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Arthrose : quels sont les anti-inflammatoires naturels ?

douleurs-articulaires

L’arthrose se définit comme la dégradation du cartilage qui s’accompagne d’une inflammation réactionnelle touchant les différents tissus de l’articulation : cartilage, os sous-condral, ligament, muscle péri-articulaire. S’installent alors, des lésions inflammatoires, progressives, accompagnées de douleur, chaleur et d’une perte de mobilité plus ou moins marquées.

Voici quelques solutions naturelles pour prévenir l’arthrose et soulager l’inflammation:

1/ S’hydrater suffisamment

Le cartilage est composé à plus de 70% d’eau. La première recommandation est donc de boire un verre d’eau toute les heures de la journée (environ 1L/jour, en fonction de l’activité physique) afin d’assurer une bonne hydratation des tissus de l’articulation.

2/ Une activité physique modérée

Des scientifiques de l’université de San Diego en Californie ont observé qu’une activité physique modérée et adaptée aux capacités physiques de la personne a une action anti-inflammatoire. Ainsi, 20 minutes d’exercice permettraient de diminuer de 5 % la production de cellules immunitaires qui stimulent la production du TNFα ; une cytokine en lien avec le mécanisme inflammatoire. De plus, cela permet d’améliorer la circulation des nutriments nécessaires à la construction du cartilage par le mouvement régulier des articulations.

3/ Limiter les aliments inflammatoires

La production de radicaux libres accélèrent la diminution et le durcissement du collagène qui compose le cartilage. Il est donc recommander de limiter la consommation de produits sucrés et de viandes très cuites (source de glycotoxines). De manière générale, on recommandera une alimentation alcalinisante  en faisant la part belle au végétal, notamment les légumes verts.

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Il est conseillé de réduire :

  • la part des protéines animales (surtout les viandes rouges); au profit des protéines végétales: légumineuse, pois, fève, tofu, noix,…
  • les céréales raffinées, au profit des céréales semi-complètes ou complètes (bio de préférence pour éviter les additifs). Cela concerne le pain, la farine, les pâtes, …
  • le gluten (en variant sa consommation de céréales et de farines : millet, petit épeautre, seigle, quinoa, …)
  • le sucre raffiné blanc. Attention au sucre caché dans les produits industriels (même salés)
  • les produits laitiers. Optez de préférence pour des fromages de chèvre ou de brebis frais.
  • les graisses saturées ou cuites, sources d’inflammations (friture, charcuterie, gâteaux, …).

4/ Consommer des aliments anti-inflammatoires

Pour réduire le mécanisme inflammatoire, il est essentiel d’apporter à l’organisme une alimentation riche en vitamine, en anti-oxydants, en flavonoïde et en oméga 3. Les fruits et légumes, riches en antioxydants et en flavonoïdes sont vos meilleurs alliés pour lutter contre l’inflammation. On pensera notamment au chou, au céleri, à la betterave, aux légumes à feuilles vertes, au brocoli, aux noix, à l’ananas, aux myrtilles, sans oublier les épices (curcuma, gingembre). Pour faire le plein d’oméga 3, on consommera régulièrement : maquereau, sardine, huile de colza, huile de lin, oléagineux, algues, graine de chia,…

5/ S’appuyer sur la phytothérapie

  • L’harpagophytum :
    Racine originaire du Botswana et de Namibie, l’harpagophytum a démontré ses vertus anti-inflammatoires très intéressantes pour soulager l’arthrose et les rhumatismes. Évitez toutefois de prendre cette plante en cas d’ulcère gastrique, ou de prise de médicaments pour la tension ou des problèmes cardiaques.
  • Le curcuma :
    Épice indienne dont on utilise les racines séchées et réduite en poudre. Son actif principal : la curcumine, est un formidable anti-inflammatoire naturel dont les effets ont été démontrés dès le début des années 80.
  • Le cassis :
    Plus proche de chez nous, le cassis, dont les feuilles ont toujours été utilisées en phytothérapie pour soulager les inflammations des rhumatismes et de la goutte. Plusieurs études scientifiques, à la fin des années 90, ont confirmées ses vertus et permis leur reconnaissance par l’Escop (european scientific cooperative on phytotherapy).

 

Par Carmen Tanguy, Réflexologue certifiée et validée du réseau Medoucine 

Carmen Tanguy A propos de l'auteur

Thérapeute en réflexologie, shiatsu, massage

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