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Coronavirus, comment faire face à l’angoisse de l’épidémie ?

18 décembre 2020

Quelle soit d’intensité faible comme l’inquiétude ou forte comme une angoisse, la peur se manifeste quand on sent qu’un danger peut se présenter à nous. Dans cette pandémie qui nous amène à beaucoup revoir des paramètres de notre vie, l’une ou l’autre de ces émotions peuvent se manifester.

La peur apparait en réponse à une création de nos pensées. Elle dépend de notre sensibilité, de la nature des informations que nous recevons, de notre disponibilité d’esprit, des expériences que nous avons vécues et de la façon dont nous les avons gérées. C’est notre imaginaire qui se mobilise vers le fait qu’une situation future que nous redoutons apparaisse.

L’objet de notre peur n’existe pas dans le présent. S’il se manifeste, c’est dans le futur et c’est alors que nous aurons la possibilité de nous mobiliser pour gérer cette nouvelle réalité. Mais si la situation que nous redoutons n’arrive pas, ce qui nous fait peur aura juste été le fruit de notre imagination. C’est donc de notre façon d’utiliser nos pensées dont nous devons nous occuper pour nous débarrasser de la peur.

Comment faire face à l’angoisse due à l’épidémie de coronavirus ?

Ketut Subiyanto – Pexels

Une reconnaissance de la présence de cette émotion

La première chose à faire est de prendre conscience du fait que nous somme inquiet ou angoissé par le coronavirus et de nous mettre en action pour nous en débarrasser.

Agissons pour nous protéger :

Pour commencer, assurons notre sécurité en appliquant les gestes de protection (nommés « gestes barrières ») et réduisons notre accès aux informations et conversations sur la pandémie afin de prendre du recul et de sortir de l’envahissement dans lequel il se pourrait que nous soyons embarqués sans même nous en rendre compte.

Agissons pour faire évoluer la construction de nos pensées :

Pour cela, je vous propose 3 étapes  :

1. – Revenons dans le présent, dans lequel ce que nous redoutons n’existe pas.

Choisissons une activité impliquant notre corps et pratiquons-là en restant bien conscient de ce que nous sommes en train de vivre.

Nous pouvons choisir de méditer ou de nous relaxer, mais également de prendre un bain, d’aller marcher, de dessiner ou de faire l’amour… les possibilités sont infinies, tant que nous mettons notre attention sur ce que notre corps est en train de vivre, afin de permettre à notre mental de faire une pause et d’interrompre momentanément  le fil de nos pensées.

2. – Mobilisons nos pensées dans une direction pragmatique,

Lorsque notre esprit est à nouveau disponible, prenons une feuille de papier et divisons-la en 5 colonnes :

Colonne 1 : listons ce qui nous fait peur (exemple : tomber malade)

Colonne 2 : listons ce que nous craignons de perdre si ce qui est noté dans la colonne 1 arrive, par exemple : perdre le goût.

Colonne 3 : en face de chaque chose que nous craignons de perdre, listons ce que nous souhaitons conserver, par exemple : la capacité de savourer le goût des aliments.

Colonne 4 : listons ce que nous pouvons mettre en place pour conserver ce que nous avons actuellement et qui est si précieux pour nous, par exemple : nous laver les mains systématiquement en rentrant chez nous.

Colonne 5 : listons ce que nous pouvons mettre en place pour honorer ce que nous avons actuellement et qui est si précieux pour nous, par exemple : cuisiner un plat que nous aimons particulièrement.

Faire face au stress que génère la covid-19

Anna Shvets – Pexels

En nous aidant à canaliser nos pensées, cette liste nous permet de prendre conscience de ce qui est vraiment important pour nous, ce que nous pouvons mettre en place pour anticiper la suite et ce que nous pouvons faire pour profiter pleinement de ce que nous avons aujourd’hui.

3. – Agissons pour optimiser ce qui est particulièrement important pour nous

Nous avons peur de perdre des êtres proches, travaillons la qualité de notre présence à leurs côtés et mobilisons notre créativité pour enrichir toujours plus notre façon d’être en relation avec eux de façon juste.

Nous avons peur pour notre santé, mobilisons nous pour entretenir au mieux notre corps, en faisant du sport, en mettant de la crème ou en le nourrissant avec soin.

Nous avons peur pour nos finances, mettons-nous dès maintenant en mouvement pour trouver des solutions et rebondir.

C’est par l’action que l’on sort de la peur alors connectons-nous à la gratitude de ce que nous avons aujourd’hui et mobilisons-nous efficacement, en choisissant précautionneusement la direction que nous donnons à nos actions.

Par Marie Ange Callon, coach et psychopraticienne certifiée et validée par le réseau Medoucine.

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