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Comment déconnecter mentalement pendant les vacances ?

8 août 2025

Quand le corps part mais que l’esprit reste au bureau. Il t’est peut-être déjà arrivé de partir en vacances sans vraiment partir. Le corps est là, en congé, mais l’esprit, lui, reste vissé au bureau. Les pensées tournent en boucle, la charge mentale ne se repose pas, et cette petite voix intérieure continue de réciter ta to-do list pendant que tu devrais admirer un coucher de soleil.

Et pourtant, ces pauses sont précieuses pour notre santé mentale, surtout quand la fatigue mentale s’est installée en silence, comme une ombre qui grandit sans qu’on s’en aperçoive. Les vacances ne sont pas un luxe, mais une nécessité physiologique et psychologique pour permettre à notre système nerveux de se régénérer.

Alors, comment vraiment déconnecter, lâcher prise et retrouver un espace de détente profonde ? Comment transformer ces quelques jours ou semaines en véritable parenthèse réparatrice ? Voici un guide pratique pour t’aider à vivre de bonnes vacances, celles qui ressourcent ton corps, apaisent ton cœur et libèrent ton esprit.

Préparer sa déconnexion… avant les vacances

La préparation mentale est la clé de voûte d’un vrai repos. Notre cerveau a besoin de savoir que tout est sous contrôle pour accepter de relâcher sa vigilance. Cette préparation commence idéalement une semaine avant ton départ.

Le rituel de transition :

  • Faire le tri dans tes tâches : distingue l’urgent de l’important, ce qui peut attendre de ce qui doit absolument être fait.
  • Déléguer intelligemment : transmets non seulement les tâches, mais aussi le contexte et les ressources nécessaires.
  • Créer ton « brain dump » : écris sur papier (ou dans un document dédié) tous les points à reprendre au retour, les idées en suspens, les préoccupations. Cette écriture libère littéralement de l’espace mental.
  • Mettre en place tes messages d’absence : sois clair sur tes dates de retour et les contacts d’urgence.

Ce petit rituel agit comme un signal pour ton mental : il comprend qu’il a le droit de se reposer et que tout continuera à fonctionner sans sa surveillance constante.

Main tenant un stylo au-dessus d’une feuille blanche sur un bureau, carnet noir fermé posé à côté

Pexels

Faire de la place au vide et à la lenteur

Dans notre société de l’hyperactivité et où tout va très vite, nous avons oublié la valeur du vide. Tu n’es pas obligé.e de remplir tes vacances d’activités, de visites, de rendez-vous sociaux. L’agenda vide n’est pas un échec, c’est un cadeau que tu t’offres. Ta valeur ne réside pas dans un agenda bien rempli.

Réapprendre l’art de ne rien faire :

  • Autorise-toi à ralentir ton rythme de marche, de parole, de pensée.
  • Accueille l’ennui comme un ami : c’est dans ces moments que naissent souvent les plus belles idées, les vrais ressentis, le retour à soi.
  • Pratique l’observation sans jugement : regarder les nuages, écouter les oiseaux, sentir le vent sur ta peau.

Créer de la place intérieure, c’est aussi laisser couler ce qui a été retenu trop longtemps : les émotions refoulées, les tensions accumulées, la fatigue cachée. C’est ainsi que commence la vraie décompression, la libération de la pression du quotidien, du stress au travail, de l’injonction permanente à la performance.

Homme en maillot de bain réalisant un saut arrière depuis un bateau sur un lac ou une mer, ciel nuageux en arrière-plan

Pexels

Couper (vraiment) les connexions… numériques

La déconnexion numérique n’est pas qu’une mode, c’est une nécessité pour permettre à notre système nerveux de sortir de l’état d’hypervigilance constant.

Stratégies de déconnexion progressive :

  • Mails professionnels : active ta messagerie d’absence et résiste à la tentation de « jeter un petit coup d’œil ».
  • Notifications : désactive toutes les notifications non essentielles (et questionne-toi sur ce qui est vraiment essentiel).
  • Réseaux sociaux : limite-toi à quelques moments choisis plutôt qu’à un scroll compulsif.
  • Actualités : offre-toi des pauses news, le monde continuera de tourner sans ta surveillance.

Même si tu ne peux pas tout couper (famille, enfants, urgences réelles), choisis des plages de vraie déconnexion : quelques heures sans écran le matin, une journée complète par semaine, des soirées sans téléphone. Ton système nerveux te dira merci, et tu redécouvriras le plaisir d’être pleinement présent.e à l’instant.

Jeune femme rousse en t-shirt blanc regardant son téléphone lors d’une fête en plein air avec des guirlandes lumineuses

Pexels

Écouter les signes de ton corps

Ton corps est un baromètre infaillible de ton état de stress. Quand le burn-out ou l’épuisement émotionnel ne sont pas loin, il parle : fatigue persistante au réveil, tensions musculaires chroniques, maux de tête récurrents, hypersensibilité, irritabilité au moindre contretemps.

Renouer avec ta boussole intérieure :

  • Observer sans juger : note les sensations, les tensions, les zones de fatigue sans chercher immédiatement à les « corriger »
  • Respirer consciemment : quelques respirations profondes plusieurs fois par jour peuvent transformer ton état intérieur
  • Bouger différemment : redécouvre le plaisir du mouvement sans objectif de performance (marche, nage, étirements doux)
  • Dormir vraiment : respecte tes cycles naturels, couche-toi plus tôt, fais des siestes si ton corps les réclame

Les vacances peuvent être un moment privilégié pour renouer avec cette sagesse corporelle trop souvent ignorée dans le tumulte quotidien.

Femme souriante en short et bob brun faisant du skateboard accroupie sur une route résidentielle

Pexels

Honorer tes vrais besoins (pas ceux des autres)

On croit souvent qu’il faut « faire quelque chose » pour se reposer, remplir ses vacances d’activités « ressourçantes ». Mais la vraie régénération vient souvent de la simplicité.

Tes besoins authentiques pourraient être :

  • Le silence : échapper au bruit constant et retrouver ton dialogue intérieur
  • Un sommeil réparateur : dormir 9h sans culpabiliser, faire des siestes assumées
  • La solitude choisie : marcher seul.e au bord de l’eau, lire dans un parc, méditer sans être dérangé.e
  • La créativité libre : écrire sans but, dessiner, cuisiner, bricoler par pur plaisir
  • Le mouvement naturel : jardiner, nager, danser dans ton salon
  • La connexion à la nature : sentir l’herbe sous tes pieds, regarder les étoiles, écouter la pluie
  • La connexion aux autres : partager un bon repas, rire avec ceux qu’on aime, aller voir un proche qui nous manque.

Tu as le droit de décevoir. Tu as le droit de dire non aux invitations. Tu as le droit de ne pas être « disponible » pour les autres. Tu as le droit d’être juste… en congé, pleinement, sans justification.

Jeune femme s’étirant les bras vers le ciel, assise dans son lit au réveil, lumière du matin et décor végétal

Pexels

Cultiver la pleine présence

La vraie déconnexion n’est pas seulement l’absence de travail, c’est la présence à l’instant. C’est réapprendre à goûter sa vie au lieu de la subir.

Petits exercices de présence :

  • Les 5 sens : régulièrement, fais le tour de tes 5 sens (que vois-tu, entends-tu, sens-tu, goûtes-tu, touches-tu ?)
  • La gratitude quotidienne : chaque soir, note trois petites choses qui t’ont fait du bien dans la journée
  • Les micro-pauses : avant chaque repas, avant de te coucher, prends trois respirations conscientes
  • L’attention aux détails : la texture de ton café, la couleur du ciel, le sourire d’un proche

Anticiper le retour (sans stress)

Une bonne déconnexion se prépare aussi par l’arrière : comment revenir en douceur sans que le stress te happe dès le premier jour ?

La transition en douceur :

  • Reviens un jour avant ta reprise pour te réacclimater à ton environnement, te mettre à jour dans tes lessives, remplir le frigo… pour t’assurer une reprise sereine
  • Planifie une matinée light pour ton premier jour : pas de réunions importantes, temps pour trier tes mails
  • Garde un rituel de tes vacances dans ton quotidien (la méditation du matin, la marche du soir, le livre avant le coucher)
  • Planifie déjà tes prochaines pauses : petits week-ends, soirées off, moments de respiration
Tasse de café sur une soucoupe, posée sur une couette blanche, à côté d’un magazine et d’une main feuilletant les pages

Pexels

En résumé : Déconnecter, un acte d’amour envers soi

Déconnecter mentalement, c’est bien plus qu’un luxe ou une échappatoire. C’est un acte d’amour radical envers toi-même, une reconnaissance de tes limites humaines et de tes besoins fondamentaux.

Ce n’est pas fuir le quotidien, c’est revenir à l’essentiel. C’est accepter de laisser tomber la charge mentale qui pèse sur tes épaules, c’est remettre du souffle entre les pensées, c’est réapprendre à être sans avoir besoin de faire ou de performer constamment.

Ces pauses ne sont pas un luxe, elles sont une nécessité vitale dans notre monde hyperconnecté. Elles permettent à ton système nerveux de se réguler, à ta créativité de se renouveler, à tes relations de retrouver de la qualité.

Alors, offre-toi cette permission : celle d’être pleinement plutôt que de faire. La clé réside dans ta capacité à vivre pleinement l’instant, sans prévoir le coup d’après.

Si cet article t’a aidé.e, n’hésite pas à le partager avec quelqu’un qui en aurait besoin. Prendre soin de sa santé mentale, c’est contagieux !

 

par Mathilde Guittet, naturopathe & coach spécialisée dans l’anxiété du réseau Médoucine.

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