Menu

Les édulcorants, un poison pire que le sucre !

14 juin 2022

Aspartame E951, Acésulfame k E950, Sucralose E955, Saccharine E954, Maltitol E965, Sorbitol E420 … On en trouve partout et il y a de quoi en perdre son latin ! Notons que quel que soit le nom, il s’agit d’édulcorants, appartenant à la famille des additifs alimentaires. Leur rôle ? Donner la saveur sucrée aux aliments, aux médicaments et plus récemment aux compléments alimentaires. Leur promesse ? Terminé les méfaits et les calories du sucre. “Faux sucres” ou sucres de substitution, ils ont révolutionné le marché de la minceur en offrant au consommateur la possibilité de se faire plaisir sans culpabilité. Mais attention, ils sont issus de la chimie… Plongez à la découverte des édulcorants, un poison parfois pire que le sucre !

Guide gratuit

Un peu d’histoire

L’utilisation des édulcorants en France est relativement récente, elle remonte aux années 80, suite à des débuts peu rassurants aux Etats-Unis quelques décennies auparavant. L’aspartame étant la star des édulcorants de synthèse qu’on retrouve le plus souvent.

L’histoire de l’aspartame

Le laboratoire américain Searle découvre l’aspartame dans les années 70. La FDA (Food and Drug Administration) l’autorise en 1974 puis le suspend faute d’études suffisantes quant à ses répercussions toxiques et cancérigènes.

Une nouvelle autorisation de l’aspartame est délivrée en 1981 lorsqu’un nouveau président est nommé à la tête de la FDA. Il s’agit du président de Searle, Donald Rumsfeld, ancien ministre de la Défense de George W. Bush. Des autorisations furent alors données par les autorités sanitaires de quasiment toute la planète, suscitant une éternelle controverse.

Guide gratuit

Alors que les études effectuées par les industriels ont toujours conclu à son innocuité, de nombreuses études menées par des scientifiques indépendants de l’industrie ont révélé que l’aspartame représentait un risque pour la santé. Aucune de ces dernières études n’a eu le moindre impact sur les différentes instances sanitaires internationales qui continuent d’autoriser l’aspartame.

Les édulcorants, un poison pire que le sucre !

Pexels

Composition de l’aspartame et toxicité potentielle

Les éléments contenus dans l’aspartame pourraient avoir certains effets sur le corps tels que :

  • Phénylalanine (50 %) : acide aminé présent dans le cerveau et apporté par l’alimentation, il agit sur les neurotransmetteurs de certaines zones du cerveau facilitant les échanges d’informations. Il est scientifiquement prouvé qu’en ingérant de l’aspartame, on pouvait avoir des taux excessifs de phénylalanine dans le cerveau et dans le sang. Des taux susceptibles de diminuer la sécrétion de sérotonine et induire des troubles mentaux. D’où le « contient une source de phénylalanine » sur les produits contenant de l’aspartame.
  • Acide aspartique (40 %) : acide aminé qui provoque une élévation des neurotransmetteurs dans certaines zones du cerveau et facilite la transmission de l’information entre neurones. En excès, ils participent à la détérioration anticipée des neurones en autorisant l’invasion de calcium en surdose dans les cellules, ce qui déclenche une augmentation excessive de radicaux libres. Ce processus se fait lentement et progressivement et peut déclencher le développement de troubles neurologiques.
  • Méthanol (10 %) : aussi appelé alcool de bois, c’est un poison dangereux. Dans l’organisme, il se dégrade avec la chaleur en acide formique et en formaldéhyde, une neurotoxine cancérigène selon l’OMS. Il nuit à la reproduction de l’ADN, altère la rétine et cause des malformations prénatales, maux de tête, engourdissements, troubles du comportement et de la vision, problèmes gastro-intestinaux. La dose limite journalière autorisée (DJA) de méthanol est de 7,8 mg/jour. Or, en buvant un litre de boisson à l’aspartame, on est à 56 mg de méthanol !
  • Dioxopipérazine ou DKP : produit dérivé du métabolisme de la phénylalanine. Il se synthétise dans les boissons contenant de l’aspartame après un stockage prolongé. Elle est impliquée, entre autres, dans l’apparition de tumeurs au cerveau.
Les édulcorants, un poison pire que le sucre !

Pexels

Impact des édulcorants sur le microbiote et la glycémie

De nombreuses études sur les édulcorants font ressortir qu’ils sont toxiques pour notre microbiote et altèrent la barrière intestinale. La barrière n’est plus assez résistante pour empêcher des molécules toxiques de passer dans notre sang, ce qui peut causer un large éventail de problèmes de santé. Faiblesse du système immunitaire, intolérances et troubles intestinaux en font partie.

Vous vous déculpabilisez à manger des produits “sans sucre(s)” alors qu’en réalité, les édulcorants leurrent votre cerveau. Ils n’apportent pas de nutriments, mais sont quand même perçus par les récepteurs au goût sucré, au même titre que le sucre. Ils induisent une dépendance au goût sucré et une réponse physiologique identique qu’avec le sucre. Des études ont démontré une prise de poids supérieure dans le groupe qui mangeait des produits édulcorés que des produits sucrés !

Vigilance

L’aspartame est partout, et pas seulement dans les produits étiquetés « sans sucre(s) ». Effectivement, grâce à son pouvoir sucrant 100 à 600 fois supérieur au sucre, il permet aux industriels de diminuer leurs coûts en remplaçant une partie du sucre classique par un ou des édulcorants. Par conséquent, on peut par exemple boire un soda “normal” et retrouver dans la liste des ingrédients des édulcorants et du sucre. Ayez le réflexe de lire la liste des ingrédients !

Que Choisir propose une grille d’appréciation de tous les additifs alimentaires autorisés que vous pouvez consulter, des plus acceptables à ceux qu’il faudrait éviter, l’aspartame figurant au rang des “peu recommandables”.

Les édulcorants, un poison pire que le sucre !

Pexels

Alternative santé aux édulcorants

En conclusion, on ne va pas vous apprendre que le sucre n’est pas bon pour la santé ! Cependant, il a au moins le mérite d’être issu de la betterave et de la canne à sucre.

L’alternative :

  • Consommez de préférence du miel, et pourquoi pas avec parcimonie du sucre de canne non raffiné.
  • Faites vous plaisir de temps en temps sur des produits contenant du sucre en vérifiant qu’ils ne contiennent pas d’édulcorants.
  • Ne tombez pas dans les pièges du sirop d’agave, de la stévia et autres produits issus de process de raffinage intensifs.
  • Surtout, ne croyez pas tout ce qu’on vous dit, faites vos propres choix !

 

par Déborah Passuti, praticienne en naturopathie du réseau Médoucine.

Trouvez un praticien en naturopathie près de chez vous sur Médoucine

À lire aussi :

Prenez RDV avec un praticien en médecine douce
Déborah Passuti A propos de l'auteur
Aucun commentaire
    Laisser une réponse

    Prendre rendez-vous