Les produits alimentaires sont variés et abondants. Les aliments pauvres en intérêt nutritionnels sont nombreux et pas toujours faciles à repérer. Des études montrent que la qualité de notre alimentation influence notre santé. Éduquez nos enfants à une bonne alimentation pour préserver leur équilibre physiologique est psychologique est une évidence !
Premiers pas alimentaires
Ouvrir le palais aux goûts des aliments
Le Goût se forme très tôt dans la petite enfance et peut évoluer avec l’âge. Son éducation commence avec la tétée où le goût du lait est associé à la chaleur humaine et à l’absorption. Le calme, la disponibilité et la douceur sont de mises. Pour le bébé, s’alimenter permet d’atteindre un état de plénitude. Le parent nourricier lui apporte un sentiment de sécurité. L’attachement affectif est mutuellement nourri. Le lait doit rester nature sauf nécessité médicale.
Premières diversifications : des goûts basiques
Introduisez les nouveaux aliments natures. Une carotte doit sentir la carotte, les petits pois doivent avoir leur propre saveur, etc. Séparer légumes de la viande ou du poisson. Proposer l’aliment d’abord en purée puis en petits morceaux. La sensation diffère selon la formule. Commencez par de petites quantités, une cuillère ou deux, puis poursuivez le repas avec un aliment connu donc rassurant. La nouvelle saveur sera reproposée plus tard pour donner le temps au cerveau de votre enfant d’intégrer cet aliment. Son estomac développera progressivement des enzymes digestives appropriées.
Évitez le conflit : votre bébé doit se sentir accompagné dans cette démarche de diversification. Le forcer, il ne comprendra pas, et céder à ses réticences ne l’aidera pas à persévérer dans la découverte de la nourriture. Une attitude intermédiaire alliant insistance et douceur l’accompagnera tranquillement dans cette étape d’ouverture du palais. Inutile de vous « racheter » en proposant un dessert.
Le goûter
Entre 16h30 et 17h30 votre enfant peut consommer du sucré : un fruit, une compote ou une tartine à la confiture. Évitez les confiseries pleines d’additifs et hyper sucrées. Le goûter doit rester frugal. Il permet de recharger ses batteries, de patienter jusqu’au dîner et de se détendre. Pas de télévision ni d’écran, l’enfant doit se concentrer sur son plaisir alimentaire. Après cette pause, il est prêt à jouer ou travailler ses leçons.

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Passer à table
Les horaires sont importants
Manger dans un cadre détendu permet d’associer le repas à un temps agréable. Respectez les horaires de votre petit, quitte à le faire manger avant les plus grands et les adultes. Il se nourrira mieux avec des horaires fixes et sans grignotage. Le faire patienter peut le rendre grognon et la fatigue prendra le dessus. Difficile de lui demander un effort gustatif s’il a besoin de dormir. Il partagera la table familiale quand son âge le lui permettra.
Le partage
Se retrouver autour de la table permet de partager un moment convivial et de manger en pleine conscience. A contrario, faire son repas dans son coin n’ouvre pas l’appétit et augmente le besoin de sucre, de sel ou d’aliments ultra-transformés. Cela s’accentuera en période de stress.

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Les gouts spécifiques
Introduction du sucre
Le sucre en morceau ou en poudre sont des produits concentrés. Évitez de proposer systématiquement des desserts sucrés afin de limiter l’attirance pour cette saveur. En excès, le sucre irrite le système nerveux, sollicite les reins et le pancréas, et peut provoquer des troubles de l’humeur : irritabilité, inattention, impulsivité…
Le sucre naturel est préférable. On le trouve dans les racines (carottes, betteraves, pomme de terre…), dans les céréales (blé, riz…), et dans une moindre mesure dans les légumes secs (petits pois, haricots en grains …), dans les fruits frais (pomme, pêche…) et séchés (raisins secs, pruneaux …). En résumé, proposez des yaourts natures, des légumes variés et des fruits de saison. Votre enfant ne sera pas malheureux pour autant !
Introduction du gras
La matière grasse est indispensable à la construction et l’entretien de notre corps et esprit. Choisissez de l’huile d’olive et de colza ou sésame à verser sur les légumes déjà cuits ou les crudités. Habituez dès 3 ou 4 ans à aimer le goût de l’huile en commençant par une demi cuillère à café. Augmentez avec l’âge jusqu’à une cuillère à soupe. Parallèlement limitez la consommation de fromage gras, de gratin et de crème fraîche qui uniformisent la saveur des plats. Raréfiez la consommation de quiche, pizza, cordons bleus qui augmentent le cholestérol.

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L’exemple parental et le contenu du frigo
Donnez l’exemple
Éduquez en montrant l’exemple. L’enfant est fortement influencé par ses parents. Manger des légumes, des produits frais et de saison, de bonnes huiles crues, peu de sucre, peu de sel, beaucoup de fibres, s’applique à tout le monde. Restez maître de l’alimentation de base de votre enfant.
Achetez de bons aliments
Préférez remplir votre frigo avec des produits frais, non cuisinés et nutritifs. Optez pour les tomates en purée plutôt qu’une sauce chimique rouge et acide qui tue toutes les saveurs et ne nourrit pas. Mettez de l’huile sur une salade à la place d’une sauce industrielle dont l’acidité étouffe le vrai goût des aliments. Achetez prioritairement une viande non préparée plutôt qu’un produit transformé souvent associé à du fromage gras ou des mauvaises graisses, du sel et souvent des additifs. Préférez un fruit au jus de fruits qui contient l’équivalent de 3 à 5 morceaux de sucre et beaucoup d’acide.
Nourrissez, mais ne remplissez pas
Éduquez votre enfant vers une alimentation saine, c’est aussi lui expliquer son intérêt. Adaptez votre langage à son âge et donnez des explications courtes. Les légumes verts sont bons pour les intestins. Les légumes secs construisent les muscles et les os. Les céréales donnent de l’énergie pour bouger et réfléchir. La viande ou le poisson donnent de la force. Parlez de ce qui nourrit au lieu de critiquer les autres produits de consommation.

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Les exceptions
Les biscuits
Les biscuits sont constitués de farines, de beurre, de sucre, parfois de sel, et de levure chimique. Beaucoup contiennent des additifs. À la maison, préférez le pain en quantité raisonnable.
Les repas exceptionnels
Mangez sainement et instaurez des exceptions. À Noël, autorisez la pâte à tartiner. À un anniversaire, servez un bon gâteau. Des invités mangent à la maison, proposez des biscuits apéritifs. La rareté décuple le plaisir et évite les addictions. Trop de rigueur crée de l’envie et de la frustration.
Les allergies alimentaires
Les allergies nécessitent une prudence médicale. Les intolérances sont aussi à prendre en considération. N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé naturel pour améliorer le fonctionnement du foie, des intestins et du système immunitaire.
par Yvette Prin, praticienne en naturopathie du réseau Médoucine.
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