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Je prends soin de moi : le ventre, victime de nombreux maux

21 octobre 2021

Nous avons été nombreux à regarder l’excellent documentaire d’Arte sur le ventre, intitulé « Le ventre, notre deuxième cerveau » . Cet engouement pour le sujet en dit long sur le rapport souvent problématique que nous entretenons avec notre système digestif. Toutefois, et plus positivement, cet intérêt fait écho également à une nouvelle vision que nous acquérons de notre corps et de son fonctionnement global. Quant aux avancées scientifiques, elles se précisent aussi aujourd’hui sur un fait ressenti pourtant si viscéralement par chacun d’entre nous : notre ventre nous gouverne tout autant que notre matière grise.

Pourtant, rarement les maux de ventre (ballonnements, gaz, gastrite, constipation, accélération du transit, crampes abdominales…), les colopathies fonctionnels, le reflux gastro-œsophagien sont abordés par le corps médical comme un problème global qui ne propose que des solutions mécaniques histoire d’huiler toute cette tuyauterie ou dans le pire des cas vous persuade que cela est héréditaire ou dans la tête.

 

Chéri, passe-moi la bouillotte !

Qui, dans votre entourage (surtout féminin), avoue jouir d’un pouvoir de digestion optimal, de ne jamais gonfler, jamais gargouiller, jamais flatuler, jamais éructer… bref, avoir un estomac à tout épreuve ? Personne ? La majorité ayant même tendance à cumuler l’ensemble de ces désagréments et cela depuis plusieurs années ?

Les femmes souvent apprennent littéralement à vivre avec les douleurs abdominales et se préparent psychologiquement à passer un mauvais quart d’heure après chaque prise alimentaire. Souvent, ces personnes ont écumé l’ensemble des gastro-entérologues de la place publique, qui après avoir écarté toutes pathologies, renvoient leur patient avec l’idée qu’ils ne sont qu’un « colopathe » de plus dans cet univers.

Pourtant, la manifestation isolée de l’un de ces symptômes devrait immédiatement attirer l’attention sur un dysfonctionnement, qu’il soit physiologique, métabolique ou psychique que le corps tente d’exprimer.

La naturopathie, partant de la théorie des systèmes que « le tout est plus que la somme des parties », va chercher à comprendre pourquoi le corps se manifeste ainsi dans cette région particulière ; quel est le déséquilibre plus large du terrain du patient qui a entraîné des problématiques digestives ; et, enfin, proposer, par le biais de l’alimentation, de l’hydrologie, de la phytothérapie, de la psychologie… de régler ces perturbations.

Je prends soin de moi : le ventre, victime de nombreux maux

Unsplash

Ce n’est pas ce que vous croyez

1re piste : l’alimentation

Vous me direz qu’il ne faut pas être très futé pour y penser seul et que les gastro-entérologues savent mettre en garde leurs patients contre les aliments qui ont tendance à irriter l’intestin (c’est-à-dire 80 % des légumes et des fruits, les aliments fibreux et tout ce qui n’est pas raffiné. Quelle belle leçon de nutrition !). Pourtant, tellement de subtilités sont à apporter à ce régime trop exclusif et de soins complémentaires.

Il est primordial de commencer par restaurer la muqueuse enflammée et irritée, non pas à cause des fibres contenues dans les légumes (!) mais pour des raisons beaucoup moins glorieuses. Ces raisons sont l’industrialisation de l’alimentation, le raffinage, la présence de pesticides, de conservateurs, d’additifs, de colorants, d’épaississants, de gluten en excès, d’OGM, de métaux lourds…

Une alimentation adaptée à sa constitution et à son tempérament (déterminés selon une grille de lecture propre aux naturopathes), la consommation d’acide gras essentiels et de certains acides aminés, la restauration de la flore intestinale, la gestion du stress, les auto-massages et autres constituent une merveilleuse hygiène de vie qui, souvent, suffit à faire disparaître la totalité des désagréments que vivent au quotidien les colopathes.

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2e piste : les intolérances et allergies alimentaires

Avant de commencer ce chapitre, il est important de dire qu’il n’existe aucune intolérance alimentaire ou allergie dont on ne peut venir à bout. Elles ne surviennent jamais « comme ça » et possèdent dans tous les cas une paternité à découvrir.

L’un des principaux facteurs favorisant leur apparition est ce qu’on appelle le « leaky gut syndrom » ou syndrome de l’intestin perméable. Une muqueuse irritée peut se distendre en quelque sorte et ne plus remplir son rôle de barrière. Elle laisse passer ainsi lors de la digestion des aliments de grosses particules directement dans le sang qui à son tour ne sachant pas les gérer active le système immunitaire.

Pour reconstituer cette paroi membranaire, plusieurs solutions existent en complément de celles à appliquer en cas d’inflammation. Les omégas 3 (EPA-DHA) jouent un rôle de premier ordre. Ils sont particulièrement présents dans les poissons gras (sardines, anchois, hareng, maquereau, saumon). L’huile de krill représente également une source extrêmement intéressante. Le terme « krill » (qui signifie en norvégien « nourriture de baleine ») désigne un groupe de diverses espèces de petits crustacés marins vivant depuis des millions d’années dans les eaux froides océanes. Il s’agit du plancton animal (zooplancton) le plus disponible sur terre et se retrouve donc à la base de la chaîne alimentaire marine.

 

3e piste : le stress

Le reportage que je cite en introduction rappelle un fait important et souvent méconnu au sujet de l’origine embryonnaire commune du système digestif et du cerveau. Les points communs ne s’arrêtent pas là. Tous deux abritent des neurones (de 200 000 millions à une centaine de milliards pour le ventre ; de 86 à 100 milliards pour le cerveau) ; le ventre sécrète jusqu’à 95 % la sérotonine, les 5 % restant le sont par le cerveau. Ce neurotransmetteur permet la transmission de l’influx nerveux entre chaque neurone et agit donc directement sur la régulation de l’humeur, de l’anxiété, du sommeil et de l’appétit.

Qu’est-ce que ces similitudes expliquent ? Que notre ventre non seulement réagit aux émotions mais aussi peut les faire naître !

Dès lors, il n’est plus possible d’aborder les maux provenant du ventre uniquement à coup de Spasfon, Gaviscon, Débridat, Duspatalin… sans mener une profonde investigation sur leur cause réelle. Dans la même optique, une dépression, un syndrome anxieux, le trouble de l’attention… peuvent trouver leur origine dans un dysfonctionnement ou un déséquilibre du système digestif.

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Quelques pistes pour prendre votre santé en main

La mastication

Ne pas prendre le temps de mastiquer ses aliments, c’est se priver d’une première étape essentielle à la digestion. Mastiquer vee permettre à la salive sécrétée d’imprégner les aliments d’enzymes digestives et d’hydrater suffisamment le bol alimentaire afin de faciliter son cheminement. Des aliments mal broyés entraînent inexorablement des lourdeurs, des ballonnements, de la fermentation ou de la putréfaction.

À titre d’exemple, l’amidon (présent dans les féculents) est digéré essentiellement au niveau de la bouche par l’amylase salivaire. Si cette étape n’est pas respectée, la transformation en maltose puis en glucose, c’est-à-dire en sucre simple et donc assimilable n’est pas possible. En résulte, une surcharge de l’organisme et un épuisement des émonctoires.

La flore intestinale

Souffrir pendant de longs mois, voir de longues années du ventre a un impact néfaste sur la qualité de sa flore intestinale ; or c’est elle qui assure l’équilibre de toute la sphère digestive et plus encore (évidemment !). Elle permet l’achèvement correct de la digestion des aliments et leur bonne assimilation ; elle sert également de barrière aux toxines, germes, bactéries étrangères et autres virus. Si son travail détoxifiant est entravé, le foie doit prendre le relais et risque à son tour la saturation.

Lorsque le feu est allumé : l’argile

Un remède très efficace existe pour calmer différentes douleurs digestives qu’elles soient dues à un excès d’acidité, de perméabilité intestinale ou d’inflammation. L’argile possède un pouvoir tamponnant très intéressant et bien entendu reminéralisant.

En cure de 12 jours, voici le protocole à suivre :

Pendant 7 jours, chaque soir préparer dans un verre d’eau de source, une cuillère à soupe d’argile. Mélanger le tout avec une cuillère en bois (attention le métal change la chimie de l’argile). Mélangez et laissez reposer toute la nuit.

  • Le matin, boire l’eau décantée uniquement.
  • Les 7 jours restants, réaliser la même préparation chaque soir.
  • Le matin, boire cette fois-ci l’argile mélangée à l’eau.

par Laure Terrier De La Chaise, naturopathe certifiée et validée du réseau Médoucine.

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Laure Terrier De La Chaise A propos de l'auteur
1 commentaire
  • Rose
    18 novembre 2021 à 6 h 02 min

    Je fais souvent face à des maux de ventre que je n’arrive pas à expliquer et qui me poussent parfois à ne pas trouver le sommeil la nuit. Grâce à cet article, j’ai pu trouver une solution vraiment efficace pour lutter contre mes maux de ventre. Je dors donc plus et je me sens vraiment bien en journée !

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