
Alors que de plus en plus de personnes se tournent vers des approches naturelles pour accompagner leur santé, une question se pose : les pratiques complémentaires peuvent-elles trouver leur place dans les politiques de santé publique ? C’est le sujet central de la conférence “Les pratiques complémentaires peuvent-elles contribuer à une politique de santé publique et exister dans les parcours de soin ?”, organisée lors de la 2ᵉ édition des Assises des pratiques complémentaires le 19 février 2025. En voici les principaux enseignements.
Cette table ronde a réuni des professionnels de santé, des élus et des représentants d’organisations engagées pour une meilleure reconnaissance de ces approches dans notre système de soins.
Des pratiques en plein essor
Les pratiques complémentaires, comme l’ostéopathie, la naturopathie, la musicothérapie ou la méditation, attirent de plus en plus d’usagers. Elles proposent des outils de prévention, d’accompagnement du stress, ou de soulagement des douleurs chroniques, en complément des traitements médicaux.
Des bénéfices déjà visibles dans les parcours de soin
Dans de nombreux contextes (maladies chroniques, accompagnement du vieillissement, soutien en oncologie…), ces pratiques contribuent à améliorer la qualité de vie des patients. Moins d’effets secondaires, mieux-être global, plus grande implication dans le parcours de soin : les retours sont souvent très positifs.
Une complémentarité avec la médecine conventionnelle
Plutôt que de s’opposer à la médecine traditionnelle, les pratiques complémentaires s’enrichissent mutuellement avec elle. Elles apportent une dimension plus humaine et individualisée, et peuvent s’intégrer à des stratégies de soins plus globales.
Des enjeux politiques et institutionnels
Intégrer ces pratiques dans les politiques de santé publique implique des efforts : encadrer les formations, structurer les filières, évaluer scientifiquement les bénéfices, et repenser la place de la prévention. Ces démarches sont essentielles pour garantir la sécurité et l’efficacité des accompagnements proposés.
Intervenants :
• Laurence Muller-Bronn – Sénatrice du Bas-Rhin, membre de la commission des affaires sociales du Sénat
• Julie de Stoutz – Présidente de la Fédération Française des Musicothérapeutes
• Philippe Sterlingot – Président du Syndicat Français des Ostéopathes, de l’UPO et de l’Osteopathic International Alliance
• Benjamin Dupuis – Directeur de l’OMNES, Vice-président de la Fédération Mondiale de Naturopathie
• Christine Tabuenca – Directrice générale de la Fondation Médéric Alzheimer
Modération : Nicole Tortello Duban – Fondatrice d’Alevia, cabinet expert défenseur des biens communs
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