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Diabète : Comment s'en protéger avec la naturopathie

Le diabète est un véritable fléau de société causé par un excès de glucose dans le sang pouvant conduire à de graves pathologies. Une bonne hygiène de vie permettra de s’en protéger. Michel Pereira, naturopathe et réflexologue du réseau Médoucine nous explique de quelle façon pourrions nous prévenir le diabète.

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une maladie qui résulte d’une difficulté à faire entrer le glucose dans les cellules du corps(le glucose étant le carburant à partir duquel les cellules fabriquent de l’énergie). L’insuline, hormone produite par le pancréas, est la clé qui permet aux récepteurs des cellules de laisser entrer le glucose. On distingue deux types de diabètes, le type 1 qui a pour origine une insuffisance de la production d’insuline. Il se déclare le plus souvent chez l’enfant ou l’adolescent, et a dans la majorité des cas une origine génétique. Le type 2 arrive généralement en milieu de vie, à la suite d’un surpoids ou d’une exposition prolongée à des facteurs inflammatoires. L’insuline devient alors inefficace. Une insuline manquante ou qui ne fait pas son travail aura pour conséquence de ne pas permettre la stimulation des récepteurs des cellules pour faire entrer le glucose : ce dernier se retrouvera alors dans le sang.
En 2016, on comptait en France plus de 6 millions diabétiques de type 2 soit 5,4% de la population et c’est contre ce dernier que l’on pourra se prévenir.

Les conséquences et les risques d’un taux élevé de glucose dans le sang

Le glucose se colle facilement aux protéines : c’est ce que l’on appelle la glycation. Cela aura pour conséquence une désactivation de la protéine. Comme toutes nos enzymes et hormones sont à base de protéines, il y a alors une altération des fonctions vitales : par exemple, la capacité à produire des globules blancs (ce qui rend sensible aux infections, même importantes, et peut conduire parfois à la gangrène, en allant jusqu’à l’amputation). Par ailleurs, les récepteurs des cellules étant à base de protéines deviendront donc insensibles à l’insuline, ce qui aura pour conséquence de renforcer l’effet du diabète.
Un taux de glucose trop élevé provoquera également une baisse des défenses contre l’oxydation, l’inflammation et la pollution. Le corps n’arrivera pas à se nettoyer et à éliminer, ce qui augmentera les risques de pathologies dégénératives, vasculaires, neurodégénératives, et même le risque de cancer.
On pourra observer une baisse des capacités cognitives, car les enzymes ne permettent plus de fabriquer la quantité suffisante de neurotransmetteurs.
Ce phénomène réduit aussi notre capacité à produire de l’énergie puisque le glucose (qui est le carburant du corps) n’est pas fixé dans la cellule, mais dans le sang. **La cicatrisation sera également très lente.**On pourra rencontrer une insensibilité des nerfs périphériques, ce qui rendra insensible aux coupures et blessures aux niveau des pieds notamment, et ouvrira la porte aux infections. Il y aura aussi des risques majeurs de dégradation de la vue pouvant conduire à la cécité, un risque d’AVC, une forte incidence sur le système rénal…
Le danger est qu’une élévation du sucre dans le sang n’est pas immédiatement visible. Les dégâts commenceront au niveau moléculaire avant que l’on commence à ressentir les premiers symptômes et lorsque l’on s’en rendra compte, le taux de sucre sera déjà très élevé.

Comment s’en prémunir ?

  1. par l'alimentation

Pour prévenir le diabète, on commencera par limiter les aliments en causes d’un trop-plein de glucose afin d’éviter un apport excessif en acides gras saturés et en glucides à assimilation rapides. Les causes d’un diabète seront aussi la présence d’une inflammation chronique, la sédentarité, le stress, le manque de sommeil réparateur, les polluants… Par ailleurs, les personnes en surpoids ont plus de risques de contracter un diabète.

Le premier réflexe sera donc d’adopterune alimentation saine, anti-inflammatoire et bio pour prévenir le surpoids et l’inflammation.
Ainsi, on réduira les apports en aliments riches en sucre ou en glucides à assimilation rapide. On évitera le sucre sous toutes ses formes et les céréales raffinées(le pain blanc, les pâtisseries, les gâteaux, le riz blanc, les pâtes, les produits à base de farine blanche). On mangera** moins de sel**, car il participe à l’absorption du sucre par l’intestin. On limitera sa consommation de protéines animales comme les viandes et les produits laitiers, car ils sont riches en acides gras saturés et très inflammatoires. On préférera les œufs, le poisson, les protéines végétales se trouvant par exemple dans les légumineuses, les céréales, le quinoa… On augmentera la part de légumes et de fruits pour leur apport en vitamines, en minéraux, en antioxydants et en fibres.
On augmentera l’apport en oméga 3 pour son action anti-inflammatoire et son importance pour la santé cérébrale, nerveuse, et cardio-vasculaire. On trouvera ces oméga 3 dans les anchois, les sardines, les maquereaux, les huiles vierges de première pression à froid comme le colza, le lin, la cameline ou la noix. On pensera aussi à un apport suffisant en antioxydants que l’on trouvera dans les graines germées, le thé vert, les crucifères (cresson, radis, brocolis…) les fruits et baies de couleurs, les aromates et épices (ail, oignon, romarin, sauge, gingembre, curcuma, thym…)
De façon générale, on favorisera les aliments bio pour limiter l’apport en pesticides et en perturbateurs endocriniens. On privilégiera les cuissons douces pour préserver la qualité des aliments et réduire la fabrication de molécules toxiques.

  1. par le comportement

En plus de l’alimentation, on prendra soin de réduire son niveau de stress pour éviter l’augmentation de la glycémie (soit le taux de sucre dans le sang) qui amène une inflammation et une oxydation, et qui aura tendance à modifier le comportement alimentaire en motivant une attirance pour tout ce qui est sucré alors que c’est précisément ce que l’on doit éviter.
Il sera aussi primordial d’avoir un sommeil réparateur, car le manque de sommeil favorise l’intolérance au glucose et augmente l’inflammation. Il empêche l’organisme de se réparer et de produire des enzymes et des hormones. Qui plus est, un mauvais sommeil aura tendance à dérégler l’appétit et le contrôle pulsionnel.
Faire de l’exercice sera aussi extrêmement important, car la sédentarité réduit la masse musculaire qui est justement celle qui dépense les calories au lieu de les stocker. En ne bougeant pas, on brûle moins de glucose, on augmente sa masse graisseuse et de paire le risque de surpoids. Par ailleurs, ne pas pratiquer de sport et un facteur de stress et fait monter l’inflammation.
Il faudra faire attention à réduire l’exposition aux polluants et aux perturbateurs endocriniens(bisphénol A, phenoxyethanol, phtalates…), et ce, dans son alimentation, ses produits ménagers, ses cosmétiques. Par ailleurs, on évitera d’acheter des aliments (et plus particulièrement ceux contenant des produits gras) conservés dans des contenants en plastique. On n’utilisera pas non plus de récipients en plastique pour une cuisson aux micro-ondes. Toujours côté alimentaire, on évitera de consommer des viandes issues d’élevage intensif, car les bêtes sont souvent nourries avec des farines contenant du glyphosate. Enfin, on veillera à ne pas avoir de déficit en magnésium, car combiné au glucose, il permet de produire de l’énergie.

En somme, pour se protéger du diabète comme de beaucoup d’autres maladies et dysfonctionnements, on adoptera une hygiène de vie la plus saine possible. Votre corps vous remerciera !

Par Michel Pereira thérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine.