Qu’est-ce que l’ostéopathie ?

Les définitions de l’ostéopathie

Il existe différentes définition de la pratique d’ostéopathie. Ces définitions dépendent des organismes et de la législation. 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « l’ostéopathie (également dénommée médecine ostéopathique) repose sur l’utilisation du contact manuel pour le diagnostic et le traitement. Elle prend en compte les relations entre le corps, l’esprit, la raison, la santé et la maladie. Elle place l’accent sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps et la tendance intrinsèque de l’organisme à s’auto-guérir. » 

Selon la réglementation française reconnaissant l’ostéopathie, il s’agit d’une approche systémique qui permet d’agir sur des troubles fonctionnels et leurs symptômes. Après un bilan ostéopathique, l’ostéopathe effectue des mobilisations et des manipulations pour prendre en charge les dysfonctionnements constatés. 

Définition : qu'est-ce que l'ostéopathie ?

Origine et histoire de l’ostéopathie

L’ostéopathie est une pratique manuelle qui a été fondée et développée au XIXème siècle par Andrew Taylor Still. Ce dernier pratiqua la médecine et la chirurgie pendant la guerre de Sécession (1861-1865), ce qui lui permit d’acquérir des connaissances importantes de l’anatomie humaine. 

Grâce à ces connaissances, il établit les principes de l’ostéopathie en 1874. Face aux succès de la discipline, il créa l’American School of Ostéopathy, première école d’ostéopathie, à Kirskville, en 1892.

Ce sont les premiers élèves de l’école qui vont développer l’ostéopathie en Europe. Ainsi, en 1917, John Martin Littlejohn fonde la British School of Osteopathy à Londres.  En France, la pratique apparaît dans les années 1950 avec la création de la Société Française d’Ostéopathie par le Dr Lavezzarri. La première école est ouverte à Paris, en 1950, par Paul Gény, un élève de la British School of Osteopathy. En 1953, le Syndicat de Médecine Manuelle Ostéopathie de France (SMMOF) est fondé pour lutter contre l’exercice de l’ostéopathie par des personnes non titulaires d’un diplôme de médecine. 

L’évolution du développement de la pratique a amené une nouvelle législation : seul les médecins peuvent exercer les pratiques de l’ostéopathie. Cette décision a changé en mars 2002, lorsque la France a légalisé l’exercice de l’ostéopathie.  

Les principes et fondements ostéopathiques

L’ostéopathie est une pratique qui se fonde sur la connaissance anatomique, physiologique, métabolique et biologique du système corporel. Selon elle, le corps possède la capacité de s’auto-réguler et de s’auto-guérir en cas de dysfonctionnements de nature mécanique. Les techniques manuelles de la pratique permettent de stimuler, rétablir le bon fonctionnement des structures du corps pour lesquelles ont été constaté un manque de mobilité. 

Mais le concept d’ostéopathie reposent également sur d’autres principes tels que : 

  • la mobilité : le bon fonctionnement du système neuro-musculo-squelettique repose sur le mouvement. 
  • l’unité du corps humain : le corps humain consiste un ensemble dont les structures (os, articulations, muscles, fascias, nerfs et vaisseaux) sont en relation. Lorsqu’une de ces structures est perturbée dans son fonctionnement, cela entraîne des perturbations sur l’ensemble des autres parties. 
  • la structure qui gouverne la fonction : ce principe postule qu’un organisme ne peut pas fonctionner correctement si ses structures ont perdu leur mobilité. 
  • la règle de l’artère est souveraine : en cas de circulation sanguine entravée, l’organe concerné est affaibli et perturbé dans son fonctionnement. La circulation normale du sang permet à l’organisme de garder son équilibre. 

Les études et formations diplômantes

Avant d’intégrer l’école d’ostéopathie, les futurs étudiants rejoignent une classe préparatoire qui leur permet de préparer leur concours d’entrée aux écoles d’ostéopathies. Cette classe préparatoire d’une année a pour objectif d’aider les candidats à acquérir les méthodes de travail et les connaissances relatives aux épreuves du concours. L’admission en classe préparatoire aux concours d’ostéopathie est accessible à tous les bacheliers. 

Lors du concours, les candidats passent deux épreuves : écrites (Physique, Chimie et Biologie) et orales (tests psychotechniques et entretien individuel). Mais, certaines écoles proposent également des épreuves de culture générale ou d’anatomie. 

Après avoir intégré l’école d’ostéopathie, les étudiants doivent poursuivre une formation de 5 ans au sein d’un établissement agréé par le Ministère de la Santé. Cette formation, qui prépare au DO (diplôme d’ostéopathe), est constituée de différents enseignements comme : les sciences fondamentales, les sciences humaines, les sciences sociales, la gestion et le droit, les fondements et modèles de l’ostéopathie ainsi que les méthodes et outils de travail. Certaines écoles proposent également des enseignements portant sur la déontologie, la physiothérapie, la kinésithérapie ou la biomécanique. 

La formation de 4860 heures comprend également 1500 heures de formation pratique clinique. A l’issue de celle-ci, l’établissement de formation délivre le titre d’ostéopathe homologué au niveau I, inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). 

Pour les médecins, kinésithérapeutes, pédicures-podologues, infirmiers et sages femmes, il existe des dispenses de formation. Dans le cas des étudiants en médecine, les établissements dispensent une formation d’une durée de 800 h qui peut s’effectuer sur 2 ou 3 ans. Cette formation permet d’obtenir un Diplôme Universitaire (DU) ou un Diplôme Inter-Universitaire (DIU) de Médecine Manuelle - Ostéopathie. Le volume d’heures de formation obligatoire s’élève à 2300 heures pour les infirmiers et pédicures-podologues et à 1900 heures pour les sages-femmes et masseurs-kinésithérapeutes. 

Les réglementations en France

Le Ministère de la Santé a démarré une commission qui a abouti, en mars 2002, à la légalisation de l’ostéopathie comme profession de santé. 

Les décrets qui encadrent l’application de la profession sont parus en mars 2007 et définissent les actes autorisés et les actes qui nécessitent un encadrement médical préalable. Ils présentent aussi le format pédagogique requis pour l’obtention du Diplôme d’ostéopathe (DO). Ainsi, le Ministère de la Santé a accrédité 14 établissements d’enseignement supérieur en Ostéopathie. 

En septembre et décembre 2014, des décret et arrêtés relatifs à l’agrément des établissements de formations en ostéopathie ont complété la réglementation sur la formation pédagogique. Suite à un avis de la Commission Consultative Nationale de l’Accréditation (CCNA), 23 écoles sont accréditées par le Ministère de la santé. 

Pour l’organisation mondiale de la Santé, l’ostéopathie est une pratique préventive et conservatrice de la Santé. 

Découvrez l'ostéopathie avec Henri Dispan de Floran, ostéopathe

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