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Intestin irritable : des solutions naturelles

10 septembre 2024

Le syndrome de l’intestin irritable (SII), également appelé colopathie fonctionnelle, est un trouble digestif chronique qui affecte le gros intestin. Il est caractérisé par une variété de symptômes gastro-intestinaux, sans qu’une lésion organique ou une inflammation visible ne soit trouvée. Le SII est l’un des troubles digestifs les plus courants, touchant environ 10 à 15 % de la population mondiale, et il affecte plus fréquemment les femmes que les hommes.

Leur fréquence varie considérablement d’un pays à l’autre, les incidences les plus importantes étant retrouvées dans les pays industrialisés, notamment en Europe du Nord-Ouest et aux États-Unis. De manière générale, l’incidence augmente avec le niveau de développement socio-économique des pays, de sorte qu’elle croit fortement en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique du sud ou encore en Inde.

Symptômes principaux

Les symptômes du SII varient d’une personne à l’autre, mais les plus fréquents sont :

  • Douleurs abdominales : souvent crampes ou inconfort, principalement situées dans le bas-ventre.
  • Ballonnements : sensation de gonflement dans l’abdomen.
  • Altération du transit intestinal : alternance entre diarrhée et constipation ou parfois une combinaison des deux).
  • Gaz et flatulences.

Ces symptômes peuvent s’intensifier en période de stress ou après la consommation de certains aliments. En revanche, une caractéristique clé du SII est que ces symptômes ont tendance à s’améliorer après l’évacuation des selles.

Causes et facteurs de risque

La cause exacte du SII reste encore inconnue, mais plusieurs facteurs semblent jouer un rôle :

  • Sensibilité intestinale accrue : les nerfs qui contrôlent l’intestin deviennent hypersensibles chez certaines personnes, entraînant des douleurs même en l’absence d’anomalies visibles.
  • Troubles du microbiote intestinal : un déséquilibre des bactéries intestinales peut contribuer à l’apparition des symptômes (dysbiose)
  • Stress et anxiété : il existe un lien étroit entre le cerveau et l’intestin, souvent appelé l’axe intestin-cerveau. Le stress psychologique peut exacerber les symptômes du SII.
  • Alimentation : certains aliments, comme les produits riches en FODMAP (glucides fermentescibles), les produits laitiers, le gluten, ou les aliments gras, sont souvent mal tolérés.

Pexels

Accompagner le syndrome de l’intestin irritable

La réduction du stress, l’exercice approprié et un régime alimentaire spécial sont les principales recommandations.

Alimentation

On favorise :

  • Légumes cuits digeste (courgettes, carottes, betterave, patate douce…)
  • Céréales sans gluten raffiné dans un premier temps faible en fibres (riz blanc, pomme de terre, pâtes de riz…)
  • Produits laitiers végétaux et sans sucre
  • Tisane (menthe, mélisse, gingembre…)
  • Omega 3 (Huile de lin, cameline, perilla, chanvre…)
  • Jus de légumes
  • Petite quantité de produits lactofermentés pour le microbiote (miso, soja lacto fermenté, kombucha…)
  • Graines (courge, tournesol, noix du brésil) pour les oléagineux, il conviendra de les faire pré-germer dans de l’eau pendant une nuit puis de les rincer cela permet enlever l’acide phytique.
  • Bien mastiquer !

On évite :

  • Produits laitiers
  • Gluten
  • Protéines de viande rouge
  • Excès de sucre raffiné
  • Trop de légumes crus si intestin fragile et limiter certains légumes
  • Certains légumes difficiles à digérer (tomates, poivrons, ail, oignons, choux…)
  • Café, thé, chocolat
  • Alcool
  • Fruit ou dessert sucré après repas
  • Manger stressé
  • Repas trop gras et trop copieux

Suivre un régime pauvre en FODMAP peut réduire les symptômes chez certaines personnes. Il est également recommandé d’éviter les repas copieux et gras. Il est important de déterminer les aliments produisant des symptômes

Une récente étude Cochrane à essayé de déterminer l’efficacité des différents régimes dans le cas des maladies inflammatoire chronique de l’intestin (foodmap, sans résidus, pauvre en glucides), les premières conclusions sont que l’effet d’un régime alimentaire guidé par les symptômes sur la rémission clinique est à ce jour celui qui obtient le plus grand résultat.

Stress

L’implication du microbiote dans l’axe cerveau-intestin est largement reconnue et étudiée. Il a été constaté qu’il existait un lien évident entre le syndrome de l’intestin irritable, l’anxiété et la dépression. Le stress induit un changement important dans le microbiote intestinal.

Des techniques comme la relaxation, la cohérence cardiaque, la méditation, le yoga ou la thérapie cognitive comportementale (TCC) peuvent aider à diminuer l’impact du stress sur l’intestin ; ainsi que les activités manuelles (peinture, jardinage, bricolage, artistique…)

Ne pas sous-estimer son impact sur le syndrome de l’intestin irritable !

Activité physique

Une pratique régulière d’exercice peut aider à réguler le transit intestinal et à réduire le stress (axe intestin/cerveau).

Il est important de choisir un sport adapté et modéré et surtout un sport plaisir qui saura vous faire du bien.

Phytothérapie et compléments

On peut utiliser :

  • Probiotique adapté (Bonne bactérie pour le microbiote intestinal)
  • L-glutamine (Répare les jonctions intestinales)
  • Safran (Aide contre l’anxiété)
  • Enzyme digestive (permet une meilleure digestion)
  • Omega 3 (lutte contre le stress et l’inflammation)
  • Aloevera (apaise naturellement la muqueuse)
  • Menthe poivrée (antispasmodique et antalgique naturel)
  • Mélisse, valériane, camomille (stress, motricité intestinal, décontractant…)

Il est conseillé de prendre les compléments en cure et avec le conseil d’un praticien formé pour avoir un suivi adapté.

Pexels

Le SII, bien qu’il ne soit pas considéré comme une maladie grave ou mortelle, peut significativement affecter la qualité de vie. Il peut entraîner une gêne sociale et un sentiment d’anxiété lié aux symptômes imprévisibles.

Le syndrome de l’intestin irritable est un trouble complexe qui nécessite une prise en charge globale, tenant compte les aspects physiques, psychologiques et alimentaires.

Il est important d’adopter une approche personnalisée et multidisciplinaire pour aider chacun à mieux gérer ses symptômes et à retrouver un quotidien plus serein. Si vous souffrez de symptômes compatibles avec le SII, il est essentiel de consulter un professionnel de santé (votre médecin traitant par exemple) pour obtenir un diagnostic et un suivi adapté.

 

par Olivier Panisset, praticien de naturopathie du réseau Médoucine.

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