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Faut il toujours se plaindre pour être entendu(e) ?

6 décembre 2023

Que l’on soit Ours au cœur tendre, se fermer comme une Huitre, ou cœur d’Artichaut, la communication est un art que chacun ne manie pas de la même manière : n’êtes-vous jamais tombé(e) vous-même dans des travers relationnels, et ce, malgré vous ? Ça veut dire quoi « ventiler ses émotions », quand l’enjeu est de taille, qu’il soit financier, familial, amoureux ou autre ? Sans pour autant rivaliser avec mon homonyme Karine (Le Marchand), à l’aise aussi bien dans un pré que sur un plateau télé, voici l’occasion de vous partager quelques idées.

Le triangle de Karpman

Assurément incontournable, il est difficile d’en réchapper. Ce jeu manipulatoire conscient ou inconscient, appris très tôt à l’école et en famille quand un rapport de force s’installe, est fascinant de vérité. Il repose sur ce qu’Éric Berne, fondateur en 1958 de l’analyse ­transactionnelle, outil thérapeutique, appelait « les 4 mythes » :

  • « J’ai le pouvoir de rendre les autres heureux » (sauveur en recherche d’une victime)
  • « Les autres ont le pouvoir de me rendre heureux » (victime en recherche d’un sauveur)
  • « J’ai le pouvoir de rendre les autres malheureux » (persécuteur en recherche d’une victime)
  • « Les autres ont le pouvoir de me rendre malheureux » (victime en recherche d’un persécuteur)

Chacun de nous a un rôle préférentiel qu’il endosse naturellement (sauveur, victime, bourreau) tout en ayant tendance à en changer au cours d’une situation. Cette instabilité génère une tension qui explique le sentiment désagréable ressenti lorsque cette interaction régit nos relations. Il est important d’en prendre conscience et comprendre l’intérêt d’en sortir, pour que chacun reprenne sa place d’adulte responsable.

Faut il toujours se plaindre pour être entendu(e) ?

Pexels

 

Le bonheur est dans le pré

Le bonheur se cultive au quotidien, les avis sont unanimes. Mais, plus facile à dire qu’à faire. De la pression, certes il en faut, mais dieu sait à quel point il est difficile de la contrôler :

  • Démarrer la journée suffisamment tôt, déposer les enfants à l’école dans les temps,
  • Échapper aux embouteillages,
  • Supporter des douleurs (parfois chroniques),
  • Sans parler des fêtes de fin d’année qui se profilent, avec la charge mentale qui va avec.

Alors, comment ne pas se laisser submerger tout en restant bien connecté(e) à la réalité ? Que recherche-t-on dans le lien à l’autre et comment l’exprime-t-on ? Il est parfois difficile de se faire entendre sans se plaindre, c’est une réalité. En même temps, exprimer ses difficultés lorsque l’on se retrouve en porte-à-faux dans le monde qui nous entoure est nécessaire et s’apprend : trouver un juste équilibre entre soi et les autres, savoir être rigide ou souple quand il le faut.

À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes vraiment sentie entendue ?

Faut il toujours se plaindre pour être entendu(e) ?

Pexels

En conclusion, il tient à chacun de redevenir acteur de son bien-être dans ses relations de rapport de force, identifier les jeux de rôles pour les éviter, solliciter des professionnels de confiance le temps de sortir de pensées limitantes. La confiance en soi se développe, s’entretient et se nourri chaque jour, afin d’être reconnu(e) à sa juste valeur. La pensée est créatrice et source de motivation (notion développée dans l’article Vacances en famille : comment partir léger ?) : Libérons-la pour un meilleur avenir.

Tissons des liens positifs et durables.

 

par Karine Guichard, kinésiologue du réseau Médoucine.

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