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Interview :"La santé de demain", par Florence Herry


Interview : " La santé de demain "

Alors qu'il existe des usages quotidiens du numérique depuis longtemps au sein des hôpitaux, ce mouvement est plus en retard à domicile. La formation des professionnels à la transition numérique ou encore le lien fort hôpital-ville, sont des facteurs inévitables pour pouvoir faire avancer les usages et avoir une continuité dans la prise en charge des patients tout au long de son parcours de soin. Surtout que demain, la santé se prendra en charge de plus en plus à domicile. De plus, c'est une vraie demande des patients qui aujourd'hui sont ouverts à l'utilisation d'application de suivi notamment dans le cadre du diabète ou de l'asthme.

La révolution est bien en marche !

Interview de Florence Herry, co-fondatrice et présidente de libheros

Pensez-vous que l'écart entre le domicile du patient et l'hôpital aura disparu ?

Oui je le pense ! Je l'espère surtout !

Pourquoi ? Car si nous continuons à creuser cet écart entre la prise en charge des patients à l'hôpital et en ville mais aussi entre les techniques de soins des professionnels de santé alors la rupture du parcours patient est inévitable.

S'il n'y a pas de véritable pont ou de communication entre ces deux mondes, la santé du patient en sera impactée.

Et les professionnels l'ont bien compris, surtout ceux exerçant à domicile. Souvent considérés aujourd'hui comme"la dernière roue du carrosse"les professionnels de santé de ville (infirmiers, kinés, sages femme, médecins généralistes, pharmaciens ) se retrouvent parfois en grande difficulté pour pouvoir poursuivre convenablement la prise en charge des patients à domicile.

Protocole de soin non uniformisé, matériel médical non disponible en ville, prescription médicale différente entre l'hôpital et la ville

"Les professionnels de santé sont tous convaincus que le numérique est"une opportunité pour la qualité des soins", mais les pratiques restent"extrêmement limitées"en matière de recours aux services digitaux et aux outils de la santé connectée", - selon les résultats du Baromètre santé 360 réalisé par Odoxa pour la Chaire Santé de Sciences Po Paris et présentés le 26 mars 2018.

Ainsi je ne sais pas si l'écart entre l'hôpital et la ville aura disparu demain mais en tout cas, je sais que les professionnels de santé en sont conscients et font le maximum pour pouvoir y remédier !

Les pouvoirs publics comme le ministère de la santé montrent également un réel intérêt et une volonté de s'impliquer dans la transition numérique à venir !

De grands chantiers structurels ont été proposés, notamment plus récemment une feuille de route sur "Accélérer le virage du numérique en santé" [1] reflète les axes prioritaires selon l'Etat, mais aussi les industriels, les hôpitaux et les représentants de patient.

C'est un travail commun qui doit se faire dans le temps et de manière sécurisée !

Quels sont les changements à venir concernant le lien soignant-soigné?

Hier le patient était patient, il recevait et acceptait les soins. Aujourd'hui, il a accès à des informations médicales plus facilement, s'intéresse à sa maladie et surtout veut comprendre comment mieux vivre avec. C'est aussi le cas pour les proches.

Demain, la santé ce sera avant tout de prévenir les risques d'affections et de trouver les meilleures solutions pour vivre plus longtemps en bonne santé.

Pour cela, les professionnels de santé sont les interlocuteurs privilégiés : le patient ne peut pas se soigner tout seul. Il faut qu'il puisse s'appuyer sur les conseils avisés en santé de professionnels.

Les applications et dispositifs médicaux connectés dédiés aux pathologies chronique permet déjà au patient de suivre sa pathologie au quotidien avec la possibilité pour son médecin ou son infirmier d'y avoir accès. De plus, si le patient prend en charge sa santé en toute responsabilité grâce à des applications, telle que le suivi du diabète, alors le temps passé avec le professionnel de santé ne sera que plus qualitatif ! Une infirmière pourra alors passer plus de temps à accompagner un patient diabétique sur son alimentation et sur des conseils plutôt que de prendre sa glycémie capillaire.

Les pratiques professionnelles vont donc évoluer et je pense que les patients vont attendre d'eux une expertise qualifiée !

Selon une étude récente baromètre santé 360 réalisée par Odoxa pour NEHS, Orange Healthcare et l'ASIP-Santé, avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po et en partenariat avec le Figaro Santé et France Inter. 12 novembre 2018, Les infirmiers et médecins sont jugés"compétents","courageux","sympathiques","à l'écoute de leurs patients"par plus de 8 Français sur 10 !

Quels sont les attentes des patients à propos du digital ?

Selon la même étude, le numérique en santé est plébiscité : 7 Français sur 10 pensent que son développement n'aura que des bénéfices pour les patients comme les soignants et même qu'il améliorera la qualité des soins en France (68%).

Je pense que tout est dit ! Les patients sont prêts, à nous de les accompagner !

Croyez-vous en la croissance des médecines douces pour les années à venir ?

Oui car ce sont des pratiques tout à fait complémentaires à la médecine standard comme on l'entend.

Les patients ne sont plus juste"patients"mais aussi acteurs de leur santé pour accélérer leur rétablissement. Ainsi, on voit de plus en plus de patients notamment atteints de pathologies chroniques lourdes (cancers, diabète, ) qui se tournent vers l'hypnose ou la sophrologie pour atténuer leurs douleurs tant physiques que mentales.

La santé aujourd'hui c'est la santé du corps ET de l'esprit. L'un ne va pas sans l'autre.

Nous voyons déjà l'hypnose utilisée dans certains services pour diminuer la douleur : un gain en efficience de coûts de santé mais aussi une diminution des analgésiques procurés.

Ainsi, dans les années à venir, il me semble plus que pertinent de pouvoir accompagner le développement de ces pratiques dans un contexte formalisé tel que l'ajout d'une nouvelle unité d'enseignement pour les études en santé"médecine douce"(infirmier, kiné, médecine ).

Mieux les professionnels de santé seront formés plus ces pratiques seront acceptées et mises en place.

Comment avez-vous connu Medoucine ?

Medoucine et libheros proposent la même expérience "˜patient' avec des professionnels et prestations de santé différentes : comment trouver facilement et sereinement un professionnel de santé adapté à mon besoin !

Les prestations étant bien spécifiques (libheros propose des professionnels de santé et prestation de santé à domicile tandis que Medoucine proposent des professionnels de santé spécialisés en médecine douce qui exercent essentiellement en cabinet) les patients et les proches peuvent se retrouver dans notre complémentarité !

Interview de Florence Herry, co-fondatrice et présidente de libheros

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