Le thym est une plante fabuleuse qui se développe naturellement à l’état sauvage dans les régions arides et ensoleillées. Son odeur est caractéristique et reconnaissable par tous, c’est un aromate de choix en cuisine et une plante santé incontournable. Quelle est son histoire ? Comment la choisir et l’utiliser ?
Un peu d’histoire
L’étymologie de cette plante vient de tham, en égyptien qui désignait une plante qui servait à embaumer les morts ou de thy en grecque qui signifiait « exhaler une odeur », le thymus serait en relation avec la glande de l’immunité située au centre de la poitrine, lieu du corps où les Grecs localisaient l’âme.
L’usage du thym ne date pas d’hier ! Des papyrus datant de 1850 avant notre ère ainsi que des vestiges de poteries antiques attestent de son utilisation lors de rituels sacrés en tant que plante purificatrice dans l’Antiquité. Chez les Égyptiens et les Sumériens, il était utilisé lors de rituels d’embaumements. Chez les Grecs et les Romains, la plante était utilisée en fumigation sèche dans les temples, en bains revigorants, en cataplasmes ou encore en onction et massage pour ses propriétés médicinales. Au sein de la Rome antique, le thym était également très apprécié en cuisine, comme l’atteste le plus vieux livre de cuisine qui soit arrivé jusqu’à notre époque, attribué à Apicius.
Au Moyen âge, le thym gagne une popularité en Europe sous l’influence d’Hildegarde de Bingen, notamment l’espèce de thym que l’on nomme serpolet. Selon elle, « le thym, additionné à d’autres bonnes herbes et condiments, enlève les putréfactions des maladies, grâce à sa chaleur et sa force.” La plante étant, en effet, associé à la force et au courage, les dames offraient aux chevaliers partant au combat, des cadeaux sur lesquels étaient représentée la plante comme un symbole de protection.
Au XVIᵉ siècle, la popularité du thym atteint son apogée, et il devient un élément récurrent dans les livres d’herbes. Au XXe siècle, l’action inhibitrice de l’essence de thym contre le bacille du charbon de la typhoïde est prouvée, puis sur le méningocoque, le bacille diphtérique et le staphylocoque.

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Les bienfaits du thym
L’essence de thym contient de nombreux principes actifs phénolés tels que le thymol, le carvacrol, le 1,8 cinéol (eucalyptol) et le linalol qui confèrent à la plante ses propriétés odorantes, anti-inflammatoires et anti-microbiennes. La plante contient également des vitamines et minéraux en petite quantité, vitamines A, C, K, cuivre, fer, manganèse…
Le thym a des propriétés anti-infectieuses et anti-parasitaires. Antitussives en tant qu’antispasmodique et expectorant, ce qui en fait un véritable allié dans les maladies respiratoires, grippe, bronchite, rhume des foins… C’est également un tonique général en cas de fatigue, anxiété et stress.
En usage externe, il peut être utilisé sur des piqures d’insectes, en cas d’herpès, d’aphtes, de mycoses ou encore en bains contre les douleurs rhumatismales.

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Où le trouver ? Où l’acheter ?
Le thym étant une plante que l’on trouve facilement en France, il est préférable de choisir du thym local, biologique, provenant par exemple de la Drôme provençale. Il est conseillé de l’acheter en herboristerie ou en magasin bio ou de le cueillir soi-même, cependant il faudra veiller à ce que le terrain soit sain et éloigné de la route.
Il existe différentes sortes de thym, telles que le thym commun, le thym citron… les propriétés sont plus ou moins les mêmes en revanche le goût est un peu différent.
Pour profiter des bienfaits du thym, on peut l’utiliser sous forme de plante fraîche ou sèche dans la cuisine ou en infusion. En gélules, en teinture-mère, sous forme d’huile essentielle pour une action puissante ou d’hydrolat (de thym à linalol) pour un usage thérapeutique sur des personnes plus fragiles telles que les enfants et les femmes enceinte.
Il est également possible de confectionner un sirop de thym qui plaira aux enfants pour renforcer l’immunité et lutter contre les oxyures.

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Mise en garde
Le thym est une plante bien tolérée, mais une irritation digestive est possible due à la présence de phénols.
Attention, le thym pourrait mimer l’action des médicaments antithyroïdien et minimiser leurs effets. Il peut également avoir des effets oestroprogestatifs, il est ainsi à éviter les premiers mois de la grossesse et à consommer avec modération le reste du temps.
Les huiles essentielles à privilégier sont celles du thym à linalol et du thym à thujanol car ce sont les plus douces, cependant les huiles essentielles sont toujours à manier avec précaution.
N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre praticien.
Source :
300 plantes médicinales de France et d’ailleurs, Claudine Luu & Annie Fournier Ed. Terre Vivante
par Clara Cornaert, praticienne en naturopathie spécialisée en périnatalité et naturopathie de l’enfant du réseau Médoucine.
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