Souffrance au travail

La souffrance au travail, c’est ce malaise qui s’installe doucement, parfois sans qu’on s’en rende vraiment compte. On se sent tendu(e), fatigué(e), démotivé(e)… et le quotidien professionnel devient de plus en plus lourd à porter. Ce n’est pas juste “une mauvaise période” : quand le travail pèse sur le moral, le corps ou l’équilibre général, c’est un vrai signal à écouter. Comprendre ce qui se joue, reconnaître les signes et savoir vers quelles ressources se tourner peut aider à retrouver un peu d’air et à remettre de la clarté dans une situation souvent confuse.

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Souffrance au travail illustration

Qu’est-ce que la souffrance au travail ?

La souffrance au travail désigne un état de mal-être durable lié au contexte professionnel. Elle apparaît lorsque les exigences, l’environnement ou les relations dans le cadre du travail génèrent une tension physique, émotionnelle ou psychologique difficile à gérer. Il ne s’agit pas d’un simple passage à vide ou d’une fatigue ponctuelle, mais d’un processus d’usure qui peut s’installer progressivement.

 

Cette souffrance peut prendre différentes formes : perte de motivation, anxiété, sentiment d’injustice, surcharge mentale, conflits, isolement… Elle reflète bien souvent un déséquilibre entre les ressources d’une personne et les contraintes auxquelles elle est exposée.

 

La souffrance au travail nécessite une attention particulière car, sans accompagnement, elle peut évoluer vers des troubles plus importants comme le burn-out.

 

Quels sont les signes ou manifestations de la souffrance au travail ?

Les signes de souffrance au travail sont variés et s’installent souvent progressivement. Ils peuvent toucher à la fois le corps, l’esprit et le comportement. Ces manifestations ne surgissent pas du jour au lendemain : elles s’installent souvent doucement, parfois au point que la personne ne réalise pas immédiatement qu’il s’agit d’un véritable signal d’alerte. Elles peuvent toucher à la fois l’énergie, les émotions, la communication ou même le rapport au travail. Parmi les manifestations les plus courantes :

  • Fatigue persistante, impression de manquer d’énergie
  • Perte d’intérêt ou de motivation pour les tâches habituelles
  • Difficultés de concentration, baisse de performance
  • Irritabilité, hypersensibilité ou tensions relationnelles
  • Troubles du sommeil (réveils nocturnes, difficultés d’endormissement…)
  • Sentiment d’être débordé, “au bout du rouleau”
  • Manifestations physiques : tensions, maux de tête, douleurs digestives

Ces signes peuvent impacter significativement la qualité de vie, tant au travail que dans la sphère personnelle.

 

Quelles sont les causes possibles de la souffrance au travail ?

La souffrance au travail trouve souvent son origine dans un déséquilibre prolongé entre les contraintes professionnelles et les ressources personnelles. Ce mal-être peut avoir de nombreuses origines, souvent mêlées : la charge émotionnelle, l’organisation du travail, les relations professionnelles ou encore le manque de reconnaissance. Il n’existe généralement pas une seule cause, mais plutôt une accumulation de facteurs. Elle peut être liée à :

  • Une charge de travail excessive ou des délais trop serrés
  • Un manque de reconnaissance, de soutien ou de communication
  • Des conflits ou tensions au sein de l’équipe
  • Des responsabilités lourdes ou mal définies
  • Une perte de sens ou d’intérêt pour les missions confiées
  • Une difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle
  • Un environnement instable (changements fréquents, manque de clarté, insécurité…)

Dans de nombreux cas, plusieurs de ces facteurs se cumulent et fragilisent progressivement l’équilibre de la personne.

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Quels peuvent être les risques ou conséquences d’une souffrance au travail non prise en charge ?

Lorsqu’elle n’est pas accompagnée, la souffrance au travail peut progressivement gagner du terrain et rendre le quotidien de plus en plus difficile. Ses conséquences peuvent toucher aussi bien la santé physique que l’équilibre émotionnel et les relations. Parmi les risques les plus fréquents :

  • Aggravation du mal-être et risque d’épuisement professionnel
  • Altération du sommeil et augmentation de la fatigue
  • Dégradation des relations professionnelles et personnelles
  • Difficultés de concentration ou perte de confiance
  • Impact sur la santé physique (tensions, troubles digestifs, baisse des défenses naturelles…)

Une prise en charge précoce permet souvent de limiter ces impacts et de préserver l’équilibre général.

 

Comment agir face à la souffrance au travail ?

Face à une situation de souffrance au travail, il est essentiel de ne pas rester isolé(e). Certaines actions simples peuvent aider à reprendre du recul et à retrouver un peu d’espace intérieur. Elles ne résolvent pas tout, mais peuvent constituer de premières étapes importantes. Plusieurs actions peuvent aider :

  • Consulter un médecin pour évaluer l’état général et obtenir un soutien adapté
  • Parler de la situation à un responsable de confiance ou à un tiers neutre (RH, représentant…)
  • Identifier ce qui génère le plus de tensions et évaluer les ajustements possibles
  • Revoir son organisation de travail pour réduire la charge mentale
  • S’accorder des pauses et des moments de récupération
  • Se faire accompagner pour prendre du recul sur la situation

Chaque cheminement est unique : l’essentiel est de ne pas rester seul(e) face à la situation.

 

Comment les pratiques complémentaires peuvent accompagner la souffrance au travail ?

Les pratiques complémentaires peuvent offrir un soutien précieux pour mieux traverser une période de mal-être au travail. Ces approches ne changent pas les conditions de travail, mais elles peuvent aider la personne à retrouver de la clarté, du calme et une meilleure écoute de ses besoins. En ce sens, elles jouent un rôle complémentaire précieux. Elles peuvent notamment aider à :

  • Apaiser les tensions émotionnelles
  • Réduire le stress et favoriser la détente
  • Soutenir la qualité du sommeil
  • Encourager une meilleure perception des besoins personnels
  • Renforcer les ressources internes dans un moment de fragilité

Elles n’ont pas vocation à résoudre les causes structurelles de la souffrance au travail, mais elles peuvent accompagner la personne dans la gestion du stress et le retour à un mieux-être global.

Le rôle d’un praticien dans l’accompagnement de la souffrance au travail

Le praticien ne résout pas les problèmes du milieu professionnel et ne remplace pas un accompagnement médical. En revanche, il peut :

  • Proposer un espace de parole bienveillant et sans jugement
  • Favoriser la détente physique et mentale
  • Aider la personne à repérer ses limites et ses besoins
  • Soutenir une meilleure gestion des émotions
  • Accompagner un retour progressif vers un équilibre intérieur

Son intervention s’inscrit toujours en complément d’un suivi médical ou d’une démarche professionnelle adaptée.

 

Quand consulter un professionnel de santé en cas de souffrance au travail ?

Il est recommandé de consulter lorsque :

  • Le mal-être s’intensifie ou dure depuis plusieurs semaines
  • La fatigue devient envahissante
  • Le sommeil est fortement perturbé
  • Des symptômes physiques apparaissent
  • La situation génère une détresse émotionnelle importante
  • La personne se sent dépassée ou au bord de la rupture

Un médecin pourra évaluer la situation et orienter vers les professionnels les plus adaptés (psychologue, psychiatre…).

 

Questions fréquentes sur la souffrance au travail

La souffrance au travail mène-t-elle forcément au burn-out ?

Non, pas toujours. Une prise en compte précoce peut éviter l’épuisement professionnel.

Changer de poste ou d’entreprise suffit-il à éliminer la souffrance ?

Pas nécessairement : certaines sources de mal-être peuvent persister si les conditions restent similaires.

Peut-on prévenir la souffrance au travail ?

Oui, en repérant ses limites, en ajustant son rythme et en sollicitant du soutien lorsque nécessaire.

La souffrance au travail disparaît-elle d’elle-même ?

Rarement. Sans accompagnement ou ajustements, elle peut s’installer durablement.

 

En résumé : ce qu’il faut retenir sur la souffrance au travail

La souffrance au travail correspond à un mal-être profond lié au contexte professionnel. Elle peut toucher le corps, l’esprit et l’équilibre général, et s’installe souvent progressivement.

 

Une prise en charge adaptée, associée à une meilleure écoute de ses besoins, est essentielle pour préserver sa santé. Les pratiques complémentaires peuvent soutenir l’apaisement et le mieux-être, toujours en complément des démarches professionnelles et médicales nécessaires.

Consultez d’abord votre médecin avant de faire appel aux pratiques complémentaires.