Mes relations sont tendues avec des personnes qui comptent dans ma vie et j’en souffre ? J’ai le sentiment de faire beaucoup pour les améliorer, en vain.
Et si je revisitais ma manière de communiquer ? Car dans chaque relation, j’ai du pouvoir. Comment m’en servir ? Êtes-vous prêt à communiquer autrement en 2025 ?
L’hygiène relationnelle, c’est dépolluer mes relations
Je rêve de relations fluides où ce serait simple d’exprimer mes ressentis et mes émotions. Pourtant, je vois bien que ça grippe avec mon père, mon conjoint, un enfant, ce collègue, ce voisin.
Cette communication que je juge compliquée me fait ruminer, angoisser parfois. Elle m’attriste ou me met en colère.
J’ai tendance à croire que la difficulté vient de l’autre, que ce serait à lui de changer. La Méthode ESPERE® créée par Jacques Salomé parle de règles d’hygiène relationnelle. Car il s’agit de dépolluer mes relations.

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La relation est un canal
Dans toute relation, nous sommes 3 = toi + moi+ la relation.
La relation est un canal où circulent des messages de toutes sortes= des mots, des gestes, postures, mimiques, regards… Chacun de nous est responsable d’un bout de la relation : le sien. C’est-à-dire que je suis responsable de :
- ce que je dis
- ce que je fais
- ce que je pense
- ce que je ressens = oui, c’est bien moi qui éprouve.
À mon bout de la relation, j’ai du pouvoir : celui d’envoyer des mots, des gestes, des regards… qui ne polluent pas ce canal.
Mettre de la conscience, premier pas indispensable
Pour être en capacité de changer, j’ai besoin de comprendre ce qui pollue mes relations. La Méthode ESPERE® parle du système SAPPE (Sourd, Aveugle, Pervers, Pernicieux, Énergivore). C’est un « système » car je le pratique en mode automatique, donc sans conscience. J’ai grandi avec ce système que je reproduis en toute inconscience et innocence. Avec souvent les meilleures intentions du monde ! Alors laissons de côté la culpabilité, elle m’empêche d’avancer.

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Résolution 1 : la première relation à améliorer, celle de moi à moi
Comment je me parle, comment je me considère ? Si je fais tomber un objet, je rate mon bus, j’oublie un RV : je me traite d’idiot ? Je m’en veux ? Je suis en colère contre moi ? Ces mots qui me viennent m’éclairent sur ma manière de m’estimer.
Quand je me surprends à me maltraiter ainsi : je m’arrête. Je m’interroge. Quel discours je reproduis ? Celui d’un parent, d’un professeur ? Qu’est-ce que je voudrais entendre à la place qui me ferait du bien ?
Résolution 2 : je parle de moi à l’autre
Comment je parle à l’autre, qu’il soit mon fils, mon partenaire, ma mère ou mon voisin ? » Tu es sûr? Tu es en retard. Tu ne m’écoutes jamais« .
Dès que j’entends « tu », j’entends un reproche ou une attente pas ouvertement formulée. Jacques Salomé parle « du tu qui tue » la relation. Qu’est-ce que je ressens, quelle émotion se réveille chez moi dans cette situation ? Je suis à mon bout de la relation en disant « je » et non pas à l’autre bout avec le « tu ».

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Résolution 3 : chasser mes « il faut »
Combien de fois je commence mes phrases ou mes pensées par des généralités, des « il faut », « je dois », « on dit pas ça »… Je réalise que je m’impose des règles : d’où viennent-elles ? Suis-je toujours en accord avec elles ? Je suis imprégné.e d’une culture et d’une éducation qui m’ont forgé.e. Je considère qu’il y a une « bonne » manière de faire, parler, agir et que ce qui déroge à ces règles est inacceptable, impoli, incorrect… Si je prends le temps de me demander si j’ai envie de dire ou faire ceci, qu’est ce que ça change ?
- Soit je me respecte dans mon envie, je me dis « oui » et je ne plie pas devant cette règle.
- Soit j’estime que la règle prime et je décide de dire ou faire ça, en conscience. Je ne subis pas, c’est ma décision.
Résolution 4 : chasser les « il faut » que j’impose à l’autre
Quand j’ai réalisé que je fais miennes ces règles, il est bon de voir si je veux les imposer à l’autre. À quel point ces « il faut », « tu dois » structurent mes relations ? Je transmets à mes enfants par exemple des règles que j’ai du mal à expliquer autrement que : « c’est comme ça ». Si je prends la responsabilité de ce que je dis, qu’est ce que ça change ? Pour moi, pour l’autre, dans la relation ?
Résolution 5 : différencier demande et exigence
Quand je fais une demande, à quel point j’attends de l’autre qu’il me satisfasse ? Si je n’attends qu’un « oui » alors, je ne demande pas, j’exige. Je vais minauder, faire du chantage affectif peut-être, user de stratagèmes pour faire céder l’autre. Une vraie demande suppose que je laisse à l’autre la liberté de sa réponse. J’en suis frustré, déçu, énervé… ? C’est chez moi que ça se passe, ça se règle de « moi à moi ». Ce qui me ramène à la résolution 1 !

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Vous voyez, communiquer, c’est comme faire du sport. Ça demande de l’entraînement et de forcer sur les muscles ! Plus je pratique, plus j’atteins des niveaux supérieurs. Je prends une résolution après l’autre. Je mets de la conscience, j’avance pas à pas. Je change et ça change mes relations. Alors, prêt.e pour une année de changements ?
par Laurence Jacquet, praticienne en communication relationnelle et coach du réseau Médoucine.
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