Vous ressentez l’envie de vous engager dans un travail d’accompagnement, mais redoutez d’y passer des années ? Vous avez aussi à cœur que le changement s’effectue maintenant ? Les thérapies dites « brèves » sont faites pour vous. Orientées « objectifs », bienveillantes et efficaces, ces méthodes conjuguent le changement au présent.
« La seule façon de changer… c’est de changer. C’est aussi simple et compliqué que cela. »
Ces mots sont ceux du philosophe François Roustang. À l’origine psychanalyste, cet infatigable passionné de santé mentale s’est tourné vers les thérapies brèves vers la fin de sa carrière, davantage convaincu par leur efficacité. Et de fait, les thérapies brèves ne regardent qu’un seul horizon : celui du changement. L’objectif ou les objectifs sont posés dès le départ et tiennent en une phrase : accompagner à lâcher la main des comportements qui ne vous font plus de bien actuellement. Et en adopter d’autres, plus « écologiques » pour vous.
Qui dit changement, dit aussi inconnu, peur et résistance
Le point commun de toutes les thérapies brèves ? Sortir du mental. Et pour ce faire, votre thérapeute va se livrer avec vous à une sorte d’ « enquête ». L’idée n’est pas de trouver le « pourquoi », donc le mobile du crime… Mais de déterminer « comment » on sort de cette enquête qui patine. Ou comment sortir de votre impasse personnelle.
À des instants de vie, nous installons toutes et tous des comportements, des croyances, qui nous aident à avancer, faire des choix, etc. Sauf qu’au fil de nos évolutions, le comportement qui nous convenait avant, devient un comportement parasite. Mais comme il est ancré fermement dans nos habitudes, le changer parait impossible.
Pas de panique, c’est normal. L’être humain est un être de confort, et résiste, par nature, au changement. Pourtant, ce dernier est bien possible. Il faut juste accepter un « inconfort guidé » par une ou un praticien.

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Les Avengers de la santé mentale, l’école de Palo Alto
Les premiers courants de la thérapie brève sont nés dans les années 50 aux États-Unis, avec l’école de Palo Alto puis du MRI (Mental Research Institute). Tels des justiciers, dignes des meilleures Ligues of Legends ou encore Avengers, des sociologues, psychiatres, psychologues et médecins ont décidé d’allier leurs savoirs et expériences afin de proposer la thérapie la plus efficace possible. C’est ainsi qu’elles et ils ont mis au point des méthodes alliant hypnose, programmation neuro-linguistique, psychologie (etc.) afin de proposer des interventions de dix à quinze séances pour créer un changement rapide et durable.
Ou comme l’a exprimé Nicholas Cumming, psychologue et ex-dirigeant du Mental Research Institute : « Le patient a droit au soulagement le plus rapide, le plus complet et le plus durable de sa souffrance. Et ce, de façon la moins envahissante qui soit ».

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PNL, hypnose ericksonienne, thérapie d’impact…
La Programmation Neuro-Linguistique (ou PNL) est une technique cognitivo-comportementale qui s’intéresse, pour les modifier, aux schémas comportementaux inscrits dans le cerveau. La PNL s’intéresse donc à modifier ces schémas, vie le langage verbal (le vocabulaire, les champs lexicaux, les structures de phrases…), le langage non-verbal (gestuelle, façon de se tenir…) et aussi le langage para-verbal (la modulation de la voix, le débit de parole, etc.).
En observant les langages de la personne, la ou le thérapeute aide la/le consulté.e à repérer ses schémas et croyances limitantes, avant de l’inviter à en trouver d’autres, plus adaptés à elle ou lui aujourd’hui. On ne cherche pas pourquoi la personne est bloquée, mais comment. Pour ensuite lui proposer la stratégie la plus adaptée à son changement. Cela passe par des modèles cadrés ou « protocoles », qui agissent comme une « reprogrammation ».
L’hypnose est un travail qui se fait en état de « conscience modifiée ». L’hypnose thérapeutique la plus usitée est l’hypnose ericksonienne, mise au point par le thérapeute Milton Erickson qui trouvait dans la « suggestion hypnotique » (et non dans l’ordre) davantage de liberté pour la/le consulté.e. L’hypnose s’utilise soit de manière ciblée (par exemple dans le cas d’une phobie), soit d’une manière plus globale, pour aider la/le consulté.e à prendre conscience de ses schémas limitants, et aller reconnecter à ses ressources et compétences personnelles.
La thérapie d’impact est, comme son nom l’indique, une thérapie-choc. Elle est une approche multisensorielle qui utilise ce qui se trouve autour de nous pour créer un déclic au niveau conscient et inconscient. Plutôt que de simplement expliquer un concept, on passe par un objet, un dessin, des mouvements pour incarner, aux yeux de la personne qui consulte, la situation qu’elle accepte à l’instant T. Redoutablement efficace, cette technique était aussi très usitée par Milton Erickson, en complément ou à la place de l’hypnose.

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L’alliance : ensemble vers le changement
L’autre point commun de ces formes de thérapies sont leur bienveillance. Ce sont des thérapies dans lesquelles vous vous sentirez particulièrement écouté.e.s et accompagné.e.s. : les praticiens étant formé.e.s à « l’alliance », et à l’écoute active, pour accompagner au plus près, et le plus justement les personnes venant les consulter.
Et l’idée n’est jamais de conseiller ici (car un conseil vaut pour une personne, mais pas pour deux) : l’idée est d’accompagner l’autre à trouver en lui-même ou elle-même les réponses et les ressources nécessaires à son changement.
par Jessica Martinez, praticienne en Thérapies Brèves du réseau Médoucine.
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