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Soulager l'arthrite et l'arthrose avec la phytothérapie

La principale différence qui existe entre l'arthrite et l'arthrose concerne la nature de la douleur.
L'arthrite est une inflammation des articulations. À ce titre, elle peut entraîner des douleurs même au repos. Elle est de type inflammatoire, concerne la membrane synoviale, et peut également atteindre d'autres organes. C'est une douleur même au repos qui peut diminuer à l’activité.

L’arthrite étant une maladie à « cristaux » on choisira spécifiquement certains
émonctoires pour évacuer ceux-ci.
• Les reins : augmenter la ration hydrique, plantes à action diurétique (piloselle,
orthosiphon, chiendent, aubier de tilleul, ortie, reine des près...)
• La peau : activer les glandes sudoripares : bain chaud, sauna...
• Les poumons : exercices physiques en plein air, respiration complète, ...

L'arthrose, à l'inverse, est susceptible d'entraîner des douleurs au mouvement. Il s'agit donc d'une maladie davantage d'ordre mécanique. Elle est due à une altération du cartilage qui va peu à peu s'user et disparaître en laissant
les os les uns au contact des autres sans protection ni zone tampon.
L’arthrose est une maladie inflammatoire et oxydative qui atteint l’équilibre de la fabrication du cartilage. On parle d’arthrose cervicale, arthrose dorsale, arthrose lombaire, arthrose de la hanche, arthrose du genou épaules, mains, pieds...

L’arthrose vient après l’arthrite : une réduction de mobilité de l’articulation s’installe, due à la destruction du cartilage et la modification de l’os. Le terrain est également encrassé par des molécules ayant passé la barrière intestinale du grêle et irritant l’organisme.

Les symptômes peuvent apparaître à partir de 40 ans et souvent après 65 ans. Il est donc utile de comprendre ce qui peut intensifier les processus inflammatoires et
destructeurs du cartilage, afin de freiner la dégradation et d’arriver à un plus grand âge sans infirmité, car il existe certains facteurs modifiables sur lesquels on peut agir :

• Le surpoids et obésité : le surpoids, la bête noire des articulations ! Il est évident qu’une surcharge pondérale va créer avec l’âge un stress mécanique plus
intense sur ces articulations.
Le critère important à prendre en compte, c’est le tour de taille. Chez l’homme il doit être inférieur à 94 cm, et à 80 cm chez la femme. Si vos chiffres sont supérieurs, alors non seulement vous exercez une pression inutilement élevée sur les articulations des membres inférieurs, mais en plus, vous baignez probablement dans un environnement pro-inflammatoire.

• L'hygiène de vie ; acidose, stress, ...

• Une mauvaise circulation sanguine

• Des traumatismes répétitifs par le sport par exemple.

Les footballeurs sont d’ailleurs les meilleurs candidats à l’arthrose !
Des chercheurs suédois de l’Université de Lund ont démontré que les anciens athlètes
présentent un risque d’arthrose nettement supérieur à celui des sportifs amateurs, passé un certain âge. Ils ont suivi 709 anciens sportifs professionnels âgés de 50 à 93 ans et le risque d’arthrose du genou ou de la hanche s’est avéré supérieur de 85 % parmi les sportifs de haut niveau : « Ces derniers sollicitent à l’excès leurs articulations, et cela de manière répétitive », ont indiqué les auteurs. Les athlètes les plus exposés au risque d’arthrose étaient les footballeurs, les
handballeurs et les hockeyeurs.

Une alimentation choisie peut alors atténuer l’évolution de cette maladie douloureuse.

Une alimentation qui respecte les grandes lois de la nutrition santé est une alimentation non acidifiante. Un régime acido-basique n’est cependant pas évident, beaucoup d’erreur peuvent être faites au niveau alimentaire (suppression des protéines animales, trop de céréales raffinées ou de légumineuses). Si des bases comme les fruits et légumes ne sont pas amenées par l'alimentation, notre organisme les puise dans tous nos organes. Il commence par utiliser les organes les moins vitaux comme les ongles, les cheveux, les dents pour continuer par les articulations, les os, ce qui conduit à une déminéralisation progressive.

Des changements à mettre en place :

• Une réduction des graisses saturées (beurre, fromage, charcuteries, produits
contenant de l’huile de palme, etc.) et trans (margarines, produits industriels...) au profit des graisses mono-insaturées (huile d’olive, avocat, amandes...) et oméga-3 (huile de colza, végétaux, petits poissons gras : sardine, maquereau, hareng...), du gingembre et du curcuma anti-inflammatoires.

• L’évitement des perturbateurs endocriniens (emballages plastiques pour les
produits gras, aliments et cosmétiques non bio...)

• Une réduction de la consommation des sucres rapides au profit des glucides lents : légumineuses mais aussi céréales complète et semi-complètes, patates douces, courges, châtaignes...)

• Une réduction de la consommation des viandes, pro-inflammatoires au profit des
végétaux, anti-inflammatoires

• L’évitement des fritures et autres aliments agressés par la chaleur, des aliments industriels,

• Evitez gluten et lactose qui favorisent la perméabilité de l’intestin grêle et développe alors les surcharges encrassantes et inflammatoires.

• Réduire la glycation, l’accrochage d’un glucose qui paralyse les protéines et les rend plus oxydables, pour cela :
- Choisir des modes de cuisson à basse température
- Couper le roussi des viandes et des poissons
- Choisir le pain sans croute foncée ou la couper
- Ne pas consommer de viennoiseries et de tartes ou pizzas à fond sombre

Se relaxer et bouger !

Les activités physiques sans chocs répétés, sans vibrations excessives, produisent des différences de pression dans l’ensemble de l’articulation et favorisent la circulation : un excellent moyen de stimuler la nutrition du cartilage ! Les exercices d’endurance comme la natation et le vélo améliorent la condition
cardiovasculaire et la forme physique globale, augmentent le bien-être et aident au
contrôle du poids. Une activité physique régulière, modérée et adaptée stimule l'élimination pulmonaire ainsi que les autres émonctoires.
• La marche en forêt permet notamment une meilleure oxygénation, du yoga, du tai chi, qi gong afin de diminuer les raideurs en douceur.

• Des outils de gestion du stress et des émotions afin d’éviter de faire les pulsions alimentaires, Sophrologie, relaxation, méditation de pleine conscience ...

• Une optimisation du sommeil : le corps de désacidifie pendant la nuit ! un meilleur sommeil permet de mieux réparer notre corps et permet aux émonctoires à préparer le nettoyage du corps, par l'urine du matin , les selles ..

Arrêter de fumer : Le tabac, facteur très important d’acidose.

La phytothérapie :

L’harpagophytum ou « griffe du diable »

Il s'agit d'une plante aux propriétés anti-inflammatoires puissantes puisqu’elle réduit le niveau des cytokines (substances pro-inflammatoires dont les principales cytokines impliquées dans l’arthrose sont l’interleukine-1 et le TNF-alpha).
Elle diminue aussi la douleur. De plus, elle inhibe les enzymes qui « digèrent » le cartilage. C’est donc une arme tout à fait centrale dans la stratégie anti-arthrose pour améliorer la mobilité et soulager la douleur. Il faut prendre la plante deux mois au moins pour voir des bénéfices apparaître.

Les feuilles d’ortie

Elles renferment des composés anti-inflammatoires qui inhibent aussi les interleukines. L’ortie permet souvent de réduire les doses de médicaments. Une étude française très récente a mis en évidence les bénéfices d’un extrait d’ortie, associé à des huiles de poisson et de la vitamine E sur les symptômes de l’arthrose du genou et sur le besoin en médicaments anti-inflammatoires. L’ortie peut être intéressante pour diminuer les doses de médicaments classiques dans la mesure où vous le désirez.

Le curcuma

La nouvelle vedette des polyphénols dans l’arthrose est, sans conteste, le curcuma, qui agit sur toutes les voies connues de l’inflammation ! Les effets anti inflammatoires du curcuma sur les chondrocytes, cellules qui forment le cartilage des articulations ont été démontrés dans de nombreuses études expérimentales. cela vient de son actif naturel à l’origine de cette activité anti-
inflammatoire ; la « curcumine ».

Cet actif curcumine va jouer un rôle protecteur des chondrocytes contre cette
inflammation afin de renouveler les cartilages normalement. Au fil des jours, les
articulations retrouvent de la mobilité et les douleurs diminuent. Là encore, rapprochez-vous de votre naturopathe pour être conseiller d’une curcumine
suffisamment biodisponible.

La reine des près

Antalgique, diurétique, anti-oedemateue, elle renferme de la salicine, la molécule à l’origine de l’acide acéttylsalicytique (Aspirine). Elle possède des vertus analgésiques, anti-inflammatoires et anti-douleur.

La valériane

Pour une action sédative, anxiolitique, myorelaxante dans le cadre de la normalisation du sommeil.

Contre la destruction du cartilage :

Le Cassis augmente le tissu cartilagineux, la prêle participe à la synthèse de collagène de part sa silice, la partie aérienne de l’ortie est quant à elle, anti-arthrosique , diurétique, anti-inflammatoire et minéralo-modulatrice. La prêle et l’ortie protègeront les chondrocytes, cellules du cartilage.

L’extrait de bambou contient également de la silice, un constituant des tissus
conjonctifs. La silice participe à la solidité des os, à la résistance des tissus conjonctifs et au confort articulaire en soutenant la flexibilité et la mobilité.

La Saule, diurétique, anti-inflammatoire, analgésique et chondroprotecteur : apporte des nutriments aux cartilages et améliore le liquide synovial articulaire.

Voici donc quelques pistes pour soigner votre arthrose au naturel.

Consulter un naturopathe vous aiguillera vers des solutions naturelles de santé adaptées à votre cas, selon vos antécédents avec un rééquilibrage alimentaire « anti-arthrose » sur mesure selon vos goûts et votre mode de vie.
Un programme qui va à la fois de réduire l’acidité de vos humeurs ainsi que le stress oxydatif en améliorant les apports en antioxydants et polyphénols, capables de combattre les dégâts oxydatifs par exemple, voir ici pour faire le plein d’anti-oxydants naturels.

Votre naturopathe choisira également en fonction de votre cas d’autres techniques
adaptées comme l’oligothérapie, l’aromathérapie, la nutrithérapie, des outils
biochimiques comme d’autres chondroprotecteurs nécessaires pour apporter des
constituants du cartilage et limiter l’érosion...
Vous l’aurez compris, devenir acteur de votre santé avec l’aide de votre naturopathe sera toujours bénéfique. Encore faut-il accepter de changer son alimentation car certaine personne ne croit toujours pas que la qualité de leur nourriture peut avoir une incidence sur leur bien être et leur santé.

Par Myriam Zlotnik thérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine.