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6 astuces de la parentalité positive

La parentalité positive est une posture à mi chemin entre une éducation autoritaire et une éducation trop permissive, tout en fixant des règles et des limites dont l’enfant a besoin pour se développer et s’épanouir pleinement, mais en faisant preuve de tolérance, de sensibilité et d’affection.


Voici 6 astuces de la parentalité positive qui vous permettront de développer une relation satisfaisante avec vos enfants.

Par Laëtitia Gallucci, psychologue et praticienne en hypnose certifiée et validée du réseau Medoucine.



Adaptez vos méthodes d’éducation à l’âge et aux besoins de votre enfant


Adaptez vos exigences aux besoins et aux compétences de votre enfant, en fonction de son stade de développement psychomoteur et affectif. Posez des limites raisonnables et faites les au fur et à mesure qu’il grandit. Dans la petite enfance vous serez peut-être amené à changer vos méthodes tous les 6 mois, et en grandissant les ajustements s’espaceront.


Dites oui à la discipline, non à l’autorité castratrice


Un des premiers rôles de parent est d’apprendre aux enfants à vivre en société : à savoir comment se comporter avec les autres, à se respecter soi-même et à respecter les autres. La discipline est une tâche ingrate et difficile, que l’on a souvent tendance à vouloir déléguer, pourtant il est nécessaire de transmettre ces règles, et ce sans avoir recours à une autorité cassante et hyper rigide. Eviter d’avoir recours aux punitions et aux châtiments corporels (gifles, fessés) pour résoudre les conflits ou «discipliner » votre enfant. Ce n’est pas en reproduisant cette éducation castratrice que vous avez surement reçu que vous développerez une relation positive avec votre enfant. Prenez conscience de vos propres blessures d’enfant, afin d’éviter de les reproduire.


Aidez votre enfant à développer son autonomie, sa motivation et sa confiance en lui


Évitez de tout faire à sa place, de trop de le materner, de tout vouloir contrôler. Acceptez que les choses ne soient pas faites comme vous le faites ou comme vous le voulez : si votre enfant de 3 ans veut éplucher les carottes avec vous, peu importante qu’il enlève autant de peau que de légumes, au contraire félicitez le cela lui donnera confiance en ses capacités, et l’envie de persévérer. Laissez lui la possibilité de faire ses propres expériences afin de développer son autonomie. Soyez à son écoute et soutenez le en cas de besoin.


Discutez de tout et développez votre intelligence émotionnelle


Prenez conscience de l’impact de vos mots et de vos attitudes. Utilisez des paroles et des attitudes bienveillantes et n’ayez pas peur de répondre à ses questions ou d’aborder des sujets délicats. Plus vous aurez des discussions sincères avec votre enfant, plus vous l’aiderez à se construire sur des bases rassurantes. Parlez librement du quotidien comme des sujets plus délicats (le décès d’un proche, la sexualité, l’alcool, la drogues) et des sentiments ou émotions comme l’amitié, la déception, la trahison, la peur, la tristesse, la joie, le découragement, la motivation…

Vous l’aiderez ainsi à exprimer ses pensées et ses sentiments, à être à l’aise avec, et à développer de nouvelles façons de réagir.
En développant votre propre intelligence émotionnelle vous l’aiderez aussi à ne plus nier ou subir ses émotions mais à les identifier et les accueillir.


Et vous accepterez d’avantage le fait d’aimer votre enfant et de ne pas toujours être apprécié en retour, comme lorsqu’il vous dit « t’es méchant, je t’aime plus, t’es trop nul, tu comprends rien… » car vous comprenez qu’à ce moment votre enfant fait face à de fortes émotions qui, comme les nuages dans le ciel, ne font que passer.


Remettez-vous en cause et développez de nouvelles compétences

La parentalité positive est un travail sur soi permanent qui permet d’acquérir de nouvelles compétences afin d’instaurer une relation positive avec son enfant et de l’accompagner vers son épanouissement. Etre parent est un travail de tous les jours dont l’apprentissage n’est jamais fini. C’est une fonction qui s’entretient au quotidien et qui demande de se remettre en question notamment après un conflit. Le but n’étant ni de tout laisser passer, ni de tout régenter mais de comprendre ce qui à amené au conflit, et bien souvent c’est un  manque de communication ou un débordement émotionnel.

Laissez vos enfants être eux-mêmes !


Inutile de l’imaginer docteur, avocat, ingénieur, champion de foot ou de tennis, si son rêve est d’être peintre, coiffeur, chevrier, plombier, instit ou commerçant. Acceptez votre enfant tels qu’il est, afin qu’il réalise ses propres rêves.
Pour cela détachez-vous des projets et des rêves que vous avez pour lui afin de le laisser voguer vers ses propres aspirations.

Par Laëtitia Gallucci, psychologue et praticienne en hypnose certifiée et validée du réseau Medoucine.