Je crois que chacun de nous a, à un moment ou à un autre, a eu un animal de compagnie dans sa vie. Et, malheureusement, comme tout être vivant, un animal de compagnie n’est pas éternel, qui plus est, ce compagnon vit moins longtemps que nous…
Pour répondre à la problématique : « Comment gérer la perte de son animal de compagnie ? », il convient d’abord de pouvoir répondre à ces 3 questions : Quelle a été l’importance que ces animaux ont eu dans nos vies ? Quelles traces nous ont-ils laissé ? Quelle a été notre réaction face à leur mort ?
1 – Quelle a été l’importance de notre animal de compagnie dans nos vies ?
Comment peut-on définir la place d’un animal de compagnie ?
La place d’un animal de compagnie, c’est :
- un membre de la famille,
- un compagnon de tous les instants,
- notre dernier enfant,
- notre confident,
- notre doudou,
- notre meilleur ami
- …
La liste pourrait être tellement longue et chacun à ses propres mots pour définir qui il était. L’utilisation du pronom “qui” a toute son importance car, à ce moment-là, il a eu autant d’importance qu’un être humain, et dans certains cas, même bien plus.
On l’a souvent eu quand il était petit, peut-être même avons-nous eu la chance de pouvoir le choisir dans un élevage ou dans une animalerie. On l’a vu grandir, faire des bêtises, apprendre, désobéir, se faire gronder, s’amuser, vieillir et pour finir mourir… Là aussi, une longue liste de choses pour lesquelles il a été présent. Il nous câlinait quand nous en avions besoin et savait nous remonter le moral et cela, même sans la parole.
Savez-vous que, en France, selon une étude de 2016 effectuée auprès de 14000 personnes, plus de 50% déclarent posséder un animal de compagnie. Et, sans surprise, nos animaux préférés restent le chien et le chat.

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Si on veut rentrer un peu plus dans le détail ce serait 29.7% des foyers qui possèderaient au moins un chat contre 20.2% au moins un chien. A noter également, que dans une autre enquête réalisée, cette fois ci, en 2014 auprès de 2000 personnes, 90% des interrogés déclarent emmener leur chien et/ou chat en vacances.
Aussi, l’amour que nous portions à ce compagnon et l’attention qu’il nous procurait en retour, mérite autant un deuil que celui que nous ferions pour un être humain.
2 – Quelles traces notre animal de compagnie nous ont-ils laissé ?
Indépendamment des traces de morsures ou de griffures sur nos canapés ou nos murs, la trace que ce partenaire de vie nous a laissé est immuable. Car notre lien d’attachement était fort, très fort même. Pour ne pas dire aussi fort, si ce n’est plus dans certaines circonstances, que celui avec un humain. Car il était unique alors notre relation et la trace qu’ils nous laissent l’était également.
Aujourd’hui si l’on regarde en arrière, on se remémore les bons moments. Peut être un ou 2 de ces objets avec lesquels il aimait s’amuser ont été gardés, histoire d’une période transitoire car ces jouets gardés risquent de nous rappeler sans cesse son absence. Même si on peut croire que ces gadgets nous font garder une mémoire de son vécu, c’est bien dans notre cœur qu’on retrouve cette trace car nous étions plein d’amour pour cet être vivant.
Selon une étude menée en 2016, en France, auprès de 530 personnes de 18 ans et plus, à la question quel est le sentiment que vous a provoqué votre animal de compagnie :
- 60% ont répondu la fidélité
- 50% ont répondu la tendresse
- 38% ont répondu le réconfort
- 18% ont répondu sociabilité
- 17% ont répondu la douceur et le responsabilité
- 16% ont répondu la sensibilité et la joie
- 9% ont répondu la convivialité
- 8% ont répondu la solidarité et la compassion
- 7% ont répondu la passion
- 3% ont répondu la fierté
- 1% pour le reste et aucun sentiments
Ces chiffres nous montrent le bel apprentissage que nous avons pu faire auprès de notre complice ainsi que la belle trace qu’il a laissé dans notre vie.
Alors, a-t-il su combler un certain vide dans notre vie ? La réponse est oui. Est-ce que des habitudes se sont créées avec lui ? La réponse est toujours oui mais également grâce à lui. Sa présence et son écoute nous ont octroyé une certaine garantie de bien être. De notre côté, avec le statut de maîtres et/ou maîtresses nous avons été, nous aussi, les garants de leur santé, de leur bien-être et de leur sécurité.
Par contre, dans certains cas, ce sont bien des décisions pas faciles qui seront à prendre, comme pour une maladie ou un accident de la voirie, mais par amour pour notre animal, nous choisirons une mort douce et sans douleur auprès d’un vétérinaire. Mais ce sera bien le choix de son dernier “bien être” que nous souhaitons plutôt que le choix de sa mort à proprement parler.

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3 – Quelle a été notre réaction face à la perte de notre animal de compagnie ?
Chaque mort étant différente nos réactions face à elle le sera également. Notre lien d’affection étant fort alors la réaction n’en sera pas moins forte. Des pleurs, des cris, de la sidération face à cette nouvelle à laquelle nous ne nous attendions pas, de la colère peut-être face à cette mort injuste parfois mais surtout une grande détresse face à ce vide qu’ils nous laissent.
N’avez-vous pas remarqué cette forme d’incompréhension de notre entourage par rapport à ce que l’on vit ? Et qui n’a jamais entendu “quand même, ce n’est qu’un chien” voir des phrases du genre “n’exagère pas ce n’est pas un être humain quand même”. Comment ne pas avoir tissé des liens avec ce compère qui nous a accompagné un si grand nombre d’années ?
Aucune honte à avoir d’être en deuil de son animal de compagnie ni même à le dire. Après tout il vous aimait et vous l’aimiez en retour. Doit-on toujours se soucier de ce que les autres peuvent penser ? C’était notre relation, rien qu’à eux et nous. Quelque part c’était notre couple alors oui je suis en deuil de ma relation de couple!
Est-ce normal de souffrir de cette perte ? La réponse est oui.

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C’est ainsi que l’on prendra un temps pour ce chemin de deuil. Le temps qu’il faudra, celui qu’il nous faudra. Rien de défini, aucune limite, juste celle que l’on voudra se fixer. Car ce deuil doit se comprendre, se digérer pour enfin s’accepter. Et peut-être, que nous serons prêt, à nouveau, un jour, pour donner tout cet amour auprès d’un autre animal. Il en naîtra une nouvelle complicité, un nouveau lien. Pourquoi vouloir fermer son avenir sur ce passé.
Ce qui est sûr c’est qu’on ne pourra pas l’oublier, car c’est une chose impossible. Il a été à nos côtés durant de si longues années. Gérer la perte de son animal de compagnie n’est pas une chose anodine, ne laissez personne dire le contraire. Les animaux de compagnie ont été et resteront à tout jamais nos compagnons de vie.
Par Guylène Chevalier, praticienne en coaching de vie recommandée du réseau Médoucine.
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Sources : Statista, 30 Millions d’amis
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