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Tout savoir sur les mycoses vaginales

13 décembre 2023

Démangeaisons, pertes anormales, douleurs pendant les rapports… Toutes les femmes (ou presque) ont malheureusement déjà connu ce genre d’épisode dans leur vie. Parfois 1 ou 2 fois, parfois de manière chronique, et ça peut vite vous gâcher la vie… Rassurez-vous, il est tout à fait possible de se sortir des mycoses vaginales par des moyens naturels !

Mycose vaginale : un dérèglement du microbiote

Également appelée vaginose, une mycose vaginale est la plupart du temps un dérèglement de notre microbiote. Notre organisme étant peuplé de bactéries (quelques 100 000 milliards), les mycoses vaginales sont dans 99% des cas un dérèglement de cette flore bactérienne saprophyte. Absolument inoffensives lorsqu’elles sont en quantité normale dans notre organisme, c’est la multiplication excessive de certaines populations de bactéries qui en est la cause.

Une mycose vaginale peut survenir à tout moment dans la vie d’une femme. Cependant, certains facteurs la favorisent : un système immunitaire affaibli, une alimentation trop riche en sucres, des carences, un savon intime inadapté, un traitement antibiotique ou médicamenteux, un dérèglement hormonal, des problèmes digestifs… bref, la liste est longue !

Une ou des mycoses vaginales ?

Il existe aussi plusieurs bactéries ou levures mises en cause dans les mycoses vaginales.

Le Candida albicans est une levure naturellement présente dans nos muqueuses buccales, vaginales et digestives. Sa prolifération conduit à ce que l’on nomme communément une « candidose » et peut prendre de multiples formes symptomatiques. Il est responsable des mycoses vaginales dans près de 90% des cas.

Chez certaines personnes il peut prendre une forme invasive et entraîner d’autres problématiques sous-jacentes et chroniques telles que : ballonnements, diarrhées, insomnies, pulsions de sucre, manifestations allergiques ou encore troubles respiratoires chroniques.

D’autres bactéries saprophytes peuvent aussi être en cause dans les mycoses vaginales : Gardnerella vaginalis, Prevotella spp., Mobilincus spp., Megaspahera spp. et Sneathea spp., qui provoquent des symptômes locaux similaires à ceux du Candida albicans.

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Les symptômes d’une mycose vaginale

Chaque corps s’exprime à sa manière, certaines femmes sont asymptomatiques alors que d’autres peuvent avoir les symptômes suivants :

  • Pertes anormales : épaisses, odorantes, type « lait caillé », colorées… ;
  • Démangeaisons : au niveau de la vulve et/ou du vagin ;
  • Irritations : rougeurs et gonflements vulvaires ;
  • Lésions : des micro-coupures peuvent se former au niveau des muqueuses ;
  • Douleurs coïtales : pendant et/ou après les rapports sexuels, des brûlures ou picotements peuvent survenir.

La méthode naturelle pour s’en sortir

Si vous avez ces symptômes, il est préférable d’aller faire des prélèvements vaginaux afin de déterminer quel germe est en cause. Les traitements courants par ovules ou crèmes anti-fongiques auront un effet quasi immédiat, mais ne traiteront malheureusement pas le problème de fond et auront plutôt tendance à fragiliser les muqueuses vaginales sur le long terme, voire le microbiote intestinal dans le cas de traitements internes.

L’approche naturelle a fait ses preuves en termes de traitement local et de fond. Il s’agit d’y aller par étape en apaisant les problématiques locales (démangeaisons, brulures, etc.), en réduisant l’inflammation intestinale et en régulant le microbiote intestinal. Détoxifier le Foie en amont de ce protocole s’avère plus que nécessaire, car il est très souvent surchargé lorsque l’on souffre d’infection fongique chronique.

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Mycoses et naturopathie : quelques exemples

Nutrition : supprimer l’alcool, les aliments à indice glycémique élevé, le sucre et autres produits raffinés qui sont la nourriture préférée des levures.

Phytothérapie : certaines plantes sont inhibitrices du Candida albicans et antifongiques, comme la Pensée sauvage, l’ail, les clous de girofle, la cannelle ou l’extrait de pépins de pamplemousse, et d’autres possèdent parfois le combo antifongique/anti-inflammatoire comme le Curcuma ou la Boswellie. Il est idéal de les associer à d’autres plantes qui ont des propriétés de régulation du microbiote intestinal : les bourgeons de Noyer ou d’Airelle par exemple.

Aromathérapie : certains composés organiques présents dans les huiles essentielles, comme les monoterpénols ou les citrals, ont de grandes propriétés antifongiques : Laurier noble, Géranium, Palmarosa ou encore Lavande aspic. Quant aux phénols, ils ont à la fois un rôle antibactérien et régulateur du microbiote intestinal : Origan, Thym vulgaire ou Sarriette par exemple. (Attention cependant aux phénols qui peuvent être toxiques pour le foie, consulter un praticien avant toute utilisation).

Oligothérapie : l’Iode associée au Sélénium aide le corps à combattre les infections fongiques et bactériennes, tandis que le Zinc permettra l’inhibition du Candida albicans et la régénération de la barrière intestinale.

Mycothérapie : thérapie très connue pour réguler le microbiote intestinal, c’est le Champignon du soleil (Agaricus blazei Murill de son nom latin) qui aura les meilleures propriétés pour lutter contre une candidose.

Il est bien entendu préférable de consulter un Professionnel de Santé Naturelle afin qu’il puisse vous proposer un protocole adapté à vous et votre organisme, et éviter certaines molécules qui pourraient interférer avec une prise de médicaments ou une maladie.

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Un lien psycho-émotionnel

Une manifestation physique (désagréable ou non) c’est un corps qui parle. La meilleure chose à faire, c’est l’écouter. On entend souvent que le vagin est le troisième cerveau de la femme… le deuxième étant les intestins (appelé système nerveux entérique). Notre microbiote aurait-il également un rôle psychique…?

Ainsi, lorsqu’une mycose vaginale devient chronique, c’est un pop-up que vous envoie votre corps sur un dérèglement physiologique mais également une situation que vous vivez qui ne vous convient pas, inconsciemment. Pas de la manière la plus agréable, certes, il ouvre cependant une conversation qu’il est nécessaire d’avoir avec vous-même, afin de vous poser les bonnes questions… Suis-je bien avec mon corps ? Suis-je à l’aise dans mon couple ? Est-ce que les rapports avec mon.ma partenaire de vie me conviennent ? … À noter que très souvent, une mycose vaginale chronique c’est le rapport que l’on a avec soi, sa féminité, son/sa partenaire, et parfois plus profond encore.

Lorsque l’on souffre de mycoses chroniques, il est préférable d’entamer une thérapie psycho-émotionnelle en parallèle, afin de décrypter ce message que notre corps nous envoie.

 

par Orphélie Barbut, praticienne en naturopathie du réseau Médoucine.

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1 Comment
  • Fabienne
    13 décembre 2023 at 11 h 27 min

    Hyper intéressant, c’est vrai qu’on n’en parle pas assez …. Merci pour cet article !

    Reply
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