Quand on traverse un événement qui dépasse tout ce qu’on pensait pouvoir gérer, il peut rester comme une onde de choc qui continue de résonner longtemps après. Le stress post-traumatique, c’est justement ce que certaines personnes vivent : des souvenirs qui reviennent, un corps qui reste en alerte, des émotions qui débordent sans prévenir. Ce n’est pas un signe de faiblesse, ni quelque chose que l’on “devrait réussir à surmonter seul·e”. Comprendre ce qui se passe, reconnaître les signes et savoir vers qui se tourner peut vraiment aider à retrouver un peu de sécurité intérieure et à commencer un chemin de reconstruction.
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Le stress post-traumatique (SPT) est un état qui peut apparaître après avoir vécu ou été témoin d’un événement extrêmement choquant, menaçant ou violent. L’horreur et l’impuissance ressenties au moment du traumatisme peuvent provoquer une réaction de peur intense qui bouleverse durablement la personne. Selon les données disponibles, près de 9 % des personnes confrontées à un événement traumatisant développeraient un SPT, avec une prévalence d’environ 5 % chez les hommes et 10 à 12 % chez les femmes.
D’après le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), le stress post-traumatique se caractérise par trois grands groupes de symptômes :
Lorsque les symptômes durent moins de trois mois, on parle de SPT aigu, au-delà de trois mois, il devient chronique. Dans près de la moitié des cas, le syndrome peut persister plus d’un an.
Le SPT peut également s’accompagner de manifestations psychosomatiques telles que des troubles digestifs, des réactions cutanées ou des douleurs cardiovasculaires, ainsi que d’un risque accru de troubles anxieux, de symptômes dépressifs ou d’usage de substances. Il nécessite impérativement un accompagnement médical spécialisé.
Les manifestations du SPT varient selon les personnes, la nature du traumatisme et son intensité. Elles apparaissent souvent de manière progressive et peuvent sembler déconcertantes lorsqu’on ne fait pas encore le lien avec le traumatisme vécu. Certaines concernent directement les émotions, d’autres se traduisent par des sensations physiques ou des réactions comportementales. Les signes les plus fréquents sont :
Ces symptômes peuvent interférer avec la vie quotidienne, les relations sociales et la capacité à travailler ou à se concentrer.
Le SPT survient à la suite d’un événement traumatisant, mais la manière dont il s’installe dépend de nombreux facteurs propres à chaque personne : l’intensité du choc, la manière dont il a été vécu, les ressources disponibles au moment des faits et l’entourage présent après l’événement. Ce traumatisme peut être lié à :
Plusieurs facteurs influencent le développement du SPT : l’intensité du choc, le vécu personnel, les ressources émotionnelles, l’environnement social ou encore un antécédent de traumatisme.
Lorsqu’il n’est pas pris en compte, le stress post-traumatique peut perturber progressivement plusieurs aspects de la vie quotidienne. Les conséquences ne sont pas uniquement émotionnelles : elles peuvent toucher la santé, les relations sociales et l’équilibre général. Sans accompagnement, le stress post-traumatique peut :
Une prise en charge précoce est essentielle pour limiter ces impacts et soutenir la reconstruction.
Face au SPT, il est essentiel de mettre en place des actions permettant de retrouver un sentiment de sécurité et de soutien. La première étape consiste souvent à reconnaître que quelque chose ne va pas et à accepter de demander de l’aide. Parmi les mesures utiles :
Chaque parcours est unique, et la prise en charge doit être personnalisée et encadrée par un professionnel de santé.
Les pratiques complémentaires ne traitent pas directement le traumatisme, mais elles peuvent contribuer à apaiser le corps et le mental lorsque ceux-ci restent en état d’alerte. Elles offrent un espace de respiration et de soutien, idéal en complément d’un suivi médical spécialisé. Elles peuvent aider à :
Elles n’ont jamais vocation à traiter le SPT, mais elles peuvent accompagner la personne dans son cheminement vers un mieux-être.
Le praticien ne soigne pas le SPT et ne pose aucun diagnostic. En revanche, il peut :
Son intervention se fait toujours en complément d’un accompagnement psychologique ou médical.
Il est indispensable de consulter lorsque :
Un professionnel de santé mentale pourra proposer un suivi adapté et sécurisant.
Non, il peut persister longtemps sans accompagnement. Une prise en charge spécialisée est essentielle pour favoriser l’apaisement.
Oui, certains symptômes peuvent apparaître plusieurs semaines ou mois après l’événement.
Oui, son intensité peut fluctuer : certains symptômes peuvent diminuer progressivement, tandis que d’autres peuvent réapparaître lors de situations rappelant le traumatisme. Un accompagnement professionnel permet de mieux comprendre ces variations et de soutenir la récupération.
Oui, certains symptômes comme l’évitement ou la fatigue émotionnelle peuvent passer inaperçus au début.
Le stress post-traumatique survient après un événement bouleversant et se manifeste par des symptômes de reviviscence, d’évitement et d’hypervigilance. Il peut durer plusieurs mois voire davantage sans accompagnement.
Un suivi médical spécialisé est indispensable pour favoriser la reconstruction. Les pratiques complémentaires peuvent soutenir l’apaisement émotionnel et corporel, toujours en complément d’un encadrement professionnel.
MSD Manuals - Trouble de stress post-traumatique (TSPT)
VIDAL - Etat de stress post traumatique (ESPT)
Service de santé des Armées - Dossier ESPT - Tout savoir sur l'ESPT
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Comment s'épanouir malgré ses traumatismes grâce à l'EMDR