La rhubarbe, c’est cette belle tige qui vire du rouge au vert que l’on retrouve sur les étales des marchés d’avril à juillet. Sa saison est relativement courte, il faut donc savoir en profiter !
Un peu d’histoire
Si on la connaît plutôt en version sucrée et qu’on la classe parmi les fruits, la rhubarbe est en fait un légume-tige.
On retrouve des traces de sa culture dans des régions très froides de l’Asie il y a plus de 3000 ans. La rhubarbe est d’ailleurs bien ancrée dans la culture chinoise. Elle est, en effet, reconnue depuis longtemps par la médecine traditionnelle chinoise pour certaines de ses vertus. La rhubarbe était notamment utilisée pour traiter des maladies rénales.
En Europe, elle fait son apparition autour du XVIe siècle, notamment dans le Nord, car elle résiste très bien aux températures froides. En France, elle est introduite plus tardivement, la culture de la rhubarbe ne débute que lors du XIXe siècle.

Unsplash
Les bienfaits de la rhubarbe
La rhubarbe est un produit très faible en calories, riche en eau, en fibres et permet également un apport en minéraux, vitamines et anti-oxydants !
Une bonne source de fibres
Grâce à son apport en fibres important, qui constitue la majorité de la matière sèche qui compose cette tige, la littérature scientifique a identifié des vertus bénéfiques de la rhubarbe pour notre santé.
Les fibres ont effectivement un impact sur le taux de cholestérol et permettent de le diminuer. Elles ont également des bienfaits pour notre digestion.
Les bienfaits contre les risques cardiovasculaire
Ces deux actions combinées ont notamment étaient mises en évidence dans une étude de revue récente portant sur la rhubarbe et ses composés. Les auteurs ont notamment mis en exergue les bienfaits de la rhubarbe sur les problèmes liés aux lipides circulants dans l’organisme, ce qui a pour effet de diminuer les risques de pathologies cardiovasculaires.
L’action sur la prévention des maladies rénales
L’action protectrice sur les reins que l’Énergétique Traditionnelle Chinoise prête à la rhubarbe semble également être confirmée par la science qui a identifié plusieurs modes d’action de la rhubarbe sur nos reins. Ainsi, elle a des effets anti-oxydant, anti-inflammatoire et anti-fibrose qui sont bénéfiques à ces organes.
Cela est notamment dû à l’Emodin, une molécule présente de manière significative dans la rhubarbe qui a une action diurétique, anti-bactérienne, anti-ulcer, anti-inflammatoire, anticancer et antinicoceptif.
Une source de calcium
La rhubarbe est également une source calcium qui est l’un des minéraux les plus importants pour le corps humain. On doit en effet en trouver 1 gramme par jour dans notre alimentation. Ce minéral joue un rôle dans la santé des os, mais aussi dans la contraction musculaire et la régulation du rythme cardiaque.
Il est donc indispensable de consommer du calcium pour prévenir l’ostéoporose et diminuer les risques de tétanie et de blessures. La rhubarbe permet participe donc à la prévention de ces problèmes.
La rhubarbe, riche en vitamine K1
Cette vitamine, assez méconnue, participe grandement à la coagulation du sang et, mais aussi à la fixation du calcium sur les os. Elle est donc impliquée dans la santé de nos os.
Une source de vitamine C
La rhubarbe contient une dose significative de vitamine C qui a des rôles reconnus dans le métabolisme énergétique, sur le système immunitaire, l’absorption du fer ou le système nerveux.
Cependant, pour bénéficier des apports en vitamine C de la rhubarbe, il faut la consommer crue. En effet, cette vitamine se dégrade très fortement avec la chaleur.

Pexels
Où trouver de la rhubarbe ?
La rhubarbe est notamment présente sur les étales des marchés, car ce légume-tige est largement produit en France. Il est cependant courant de trouver des rhubarbes d’origine allemande, belge ou néerlandaise.
On peut également en trouver dans les magasins bio. C’est plus rare d’en trouver dans les supermarchés conventionnels.
Étant donné qu’on consomme également la peau, il vaut mieux acheter de la rhubarbe bio ou, à tout le moins, laver consciencieusement les tiges pour rincer le maximum de pesticide.
Il existe une très grande variété de rhubarbes. On en trouve des plutôt vertes comme la Mira ou la Victoria ou des plutôt rouges comme la Valentine ou la Holsteiner.

Pexels
Comment cuisiner la rhubarbe ?
De manière générale, on consomme la rhubarbe cuite. En effet, sa cuisson permet de se débarrasser d’une bonne partie de l’acide oxalique qu’elle contient.
On peut facilement la transformer en compote avec un peu de sucre. On l’agrémentera avec de la vanille ou de la cannelle. Elle peut aussi garnir des tartes ou servir pour un crumble.
On peut cependant la consommer juste crue. Détaillez-la en fine tranche que vous pouvez consommer tel quel ou mettre à mariner dans du jus de citron ou à macérer dans du sucre.
Mise en garde
Attention, il ne faut absolument pas consommer la feuille de la rhubarbe qui est très toxique ! De manière générale, les maraîchers et commerçants ont tendance à débarrasser la tige de la feuille avant la mise en vente. Mais si vous trouvez des rhubarbes avec les feuilles, il faut les couper et les jeter.
Par ailleurs, une consommation importante de rhubarbe peut être la cause de calcul rénaux. Si vous êtes particulièrement sujet à ce type de problème, faites attention à votre consommation et parlez-en avec votre médecin.

Pexels
Sources :
- Liudvytska, O., & Kolodziejczyk-Czepas, J. (2022). A Review on Rhubarb-Derived Substances as Modulators of Cardiovascular Risk Factors-A Special Emphasis on Anti-Obesity Action. Nutrients, 14(10), 2053. https://doi.org/10.3390/nu14102053
- Zhang, F., Wu, R., Liu, Y., Dai, S., Xue, X., Li, Y., & Gong, X. (2023). Nephroprotective and nephrotoxic effects of Rhubarb and their molecular mechanisms. Biomedicine & pharmacotherapy = Biomedecine & pharmacotherapie, 160, 114297. https://doi.org/10.1016/j.biopha.2023.114297
- Stompor-Gorący M. (2021). The Health Benefits of Emodin, a Natural Anthraquinone Derived from Rhubarb-A Summary Update. International journal of molecular sciences, 22(17), 9522. https://doi.org/10.3390/ijms22179522
par Yohan Chetrit, conseiller en nutrition du réseau Médoucine.
Trouvez un praticien près de chez vous sur Médoucine.
À lire aussi :
