De couleur orangée ou violette, la patate douce réchauffe nos corps et nos cœurs grâce à sa texture douce et revigorante. Riche en nutriments, elle constitue un véritable allié pour fournir l’énergie dont on a besoin pendant la saison froide !
Tubercule provenant d’Amérique latine et rapportée par Christophe Colomb, elle est présente sur nos étals d’octobre à mars. Féculent comme la pomme de terre, elle n’appartient toutefois pas à la même famille que sa cousine et elle possède un indice glycémique plus bas.
Riche en nutriments
La patate douce possède une forte teneur en fibres, en vitamines du groupe B, notamment B3, B6 et B9, en vitamines A, C et E. Elle est également riche en minéraux : potassium, magnésium, calcium et participe ainsi à la régulation de l’équilibre acido-basique de l’organisme. Elle possède également des oligo-éléments tels que le manganèse et le cuivre. Surtout, elle se distingue par sa forte teneur en antioxydants : bêta-carotènes pour les patates de couleur orange et anthocyanes pour celles de couleur violette, consommées par les centenaires d’Okinawa !
Antioxydante et anti-inflammatoire
Ces deux qualités en font une alliée de poids dans la prévention des cancers et des maladies de civilisation. Certaines études lui confèrent même des propriétés antimutagènes et ce tubercule serait particulièrement intéressant dans la prévention du cancer du côlon. De même, la patate douce participe à la prévention cardio-vasculaire et sa teneur en potassium en fait un atout en cas d’hypertension.
L’ami des diabétiques
La patate douce joue un rôle important dans le contrôle du poids et de la glycémie. Un indice glycémique bas et des fibres, voici le duo idéal pour limiter l’impact du sucre sur l’activité du pancréas, les fibres ralentissant l’absorption des glucides dans le sang. De surcroît, la patate douce possède un effet rassasiant intéressant, ce qui limite les risques de grignotage.
Immunité, transit, reminéralisation… : de nombreux atouts !
La patate douce possède d’autres vertus qui impactent diverses fonctions.
Grâce à sa forte teneur en vitamine A, elle favorise une bonne vue, contribue à la protection de la cornée et booste la production de collagène pour une belle peau. Elle participe à maintenir une bonne immunité grâce à sa teneur en vitamine C, mais également car elle renferme une protéine qui stimulerait la production de globules blancs.
Grâce à sa teneur en fibres, elle améliore le transit en douceur sans irriter les intestins fragiles. Elle jugule par ailleurs les diarrhées infectieuses chez l’enfant. Grâce à ses minéraux, elle contribue à la solidité des os et dents.
Son impact positif sur le système nerveux et le déclin cognitif s’explique notamment grâce à sa teneur en vitamines du groupe B, A et C.
Pour qui ?
La patate douce est bénéfique pour tous, sauf pour ceux qui souffrent de calculs rénaux composés d’oxalate de calcium puisque la patate douce en contient en grande quantité. Même réserve pour les personnes sujettes aux crises de goutte.

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Plébiscitée par l’Énergétique Traditionnelle Chinoise
La médecine chinoise la recommande pour revigorer les organismes épuisés, par exemple en cas de manque de souffle et de fatigue chronique. Associée au gingembre, la patate douce apporterait un plus pour la fatigue post-partum et pourrait favoriser la lactation.
Voici la recette du gruau de riz aux patates douces recommandée par l’Énergétique Traditionnelle Chinoise contre la fatigue et pour une bonne vision : faire cuire 200 g de patates douces coupées en cubes avec 100 g de riz 45 minutes minimum à petit feu dans de l’eau ou dans un bouillon jusqu’à absorption, comme pour la cuisson du risotto.

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Un réveil des papilles !
En plat salé ou en dessert, la patate douce sait nous réconforter avec sa saveur douce légèrement sucrée. En soupe, potage, gratin, curry, salade…, elle nous réchauffe. Elle se marie à merveille avec les légumes et se prête aux mêmes préparations que sa cousine la pomme de terre. En frite, parsemée de thym et de romarin ou de curry et cuite 20 minutes au four, elle ravit petits et grands !
Côté dessert, elle s’incorpore pour le plus grand plaisir de nos papilles à de multiples préparations : muffins, biscuits, entremets, crêpes… Il suffit d’oser !
Comment la choisir ?
Il est conseillé de choisir un tubercule lourd, sans tache et de qualité biologique. Ce dernier se conserve idéalement autour de 12°C dans un endroit sec et à l’abri de la lumière, pas plus d’une dizaine de jours.
Comment la préparer ?
On peut enlever la peau ou la brosser pour conserver celle-ci. L’idéal pour préserver ses nutriments, c’est de la cuire en petits morceaux au cuit-vapeur, mais vous pouvez aussi opter pour une cuisson au wok ou encore à l’étouffée en cocotte en fonte.
À savoir : on trouve aujourd’hui de la farine de patate douce, idéale pour préparer de délicieux gâteaux, crêpes et pancakes par exemple pour un petit déjeuner équilibré. À condition de ne pas rajouter de sucre !
Une astuce pour les petits bobos
Pour enlever une écharde, placez de la patate douce écrasée (et propre) directement sur la peau, tout comme on peut le faire avec de la banane.

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Vous l’aurez compris, la patate douce se révèle être un excellent féculent, riche en fibres, source de vitamines, de minéraux et d’antioxydants, aux propriétés anti-inflammatoires et à l’indice glycémique bas. Idéal pour ceux qui surveillent leur poids et qui ont besoin d’aliments reconstituants en automne et en hiver ! Ces qualités nous autorisent à succomber sans culpabilité à sa saveur douce et sucrée !
par Suzanne Thiberville, praticienne en naturopathie du réseau Médoucine.
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