un nouveau cycle.
Si au contraire il y a fécondation, les cellules trophoblastiques (le « placenta » à ses débuts) secrètent la hCG, l’hormone de la femme enceinte, que l’on peut détecter aussi bien dans les urines que dans le sang. Cette hormone stimule et maintient la sécrétion d’œstrogène et de progestérone tout en bloquant les sécrétions de LH et FSH afin d’éviter une nouvelle grossesse.

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Pourquoi est-ce important de connaître et de comprendre son cycle menstruel ?
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Prévoir ses règles
On ne va pas se mentir, c’est toujours mieux de savoir quand elles vont arriver. Non seulement pour prévoir ce qui faut, mais cela permet aussi de comprendre ce qui se passe dans le corps, les changements (physiques, émotionnels, etc. SPM bonjour !).
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Avoir un œil sur sa santé
Le cycle menstruel peut être un reflet de notre état de santé. Aménorrhées, cycles irréguliers, règles très douloureuses, … tout cela peut être annonciateur d’un problème nécessitant un suivi.

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Désir d’enfant et/ou contraception
Connaître et observer son cycle permet de repérer sa période fertile, ce qui est une aide précieuse lorsque l’on souhaite tomber enceinte ou au contraire l’éviter ! Attention, cela demande tout de fois une observation et une compréhension accrue de son cycle menstruel.
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Être en harmonie avec son corps
Connaître son cycle menstruel permet de mieux se comprendre, et d’avoir une meilleure relation avec soi-même. Ne pas en faire un tabou permet d’oser consulter si besoin, d’en parler pour soi ou sa fille par exemple.
En conclusion, connaître et comprendre son cycle menstruel est une bonne façon de comprendre son corps et les messages qu’il envoie. Et n’oubliez pas que chaque femme étant unique, le cycle menstruel est lui aussi unique à chacune !
par Fanny Dubois, praticienne en naturopathie du réseau Médoucine.
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