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Accouchement : Savoir soulager la douleur

Votre ventre ne passe plus inaperçu ? On vous questionne de plus en plus sur votre accouchement ? Et bien que vous ayez hâte de découvrir "Bébé", l'appréhension de la douleur pour l'accouchement est présente. Péridurale ou non  ! La solution pour bien vivre votre accouchement, tout comme les derniers mois de votre grossesse, c'est de se pencher sur le sujet, en toute sérénité. Si, si je vous assure !

COMMENT APPRÉHENDER LA DOULEUR DE L'ACCOUCHEMENT ?

Nous avons tous un seuil de tolérance à la douleur qui est différent. Il est alors difficile d'anticiper ce que l'on va ressentir. Cependant la douleur reste localisée dans le bassin lors d'un accouchement. Vous pouvez éventuellement ressentir une diffusion de l'intensité dans le bas du dos et les jambes.

Pour diminuer ses sensations désagréables il est important de prendre conscience que la douleur n'est pas que physique. En effet elle se matérialise également par :

  1. l'émotion : en fonction de notre état d'esprit les hormones beta-endorphines, qui ont pour but réduire la douleur, peuvent être limitées.
  2. le comportement : de quelle manière on agit face à la douleur ?
  3. la réaction mentale : est-ce que l'on peut donner du sens à sa douleur, l'accepter ?

COMMENT DIMINUER LA DOULEUR LORS DE SON ACCOUCHEMENT ?

Il est primordiale de se préparer à l'accouchement. C'est en sachant ce qui va se dérouler et en connaissant des techniques de soutien que l'on vivra cette expérience au mieux. Que ça soit pour soi, son/sa conjoint/e ou son enfant.

  1. Connaitre son corps et son souffle. Lorsqu'une femme n'a pas préparé son accouchement elle risque de le subir. En revanche en connaissant les positions antalgiques, l'importance du souffle on devient actrice de son accouchement. Et ça change tout !
  2. Bien respirer. Des premières contractions jusqu'à l'expulsion, la respiration est essentielle pour bien oxygéner la maman et le bébé, être capable de récupérer entre deux contractions mais également pour aider son enfant à sortir rapidement. Il existe différents types de respirations pour différentes étapes de l'accouchement.
  3. Se relâcher musculairement et mentalement. Toutes crispations et résistances perturbent l'organisme à fonctionner de manière optimale. Si l'on apprend à relâcher les muscles, accueillir l’événement tel qu'il est, on vivra un accouchement moins douloureux et des contractions beaucoup plus efficaces.
  4. Défocaliser son attention. Il  s'agit d'une technique que l'on pratique souvent avec des personnes victimes de douleurs chroniques ou aiguës. C'est la technique dite de détournement. On cherche à déplacer l'attention sur d'autres zones du corps ou encore à se focaliser sur des visualisations. Ainsi le cerveau modifie sa perception de la douleur. Il est important lors de la poussée, par exemple, de donner du sens à son expérience. On travaille lors de la grossesse sur de fortes visualisations qui mobilisent une énergie incroyable pour la maman.
  5. Se sentir en sécurité affective. Il est essentiel pour la maman de donner sa confiance à l'équipe qui la prend en charge. L'environnement et l'entourage jouent un rôle important pour ne pas nourrir un stress supplémentaire.

LE SAVIEZ-VOUS ?

10 à 12% des accouchements se passe sans douleurs fortes. Et il existe même des femmes au moment de la dernière expiration qui peuvent ressentir un orgasme !

Merci à Véronique Souche, thérapeute validée et certifiée du réseau Medoucine.